
Mines Burkina-IAMGOLD: Marie Diop est la…

Mines Burkina-IAMGOLD: Marie Diop est la nouvelle Directrice de la communication
Diplômée de commerce international de la très prestigieuse université de commerce et business, « The Nottingham Trent University » au Canada, Marie Diop est le nouveau visage à la tête du département communication de la société IAMGOLD.
Précédemment chargée dela diplomatie commerciale au British Embassy Dakar, elle a été depuis avril 2015 Directrice aux affaires corporatives de la société date à laquelle elle a intégré la société. La Société IAMGOLD est une société minière de rang intermédiaire canadienne possédant quatre mines d’or en exploitation situées sur trois continents et cotée à la Bourse de Toronto(New York).
Au Burkina Faso, la société exploite la Mine d’Or d’ESSAKANE l’une des plus grandes compagnies minières installée dans la Région du Sahel du pays. Marie Diop de par son expérience a joué un rôle actif dans la sous-région incluant le Burkina Faso dans le domaine de la communication et le renforcement de l’image d’IAMGOLG en Afrique de l’Ouest. Avec le concours de l’Action Des Journalistes sur les Mines (AJM), Mme Diop a été présenté le vendredi 8 septembre 2017 aux journalistes burkinabè.
Le Président de l’AJM Elie Kaboré, a rappelé au cours des échanges l’objectif premier de l’AJM qui est de donner l’information saine et transparente sur les questions minières afin de contribuer à promouvoir le secteur. Le président de l’AJM a félicité cette première démarche de Mme Diop, celle de rencontrer les médias burkinabè. Marie Diop quand à elle a souhaité la pérennisation de ces types de rencontres et surtout beaucoup plus de pro activité avec les hommes de médias afin d’aider à diffuser la bonne information. Elle rassure aussi d’assoir et d’entretenir une bonne base de collaboration avec les journalistes particulièrement l’AJM. En poste depuis le 1er août 2017, sa mission consiste à coordonner les actions de communication de la compagnie. Au second trimestre 2017, la mine affiche une belle performance de 112 006 once d’orproduite sur une production planifiée de 102 335 once.
Associat Post
Près de 200 millions de F CFA pour promouvoir le secteur minier

Le comité national d’organisation de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest(SAMAO) a animé un point de presse, le mercredi 6 septembre 2017 à Ouagadougou, pourinformer le public de la tenue de la IIe édition de l’événement.La deuxième édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) setiendra, du 28 au 30 septembre 2017 sous le thème : « Quelles stratégies pour une meilleureintégration du secteur minier aux économies des pays africains ? ». A cet effet, le comiténational d’organisation de l’événement a rencontré la presse, le mercredi 6 septembre, à Ouagadougou.
Le Secrétaire général (SG) du ministère des Mines et des Carrières, Mabourlaye Nombré, a indiqué que l’institution de la SAMAO est une volonté de l’Etat burkinabè qui vise à créer un espace permanent de promotion des potentialités géologiques et minières du Burkina Faso auprès des investisseurs nationaux et internationaux. Aussi a-t-il salué la réussite de la première édition qui a mobilisé plus de 1000 participants du 22 au 24 septembre 2016.A l’entendre, le thème arrêté pour cette année traduit une volonté d’opérer des transformations structurelles de l’économie nationale. « Nul doute que les recommandations issues de la IIe édition de la SAMAO vont déboucher conformément à la vision minière africaine sur des stratégies pour accroître la part des mines dans les économies africaines », a affirmé le SG. Par ailleurs, il a fait savoir que pour une meilleure notoriété de cette session, quelques innovations sont apportées. Ainsi, il a dévoilé que la SAMAO 2O17 se tiendra sous le patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il a, en outre, évoqué le renforcement de la communication sur le plan mondial à Rabat au Maroc, pays invité d’honneur.
