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Category Archives: Actualités

Contribution socioéconomique des mines : le point en une décennie d’exploitation minière

En une décennie d’histoire minière, le Burkina Faso a engrangé d’importantes retombées à plusieurs niveaux. L’amélioration du mécanisme de redistribution de la manne minière est le défi à relever pour les prochaines décennies.

« L’Afrique se trouve face à une immense opportunité. Allons-nous investir les recettes tirées de nos ressources naturelles dans nos populations, pour créer des emplois et générer de nouvelles possibilités pour les millions d’individus des générations actuelles et futures ? Ou bien allons-nous gaspiller ces ressources en permettant une croissance sans emplois et en laissant les inégalités s’installer ? » C’est par ces questionnements que Kofi Annan introduisait l’Avant-propos du rapport 2013 de Africa Progress Panel.

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Au Burkina Faso, cette problématique de l’exploitation minière et de sa contribution à l’essor du pays est au centre des discussions ces dernières années. Après environ une décennie d’exploitation minière, des efforts restent toujours à fournir pour la promotion d’une industrie extractive locomotive du développement socioéconomique.
Le renouveau minier du Burkina Faso débute au début des années 90 par l’arrivée de plusieurs sociétés minières étrangères attirées par le potentiel minier du Burkina. En effet, 25% du territoire du Burkina Faso est couvert de ceintures de roches vertes qui sont des formations géologiques dans lesquelles se trouvent les principaux gisements connus de nos jours au Burkina, notamment l’or, le cuivre et le zinc.

Ce boom de la recherche minière s’estompe en 1999 avec la chute des cours de l’or. La reprise se fait à partir de 2003 à la faveur de la reprise à la hausse des cours de l’or et de l’adoption du code minier compétitif de 2003. A la faveur de ce code, l’Etat se désengage de cette activité risquée et hautement capitalistique au profit des investisseurs privés nationaux et étrangers après des résultats mitigés sinon décevants dans les quelques mines où l’Etat était fortement représenté.

Les facteurs favorables conjugués ont pour résultat la mise en production de la mine de Taparko dans le Namentenga en 2007. Faisant suite à Taparko, cinq autres mines entrent en production en quatre années au Burkina Faso. Ce développement rapide du secteur minier est perçu comme un fait exceptionnel dans l’histoire du développement des mines. Il est facilité par la stabilité politique du Burkina Faso, une réglementation et une fiscalité compétitives, la remontée du cours de l’or qui a augmenté de plus de 450 % entre 2003 et 2011. Aujourd’hui, le Burkina compte 09 mines en production dont huit mines d’or (Taparko, Mana, Kalsaka, Séguénéga , Bissa, Essakane, Youga, Inata) et une mine de Zinc (Nantou). Sept (Karma, Bagassi, Niankorodougou, Konkera, Houndé, Kiaka, Tambao) projets miniers ont reçu leurs permis d’exploitation parmi lesquels certains sont en phase de construction, et trois projets de recherche sont à des stades avancés. Ces mines ont contribué à accroitre les recettes de l’Etat et la demande en biens et services, et à créer des emplois dans le pays. Le Burkina Faso continue de fonder beaucoup d’espoir sur ce secteur pour son développement futur.

Une importante contribution à l’économie
Les ressources minières représentent le premier produit d’exportation du Burkina Faso depuis 2009. Les quantités d’or produites sont passées de 5 tonnes en 2008 à 36 tonnes en 2015. Les recettes d’exportation issues de la production minière sont évaluées à 858,5 milliards de francs CFA pour 2014.
En 2008 la contribution des mines au budget de l’Etat était d’environ 9 milliards de FCFA. Elle est passée à près de 200 milliards de FCFA en 2013 avant de redescendre à 168 milliards en 2014 et 2015 suite à la baisse des cours de l’or. En 8 ans d’exploitation, de 2008 à 2015, les sociétés minières ont versé directement au trésor public un peu plus de 900 milliards de FCFA en impôts et taxes divers. La participation du secteur minier à la formation du PIB est estimée à 12,4% en 2014 alors qu’elle n’était que de 0,79% en 2008.
Au-delà de sa contribution directe au budget de l’Etat, l’existence de l’industrie minière est une aubaine pour le développement d’une économie locale dynamique à travers les achats locaux. Selon une étude de la Banque mondiale, entre 2010 et 2012 six sociétés minières ont effectué des achats d’une valeur de 340 millions de dollars US (170 milliards de FCFA) auprès de 1 271 fournisseurs immatriculés localement. En projection, la même étude estime que de 2013 et 2016, la valeur de ces transactions va se situer entre 664 et 1448 millions de dollars US. L’impact économique direct, indirect et induit des achats locaux des entreprises minières peut être évalué au niveau des profits, des salaires distribués, des impôts payés, etc.

