Dans la dynamique du renforcement de ses actions liées à sa RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), la société Endeavour Mining Riverstone Karma SA, installée à Namissiguima, province du Yatenga, région du Nord, a entrepris, depuis juillet 2017, d’accompagner des associations de femmes et de personnes vivant avec un handicap par des projets socio-économiques. Le jeudi, 9 novembre 2017, le directeur des relations communautaires de la société a, comme à ses habitudes, rendu une visite d’encouragement aux bénéficiaires et toucher du doigt le déroulement de cette initiative qui se veut un départ.

C’est donc une visite sur les actions de la société, mises en place dans le cadre de sa RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) en faveur des populations vulnérables des communes impactées par la mine, à savoir, Oula, Namissiguima (la plus impactée) et la commune urbaine de Ouahigouya. La visite a concerné des groupements de femmes dans la commune de Namissiguima (commune d’implantation de la mine) et une association de personnes vivant avec un handicap dans la commune de Ouahigouya.

A Namissiguima, première destination du périple conduit par le directeur des relations communautaires de Riverstone Karma SA, Jean-Paul Vancolbert, six groupements féminins exerçant dans la production arachidière qui ont été encouragés avec, en sus, de belles perspectives. Là, ce sont des femmes motivées et ravies que l’équipe de la mine a trouvées sur leur surface d’exploitation, en pleine récolte. C’est un projet de départ, dira-t-on car, selon les initiateurs, c’est la toute première expérience et la mine n’entend pas s’arrêter à cette étape. Ces organisations de femmes ont été identifiées avec l’aide du chef de la zone d’appui technique à l’agriculture de la commune, Achille Nana, qui a également assuré le suivi technique. Ces associations ont reçu de la mine des semences (80 kilogrammes par groupement), des intrants (engrais, 100 kilogrammes par groupement) et une assistance technique. Chaque groupement exploite un hectare.

Pour la porte-parole des groupements, Kadisso Ganamé, malgré des aléas relatifs à la pluviométrie, c’est un bon départ et une grande satisfaction déjà pour les centaines de femmes concernées par cette première année de projet.
« Ce qui est surtout important, ce sont les projets à venir, à savoir la formation pour transformation de l’arachide et l’acquisition de matériels pour ces femmes », a projeté le directeur des relations communautaires de Riverstone Karma SA, Jean-Paul Vancolbert.

A Nogo, à quelques encablures, l’équipe était aux côtés de 25 femmes bénéficiaires du même projet. Un accompagnement qui trouve sa source d’une histoire émouvante. En effet, ici, tout serait parti de cette dame, que nous nommons volontiers N.R, qui, un jour, s’est présentée à la mine pour demander du travail. Sous le poids des charges familiales avec ses cinq enfants, et face à un mari régulièrement absent... Une situation qui n’a pas laissé indifférent les responsables de la mine. De là, est née l’idée de faire en sorte qu’elle puisse se prendre elle-même en charge par une initiative pérenne.

« Ce qui m’avait à l’époque marqué, c’était la tristesse et le poids de la misère qu’elle vivait au quotidien sur elle. (…). Je me suis dit, qu’elle n’est certainement pas la seule à être dans la situation et pourquoi pas, ne pas octroyer à un certain nombre de femmes, des possibilités d’améliorer leur vie au quotidien. C’est sur les femmes que repose le maximum de responsabilité et elles méritent de ce fait beaucoup d’attention…. », a retracé le directeur des relations communautaires de Riverstone Karma SA. Avec l’appui du responsable du service de l’action sociale communal, Jean-Marie Rouamba, 24 autres femmes ont été identifiées pour être accompagnées, notamment à travers de la semence, de l’intrant et de l’assistance technique pour la production de l’arachide. Cinq mois après le démarrage du projet, et en cette étape de récolte, satisfaction et reconnaissance se lisent sur le visage des bénéficiaires. Et ce, malgré les caprices de dame nature qui a laissé de nombreuses poches de sécheresse dans cette partie du pays.

C’est pourquoi elles ont souhaité que, non seulement se poursuive l’initiative de la mine en leur faveur, mais qu’elle s’élargisse également vers des possibilités de transformation et des circuits de transformation. Des préoccupations qui, selon le directeur des relations communautaires, étaient déjà inscrites dans les perspectives de la société. Aussi, pour permettre aux femmes d’avoir une facilité de mobilité et sous leur demande, la mine a promis une bicyclette à chacune d’elles. « Promis, vous aurez les vélos », a affirmé Jean-Paul Vancolbert avant d’ajouter, « tant qu’on pourra, on n’hésitera pas à le faire ».

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