M. Nombré a poursuivi en indiquant que, eu égard à la situation sécuritaire du pays des Hommes intègres, des dispositions sont prises pour l’occasion. Pour sa part, le Secrétaire permanent (SP) de la SAMAO, Brahima Sorgho, a assuré un bon avancement dans les préparatifs. Des activités au programme, il a cité l’organisation de stands d’expositions et la tenue de conférences et de débats pour les deux premières journées. A ses dires, le dernier jour sera consacré aux visites de sites miniers et touristiques.
Selon M.Sorgho, Bissa gold et Loangho sont retenus à cet effet.« Nous ne sommes pas totalement prêts parce qu’il y a d’autres activités qui restent à programmer », a-t-il toutefois indiqué. Interrogé sur les fonds globaux mobilisés pour l’organisation de la IIe édition de la SAMAO, le SP a estimé à 210 millions de F CFA le coût total de l’organisation de 2016 et à près de 200 millions de F CFA pour celle de cette année. L’initiative de la SAMAO est-elle vraiment opportune? Quel est l’impact du boom minier sur le quotidien des populations ?
A ces préoccupations, le comité d’organisation a été unanime :«l’événement constitue une occasion pour les pays africains d’échanger leurs compétences et leurs idées dans le domaine des mines ». Toute chose, selon le comité, qui leur permettra de concevoir des stratégies en vue de renforcer une bonne gouvernance du secteur minier en Afrique. «On ne développe pas un pays sur la base d’un seul secteur. La mission des mines est de fournir des ressources à l’Etat pour pouvoir booster les autres secteurs et cela demande dutemps et de la planification. Ce n’est donc qu’à long terme que l’on pourra voir un impact surla vie des populations», a soutenu Mabourlaye Nombré.
Associat Post
Education au Burkina : IAMGOLD Essakane a offert deux bourses d’études supérieures
La société minière IAMGOLD Essakane S.A s’est engagée à soutenir l’enseignement supérieur burkinabè. A travers une convention signée ce mercredi 9 août 2017 avec le ministère de l’enseignement supérieur, Essakane offre l’opportunité à deux bacheliers burkinabè (session 2017), les plus méritants des filières scientifiques, de poursuivre leurs études au Canada. D’un montant annuel de 11 millions de francs CFA par boursier, les deux bourses d’excellence reviennent au meilleur bachelier national et à celui de la région du Sahel.

Selon Tidiane Barry, directeur des affaires corporatives, représentant le Directeur général d’IAMGOLD Essakane, la bourse d’excellence prend en compte les frais d’inscription de l’étudiant, ses frais de formation, ses frais de subsistance dans le pays d’accueil, de même que l’assurance santé, les frais de transport aller-retour tous les trois ans en zone hors Afrique et aussi, les frais exigés par la structure ou le pays d’accueil. Et d’ajouter qu’il s’agit d’appuyer chaque étudiant jusqu’à l’obtention du diplôme de premier cycle, soit pendant une période de quatre ans, avec la possibilité d’un seul redoublement.
Cette action, de l’avis de Tidiane Barry, s’inscrit dans la volonté d’IAMGOLD Essakane de promouvoir la formation dans le domaine des mines. L’objectif étant de permettre aux bénéficiaires de contribuer au développement du Burkina et ce, par l’amélioration de l’employabilité
Pour le ministre de l’enseignement supérieur, Alkassoum Maïga, l’initiative d’Essakane est une première, pour une société qui a vocation de se faire de l’argent. « Ce geste a été apprécié au plus haut niveau de l’Etat » a-t-il dit, confiant que la société minière a promis de reconduire cette action, en encourageant les meilleurs bacheliers chaque année.

Et Alkassoum Maïga de souligner au sujet de la bourse d’excellence accordée au meilleur bachelier de la région du sahel : ‘’ Il ne s’agit pas du meilleur élève sahélien. Ça peut être un élève issu de la région du sud-ouest, mais qui a fait son bac au sahel. Et s’il se retrouve être le premier de la région du sahel, il sera le meilleur bachelier de la région du sahel » a-t-il conclu.