Le secteur minier contribue à la réduction du chômage par les emplois directs permanents et temporaires bien rémunérés en comparaison des autres industries mais également par les emplois indirects créés dans la fourniture des biens et services. Les mines industrielles emploient environ 8000 personnes dont plus de 90% sont des Burkinabè et environ 33% sont originaires des zones minières.

La contribution des mines au développement local
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Vingt pour cent (20%) des taxes superficiaires payées par les Sociétés minières sont reversés aux collectivités territoriales impactées par l’exploitation et l’exploration minière pour leur développement communautaire. En 2015, ces communes se sont partagé 1431 millions CFA contre 671 millions de F CFA en 2014.
En termes de paiements sociaux, les sociétés minières ont payé en 2013 un total de 3042 millions de FCFA dans les communes où elles opèrent selon le rapport ITIE 2013.
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L’ORGANISATION DU PROCHAIN SEMICA POUR UNE AUTRE DESTINATION AFRICAINE

La 5e édition du Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrière s’est tenue du 26 au 28 mai 2016 sous le thème « Transition énergétique et RSE dans les entreprises minières ». Elle a été un cadre d’échange et de réflexion pour de nombreux acteurs et participants venus de plusieurs horizons du monde.

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Le Burkina Faso a abrité du 26 au 28 mai 2016, le salon international des mines, de l’énergie et des carrières, SEMICA. Placé sous le thème : « Transition énergétique et RSE dans les entreprises minières », le lancement des activités a eu lieu le jeudi 26 mai 2016 en présence des acteurs du secteur minier, des opérateurs privés et de nombreux invités du Burkina Faso et d’ailleurs. Pour le président du SEMICA, Innocent BELEMTOUGRI, le choix du thème de cette année n’est pas fortuit. Il tire sa substance dans le triste constat de la fracture énergétique que connait l’Afrique malgré ses énormes potentialités exploitables en la matière. Pour lui, au-delà des cadres de partenariat que le SEMICA permet de créer, la présente édition se présente comme une tribune de réflexion et d’échange quant à la contribution du secteur minier au développement durable de l’Afrique.

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Durant trois jours, ce sont des conférences, des expositions, des panels débats et des rencontres d’affaire B to B qui ont ponctués la 5e édition du SEMICA. En marge de ces activités, un séminaire de formation a été organisé par le Cabinet CFA Afrique sur le nouveau code minier burkinabè.
La Chambre des Mines du Burkina, institution faitière des sociétés minières au Burkina n’a pas manqué à ce rendez-vous annuel de promotion du secteur minier africain. Pour sa contribution à la réussite de l’évènement, une attestation de reconnaissance lui a été décernée par le commissariat général du SEMICA.

C’est par un diner gala de clôture que les portes du SEMICA 2016 se sont refermées et rendez-vous a été pris pour la 6e édition en 2016 avec les perspectives de son organisation dans un autre pays africain.

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Développement communautaire : IAM GOLD Essakane SA offre l’eau courante et deux ambulances à ses voisins

La société minière IAM GOLD ESSAKANE SA apporte une bouffée d’oxygène aux formations sanitaires sous-équipées et aux femmes pour qui les corvées d’eau ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Elle a procédé, vendredi 27 mai 2016, à la remise de deux ambulances flambant neuf à la commune de Gorom-Gorom et à l’inauguration du premier branchement d’eau de l’ONEA du village Essakane site. C’était en présence du gouverneur de la région du Sahel.

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Dans l’Oudalan comme dans la plupart des provinces de l’intérieur, les populations souffrent le martyre pour accéder à des centres de santé dont l’insuffisance en équipements ou en personnel limite fortement l’accès et la qualité des soins. “Combien de femmes et d’enfants meurent chaque année à cause de l’état des routes et des moyens de transport insuffisants pour les évacuations d’urgences, mais aussi à cause d’un manque informations et d’assistance”, s’interroge Malick Gnakambary, représentant du Directeur général d’IAM GOLD Essakane SA. La pilule est bien amère à avaler et pour les populations et pour le personnel soignant. Consciente de cette situation, la société minière a répondu favorablement à la demande de la commune de Gorom-Gorom qui dans son plan de développement exprimait le besoin d’acquérir deux ambulances. Aujourd’hui, c’est chose faite et une ambulance ira au CMA de Gorom-Gorom tandis que l’autre restera au CSPS de Essakane site. Grande donc était la joie des populations qui n’ont pas marchandé leur mobilisation pour saluer l’acte de leur fidèle « voisin ».

Un ouf de soulagement
D’un coût global de plus de 65 millions de francs CFA, ces deux ambulances viennent à point nommé car elles permettront d’améliorer le système évacuations des malades vers des centres de références, foi du Dr Anicet Kpoda, médecin-chef du district sanitaire de Gorom-Gorom. Malgré la dotation de trois ambulances par l’Etat en 2014, le district était confronté à la faible disponibilité des moyens roulants et a dû effectuer en 2015 en moyenne 5 évacuations par jour. C’est donc un ouf de soulagement pour les populations et pour le district qui voit ainsi, à travers ce don, son parc ambulancier s’agrandir.