Lefaso.net
Journée dédiée aux fournisseurs miniers burkinabè

L’Alliance des fournisseurs Burkinabè de Biens de Services Miniers (ABSM) a organisé le jeudi 20 juillet 2017 à Ouagadougou, la première journée du fournisseur minier. L’objectif de cette initiative est de réfléchir sur les voies et moyens pour accroitre la part de marché des entreprises locales dans l’industrie minière.
Le secteur minier présente des opportunités pour les petites et moyennes entreprises. C’est pour promouvoir la participation à la création de richesse à travers le développement des entreprises locales que l’Alliance des fournisseurs Burkinabè de Biens de Services Miniers (ABSM) a organisé la première journée du fournisseur minier le jeudi 20 juillet 2017 à Ouagadougou. Cette journée qui a réuni plusieurs entreprises qui offrent ou qui désirent offrir des biens et des services au secteur minier, s’est tenue sous le thème, « Compétitivité des fournisseurs locaux. Quelles solutions pour accroitre la part de marché des entreprises locales dans l’industrie minière ». L’ABSM était Accompagnée de ses partenaires, tous engagés dans la promotion de la fourniture locale telle que la Chambre des Mines, l’Ambassade du Canada et le ministère des mines et des carrières, etc. La présente journée a permis de susciter la réflexion sur les solutions existantes et à mettre en œuvre pour rendre les fournisseurs locaux plus compétitifs. La première édition a été également l’occasion de la liste des entreprises qui souhaitent figurer dans la première édition du répertoire des fournisseurs miniers. La réalisation de ce répertoire initiée par l’ABSM dans le but de leur donné plus de visibilité auprès des entreprises minières sera financée par l’Ambassade du Canada à hauteur de 9 000 dollars a annoncé Ambassadeur du canada, Vincent le Pape.
Pour l’occasion, le ministre des mines et des carrières Oumarou Idani, a réitéré l’engagement son département dans l’adoption d’une politique nationale assortie d’une stratégie de développement et de promotion de la fourniture locale du secteur minier. Pour lui, cette activité correspond aux objectifs du gouvernement qui ambitionne d’accroître le niveau des achats locaux de 14% à 25% à l’horizon 2020.
Les opportunités pour le développement et la promotion de la fourniture locale
La présente journée a été aussi marquée par des communications sur les thématiques liées à la promotion de la fourniture locale. Ainsi, la CMB a présenté ses initiatives de promotion de la fourniture locale conformément à son plan stratégique et à son plan d’action de promotion de la fourniture locale. Il s’agit entre autres du renforcement de capacités des fournisseurs, de la réalisation et la contribution à la réalisation des différentes études, de la participation à des rencontres nationales et internationales sur la thématique. En perspectives, la CMB a annoncé le lancement d’une étude sur l’analyse des écarts entre les besoins des sociétés minières et les capacités des fournisseurs dont les résultats permettront à tous les acteurs de mieux orienter leurs engagements.
En outre, la direction générale des douanes a fait une communication sur les régimes douaniers. Selon le communicateur Adama Nana, les fournisseurs peuvent bénéficier de trois régimes à savoir le régime de droit commun, le régime particulier et le régime suspensif. Pour lui, c’est le régime suspensif qui peut surtout intéresser les fournisseurs locaux.
La direction générale des impôts quant à elle a présenté aux fournisseurs les régimes fiscaux applicables aux sociétés minières et aux sous-traitants miniers.
La Banque Of Africa (BOA), sponsor de la journée a communiqué sur les différentes possibilités d’accès aux financements aux fournisseurs. Selon madame Ouédraogo, la BOA intervient dans le secteur minier en deux phases. D’abord en amont, la BOA accompagne les sociétés minières par les ouvertures de comptes et aussi dans le financement direct. Et en aval elle accompagne les prestataires miniers. Un accompagnement qui se fait à travers le financement du besoin en fonds de roulement (financement de marché).
Pour le président de l’ABSM, cette journée a contribué à renforcer les liens entre les acteurs du secteur minier.
En rappel, l’ABSM est une association qui a été crée en 2012, regroupe plus d’une cinquantaine d’opérateurs économiques qui travaillent à satisfaire les besoins multiples en biens et services des sociétés minières.
Formation des jeunes cadres : Le DG d’ESSAKANE au tableau

Le Directeur général d’IAMGOLD Essakane SA Bruno Lemelin, en collaboration avec la Chambre des Mines du Burkina a dispensé son tout premier cours d’économie minérale le jeudi 13 juillet 2017 aux étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada N’Gourma (ENSI-F). Cette initiative est une contribution des mines au renforcement des ressources humaines destinées au secteur minier du Burkina Faso.
Il est 9h temps universel dans la ville de Fada. Il règne une ambiance particulière en cette matinée du 13 juillet 2017. Les étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada quittent le campus pour se retrouver dans la salle du conseil régional de Fada. La concentration se lisait sur les visages. La raison, c’est que le DG d’ESSAKANE veut donner des cours aux étudiants en Masters I. Les étudiants de première et deuxième années qui n’ont pas voulu se faire compter cette expérience unique étaient également présents.
Le secteur minier burkinabè est en pleine croissance et a besoin de personnels compétents et qualifiés. C’est dans ce sens que le directeur général d’IAMGOLD Essakane SA Bruno Lemelin, en collaboration avec la Chambre des Mines du Burkina s’est engagé à donner des cours en économie minérale aux étudiants en masters I de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada N’Gourma (ENSI-F). L’objectif de cette démarche est de contribuer au renforcement des ressources humaines destinées au secteur minier du Burkina Faso. Ainsi, son tout premier cours a commencé le jeudi 13 juillet 2017 à Fada.
La Chambre des Mines qui accompagne cette initiative était au rendez-vous et pour son secrétaire à la formation, Cyrille Kabré, cette action répond à l’objectif stratégique de la Chambre des Mines qui vise à ce que les professionnels du secteur minier contribuent à la formation des futurs cadres des mines. Selon lui, il s’agit d’une première expérience inaugurée par le DG d’Esssakane et qui sera suivie par d’autres professionnels du secteur toujours sous l’égide de la CMB.
Bruno Lemelin, directeur général d’IAMGOLD Essakane SA estime que c’est important que les professionnels des mines partagent leurs expériences avec les étudiants qui sont les futurs cadres du pays.
Le premier responsable de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada N’Gourma (ENSI-F), Martin Lompo, quant à lui, pense que l’intervention des professionnels est importante car ils viennent avec des exemples concrets. En sus de cela, le module dispensé c’est-à-dire l’économie minérale est un cours indispensable pour les étudiants en fin de formation.
L’insertion professionnelle de ses jeunes étudiants après leurs études
A l’issue de la formation, l’insertion professionnelle est un autre défi pour les jeunes. Selon Martin Lompo, premier responsable de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada N’Gourma (ENSI-F), l’Ecole noue des partenariats avec les entreprises pour aider les jeunes dans leur insertion professionnelle. Par ailleurs, il espère que ce cours va favoriser l’obtention de stages auprès des sociétés minières. Dans cette même dynamique, pour Bruno Lemelin, chacun doit jouer sa partition afin de favoriser l’essor et l’émancipation des jeunes. La CMB qui contribue à trouver des stages pour les jeunes, poursuivra ses efforts dans les prochaines années, à en croire M.Kabré.
Rappelons que le directeur général d’IAMGOLD ESSAKANE Bruno Lemelin est titulaire d’une maitrise en génie et d’un doctorat en génie-Economie minérale. L’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Fada N’gourma (ENSI-F) a été créée en avril 2010 pour former des ingénieurs en mine.
SOCIETE MINIERE RIVERSTONE KARMA SA L’AMBF /Section Nord, s’imprègne du fonctionnement de la mine.

Sous la demande de l’Association des municipalités du Burkina Faso (l’AMBF) /Section Nord, de la société minière Riverstone Karma S.A a reçu la visite de 31 maires qui composent l’AMBF /Section Nord, le jeudi 6 juillet 2017 sur le site minier de Namissiguima. La présentation de l’entreprise, une visite guidée sur le site d’exploitation et la remise d’intrants et de semences ont été les temps forts de cette visite.
Namissiguima, commune située à environ 25 km de Ouahigouya, abrite la société minière Riverstone Karma S.A dont l’exploitation du métal jaune (or) a démarré en 2016. Elle a reçu la visite de l’Association des municipalités du Burkina Faso(AMBF) /Section Nord, le jeudi 6 juillet 2017. L’objectif de cette visite est de s’imprégner de l’état de fonctionnement de la mine, mais surtout de lever toute équivoque quant aux préoccupations des populations.
Prenant la parole, John Sampson, Directeur général de la mine a exprimé sa joie pour cette visite. Ce qui témoigne, selon lui, que les maires attachent du prix à ce qui se fait sur le site. Selon lui, c’est un encouragement pour eux à aller de l’avant pour le bien être de tous.
Le chef de la délégation, Idrsisso Mandé, maire de la commune de Titao, par ailleurs président de l’AMBF /Section Nord, a, quant à lui traduit sa satisfaction pour l’accueil qui leur a été reservé.Il dit avoir effectué le déplacement, avec l’ensemble des maires de la région du Nord, pour toucher du doigt les réalités du terrain.
Cette visite, a-t-il poursuivi, fait partie des activités programmées de l’AMBF/Nord dont le but est de participer à l’encrage de la démocratie, mais aussi d’être l’interface entre la mine et les communautés au niveau local et régional. Des difficultés ne manquent pas dans l’exploitation d’un site minier, a-t-il relevé, mais il a souhaité bon vent à l’entreprise pour la bonne marche de ses activités et le bien-être des populations impactées. Avant de clore son propos, il a transmis une doléance qu’il a appelé « cadeau ».Une brève présentation de l’entreprise notamment ses objectifs, ses avancées, le mode et le niveau d’exploitation, ses perspectives et bien attendu ses réalisations en faveur des personnes et communes affectées par l’exploitation minière, a été projetée par jean Paul Vangolbert, Directeur des relations communautaires de la société Riverstone Karma S.A.
C’est après cette étape que les visiteurs du jour ont procédé à la visite guidée du site qui les a conduits sur la carrière de Goulagou 2 (première carrière d’exploitation) ; celle de Rambo en phase d’exploitation et enfin sur le site de relocalisation à Boulounga dont les travaux de construction ont connu un démarrage effectif. C’est la première expérience de lotissement pour la commune de Namissiguima. Et sur ce site, 222 logements sortiront de terre pour 750 personnes. Il faut noter que l’exploration a dévoilée la présence d’or exploitable à Kao, commune de Namissiguima. Son exploitation ne saurait tardée, d’où la relocalisation de la population de à Boulounga. Signalons que le partenariat entre l’Etat Burkinabè et la société minière lui donne une double attribution : l’exploration et l’exploitation. Cette visite a aussi permis aux maires de voir les différentes installations et le matériel de travail. Le processus et le procédé d’extraction de l’or ont été expliqués aux maires par les techniciens de la mine.
A l’issue de ces explications, le président de l’AMBF, Idrisso Mandé, est revenu à la charge en indiquant que « la préoccupation de la population, c’est surtout ce qu’elle va devenir après l’exploitation de la mine .Mais avec les premiers responsables, nous avons vu que cette préoccupation est prise en compte à travers les indemnisations, la relocalisation, les aides et bien d’autres investissements scolaires, sanitaires, etc. En d’autres termes, la mine intervient dans le social. Et c’est ce que nous souhaitons pour nos populations ».
Dans son mot de la fin, Jean Paul Vancolbert, Directeur des relations communautaires de la mine, a traduit le plaisir de la mine d’avoir répondu à la demande de visite sur le site par l’AMBF/Section Nord.
Cette visite marathon s’est achevée par la remise de 90 tonnes d’intrants et 18 tonnes de semences aux personnes affectées par le projet(PAP) sur le chemin de retour à Watinoma. Près de 277 PAP bénéficieront de cette largesse. Ce geste s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la mine aux personnes qui se sont vues dépossédées de leurs terres.
Le PAYS, N° 6364 du mardi 11 juillet 2017.
La Chambre des Mines et le ministère des mines et des carrières : des défis communs
Une délégation de la Chambre des Mines du Burkina conduite par son président Tidiane Barry a été reçue en audience le vendredi 30 juin 2017 par le ministre des mines et des carrières Idani Oumarou. L’objectif de cette visite était de présenter les nouveaux membres du conseil d’administration de la CMB au ministre et d’échanger sur les différentes préoccupations liées au secteur minier.

Depuis 2009, l’or est devenu le premier produit d’exportation, contribuant pour plus de 70% aux recettes d’exportation et 15% aux revenus fiscaux de l’Etat. Au regard de cette forte contribution, le renforcement des relations entre les partenaires s’avère indispensable. C’est dans cette optique qu’une délégation de la Chambre des Mines du Burkina conduite par son président Tidiane Barry est allée rendre visite au Ministre des mines et des carrières, Idani Oumaro. L’objectif de cette rencontre était de présenter les nouveaux membres du conseil d’administration de la CMB au ministre et de discuter des différentes préoccupations liées au secteur minier. Cette visite a eu lieu à Ouagadougou le vendredi 30 juin 2017 dans les locaux dudit ministère. Au cours des échanges, le président de la CMB a présenté le plan d’action 2017 de son organisation dont les principaux axes sont : la promotion de l’emploi et la formation, la fourniture locale des biens et services et la communication.
Pour ce qui est de l’emploi et la formation, la CMB veut contribuer à l’employabilité des jeunes à travers la mise en place d’une école des métiers de la mine avec ses partenaires. Pour la fourniture locale des biens et services, il s’agit de contribuer à la création des petites et moyennes entreprises qui favoriseraient des retombées économiques au bénéfice de la population et de l’Etat. Enfin une bonne communication permettrait de lever les préjugés sur le secteur miner.
La Chambre des Mines souhaiterait l’instauration d’un cadre de concertation régulier avec le ministère en charge des mines pour mieux discuter des préoccupations minières.
Pour le ministre des mines, les objectifs de la CMB correspondent à la vision de son département sur la fourniture locale, l‘employabilité et la communication. Quant au cadre de concertation, Idani Oumarou dit s’engager pour la création de ce cadre non seulement avec son ministère mais aussi avec d’autres ministères œuvrant dans le secteur minier.
Le ministre des mines a conclu les échanges en insistant sur le fait que la compétitivité du secteur minier ne doit pas être seulement appréciée d’un point de vue financier mais la stabilité sociale doit également être prise en compte. De ce point de vue, le Ministère s’engage à travailler pour une exploitation minière apaisée au Burkina Faso.
Communiqué de presse
Gouvernance dans le secteur minier : Le Burkina Faso se classe 20e sur 81pays
Ouagadougou, le 29 juin 2017 : En matière de gouvernance dans le secteur des industries extractives, le Burkina Faso se classe au 20e rang sur 81 pays évalués, avec une note de 59 points sur 100. Ce classement qui établit dans l’Indice de gouvernance des ressources naturelles a été réalisé par l’ONG National Resources Governance Institute (NRGI) et rendu public le 28 juin 2017. La note du Burkina Faso (59 points sur 100) est qualifiée de satisfaisante. L’Indice de gouvernance des ressources naturelles est un outil qui sert à mesurer la qualité de la gouvernance dans les secteurs pétroliers, gaziers et miniers des pays.
Les données ayant servi à l’élaboration de l’indice ont été collectées au cours de l’année 2016. Il explique la manière par laquelle la gouvernance dans un pays peut affecter sa capacité à réaliser de la valeur et à gérer les revenus provenant des ressources.
Selon l’Indice 2017, la plupart des pays administrent mal leur secteur minier. Dans 66 pays sur les 81 évalués, la gouvernance des industries extractives est insuffisante, médiocre ou défaillante. Moins de 20% des pays évalués, dont le Burkina Faso, ont une note bonne ou satisfaisante.
La Norvège présente la meilleure gouvernance de ressources naturelles au monde. Ce pays présente une performance très élevée dans la gouvernance de son secteur. Elle est suivie de près par le Chili, le Royaume-Uni et le Canada. L’Érythrée est le pays dont la gouvernance des ressources a été jugée la plus défaillante dans l’indice, avec le Turkménistan, la Libye, le Soudan et la Guinée équatoriale. Certains pays à revenus intermédiaires tels que la Colombie, l’Indonésie, le Ghana, la Mongolie, le Pérou, le Mexique et le Botswana obtiennent des notes satisfaisantes dans l’ensemble. Le Burkina Faso occupe la première place parmi les pays à faibles revenus étudiés, son secteur minier se situant au 20e rang du classement général.
L’indice de gouvernance dans le secteur des industries extractives d’un pays se mesure sur la base de 03 composantes. Premièrement, la réalisation de valeur 66/100 qui couvre la partie de la gouvernance ayant trait à la répartition des droits d’extraction, l’exploration, la production, la protection de l’environnement, la collecte des revenus et les entreprises d’État. A ce niveau, le score du Burkina est de 66 points sur 100.
Deuxièmement, la gestion des revenus qui couvre les budgets nationaux, le partage des revenus des ressources au niveau infranational et les fonds souverains. La note du Burkina est de 54/100.
La troisième composante est liée à l’environnement. Ce volet s’appuie sur les recherches existantes pour jauger le cadre de la gouvernance dans son ensemble. Il prend en compte la stabilité politique, la lutte contre la corruption, la primauté du droit, la liberté d’expression et d’autres facteurs. Le Burkina s’en est sorti avec une note de 57/100.
L’indice a permis de montrer que le fossé entre la loi et la pratique est plus grand dans les pays où la corruption est systémique. Pour le cas du Burkina, alors que le Code minier dispose que les conventions minières doivent être publiées, aucun dispositif ne permet cette publication. Aussi, le Code minier prévoit l’alimentation d’un fonds de fermeture des mines. Mais jusque là, les modalités d’utilisation de ce fonds ne sont pas définies. Enfin, il n’y a pas d’informations sur l’usage des revenus miniers par le gouvernement central d’une part et les autorités locales d’autre part.
Au regard des résultats de l’indice, l’ONG NRGI recommande aux pays de publier les données issues du secteur extractif, de soutenir des mesures de transparence et d’adopter et d’appliquer des lois exigeant la divulgation de l’identité des bénéficiaires réels des compagnies pétrolières et minières.
Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF) est une association de journalistes s’intéressant aux secteurs miniers avec pour but de promouvoir une information saine et transparente du secteur. Elle invite le gouvernement à se pencher sur les recommandations de l’indice et à poursuivre les réformes du cadre légal afin que les ressources issues de ce secteur puissent améliorer les conditions de vie des populations.
Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF), une association regroupant des journalistes qui s’intéressant aux secteurs miniers. Elle a pour objectif de promouvoir une information saine et transparente dans le secteur minier. Email : ajmfaso@gmail.com/ Tel. 70 52 75 65/ 70-13-81-60.
Optimisation fiscale La DGI s’intéresse aux entreprises minières

• Les agents formés à la maitrise des risques spécifiques
• 5 jours pour maitriser la cartographie
• La contribution du PADSEM
Le Burkina Faso est déclaré pays miniers depuis quelques années. Avec 12 mines en exploitation, ce secteur est un grand contributeur au budget de l’Etat avec 168,4 milliards de F CFA en termes de revenus directs en 2015 contre seulement 8,9 milliards de F CFA en 2008. Et ces revenus vont croissants.
Dans le but d’encourager les investisseurs dans ce secteur, le gouvernement a adopté le régime fiscal attractif. A coté de cela comme toute entreprise, les « Minières » sont assujetties aux paiements d’impôts et taxes, et les régies financières veillent au recouvrement de ceux-ci. Mais l’optimisation de ce recouvrement dépend en partie d’une meilleure connaissance des entreprises minières ainsi que de leur environnement.
C’est le principal défi auquel doit faire face l’administration fiscale. D’où cet atelier de formation des cadres de la Direction Générale des impôts (DGI), le troisième du genre, qui s’est tenu du 19 au 23 juin dernier.
D’après le conseiller principal de la direction générale des impôts, Boubacar Sérémé, l’optimisation des recettes fiscales dans ce secteur passe également par le relèvement des autres défis que sont la gestion des avantages fiscaux et douaniers accordés aux entreprises minières et l’insuffisance des capacités de l’administration à l’exploitation des données financières dans l’industrie minière.
Il y a donc des risques dans ces domaines qui, s’ils ne sont pas maitrisés, peuvent impacter les performances de l’administration fiscale « en termes d’optimisation de la détermination de l’assiette fiscale, de la liquidation de l’impôt et du recouvrement des recettes ».
Identifier et traiter les risques
La formation des cadres sur la cartographie des risques spécifiques à la société minière, au delà de renforcer les capacités des cadres de la DGI en matière contrôle fiscal, vise surtout à disposer d’une grille des risques financières spécifiques aux exploitations minières, à mieux les évaluer et les traiter. Est-ce à dire qu’en l’état actuel l’administration perd de l’argent ? A cette question, le conseiller technique principal, Boubacar Sérémé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture affirme qu’il est difficile de répondre avec précision. D’où tout l’intérêt de cet atelier de 5 jours qui permettra de disposer d’un manuel de procédures applicables à la société minière.
Cette formation est la troisième du genre à l’intention des cadres des impôts. Une centaine de personnes sont concernées. Les deux premières ont eu lieu respectivement à bobo Dioulasso et à Koudougou. Une équipe interne d’experts a assuré ces différentes formations avec l’accompagnement du programme d’appui au développement du secteur minier(PADSEM) qui est financé par la banque mondiale.
Cette cartographie des risques spécifiques à l’entreprise minière a été précédée d’une étude technique qui a fait la revue des principales procédures et méthodes d’analyse de la DGI, ainsi que de bonnes pratiques internationales en la matière. Un manuel de procédures a été produit suite à cette étude. Il présente les techniques d’identification des risques et leurs traitements possibles dans l’environnement minier. C’est ce manuel qui a servi de support à la formation de la centaine de cadres sur l’analyse des risques, avec des cas pratiques.
Les risques fiscaux potentiels
Les sources de risques fiscaux sont multiples. Il ya celui qui est lié à la violation délibéré de la fiscale (risque légal ou d’illégalité), les risques peuvent être courants ou non courants ; d’origine externe ou interne, comme ils peuvent être liés aux personnes, aux processus et aux procédures de gestion fiscale de l’entreprise.
Prix des transferts : opérations visant à majorer ou minorer le prix d’achat ou de vente, à octroyer des financements plus ou moins fictifs, à facturer ou verser des redevances anormales ou plus ou moins justifiées. La double imposition, une première fois dans le pays d’implantation et une seconde fois dans le pays d’origine, et les prix de transferts qui contribuent à la réalisation d’une prime sur le rendement des filiales étrangères. Le transfert de bénéfices à l’étranger.
L’’ECONOMISTE DU FASO N° 212 ,du lundi 26 juin au 02 juillet 2017