Poursuivre un partenariat privilégié
Ce don constitue, selon Djibrill Lallé, Gouverneur de la région du Sahel, la preuve de la grandeur de la collaboration entre IAM GOLD et les communautés qui l’ont accueilli. Une collaboration qui a été marquée depuis 2014, par le financement de 31 projets d’un coût de plus de 680 millions de francs CFA. Ainsi, en plus de la santé, Malick Gnakambary souligne que la société minière s’est investie dans d’autres domaines tels que l’agriculture, l’éducation, l’élevage, les infrastructures communautaires, l’eau, contribuant ainsi à l’épanouissement de milliers de personnes.
Convaincu que IAM GOLD est un partenaire privilégié dans le développement de la localité, le préfet a exprimé le souhait que cet accompagnement « social et responsable » de la société puisse se poursuivre au profit des populations.

L’ONEA s’exporte à Essakane site
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L’autre activité non moins importante d’IAM GOLD a été l’inauguration du premier branchement d’eau et de la mise en service de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) dans le village Essakane site. Un projet d’extension et de modernisation de réseau d’approvisionnement en eau potable (AEP) destiné à plus de 20 000 habitants à travers 11, 5 km de raccordement. Cette opération entièrement financée par la société minière à hauteur de 329 854 240 F CFA implique et la commune de Gorom-Gorom et l’ONEA. Une vie est donc possible pour Awa Hassan et sa famille bénéficiaires du premier branchement. Elle a salué cet acte de solidarité de la société minière qui viendra sonner le glas des corvées d’eau pour les femmes.
Toutefois, Malick Gnakambary a appelé les populations à préserver les installations et à éviter le gaspillage de la ressource précieuse.

Le triangle d’eau en renfort
Ce branchement est un acte de plus de IAM GOLD Corporation qui dans son ambition de conduire les communautés locales sur « les chemins du développement économique et social » a initié le projet “Triangle d’eau” ou Projet “Eau et croissance économique durable au Sahel” de concert avec le ministère des affaires mondiales du Canada. Lancé en février dernier, ce projet estimé à 7 milliards de francs CFA (un milliard investi par IAM GOLD Essakane, ndlr) devrait permettre dans sa 2e phase, souligne M. Gnakambary, de fournir de l’eau courante aux populations de Dori, Gorom-Gorom et Falagountou.

En rappel, en plus de l’eau potable, les populations d’Essakane site ont accès à l’électricité grâce aux efforts conjugués de la compagnie aurifère et de la SONABEL. Ce projet d’électrification du village a coûté plus de 500 millions de francs CFA. Le levier du développement du sahel vient d’être actionné.

Herman Frédéric BASSOLE, Lefaso.net

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Entreprises minières socialement responsables, à vos marques…

Les organisations de la société civile réunies au sein du groupe « Rédévabilité » a procédé au lancement de la deuxième édition du Prix RSE des entreprises minières le vendredi 6 mai 2016.

C’est parti pour la seconde édition du Prix Responsabilité sociétale des entreprises minières 2016. Le lancement a eu lieu le vendredi 06 mai 2016 à l’hôtel Royal Beach de Ouagadougou en présence des sociétés minières, des organisations de la société civile, de l’administration des mines et de la presse.
Ce prix est l’initiative du Groupe de plaidoyer Rédévabilité qui regroupe des organisations de la société civile à savoir le Réseau Africain d’Information et de Formation, l’Association pour la Promotion des Œuvres Sociales, le Centre de Suivi et d’Analyse Citoyens des Politiques publiques et le Cadre de Concertation des ONG et Associations actives en Education de Base. Il vise à récompenser les sociétés minières qui se seraient distinguées au cours de l’année par leur contribution à promouvoir l’humain dans ses activités.
Le président du groupe Rédévabilité Daniel Da Hien, justifie leur engagement par le souci de contribuer à valoriser les initiatives des compagnies minières et à les accompagner dans leurs actions de développement humain durable au Burkina Faso. Il a rappelé que le PRIX RSE est ouvert aux sociétés minières en exploitation, en construction et en exploration.
Le jury composé de 6 personnes, issues du secteur minier, de la société civile du monde des médias et des structures chargées des questions de développement, aura la lourde tâche d’examiner les dossiers des sociétés minières candidates pour désigner laquelle d’entre elles remplacera SEMAFO, lauréate au Prix RSE 2015.
Le coup d’envoi de la compétition a été donné par Inna GUENDA SEGUEDA, représentant le président de la Chambre des Mines, Patron de la cérémonie. Elle a félicité les initiateurs du Prix RSE et rappeler que pour la Chambre des Mines, la société civile par cette initiative joue son rôle de contrôle et d’interpellation. Selon elle, ce prix est une invite lancée aux sociétés minières à mieux contribuer à préserver l’environnement et se positionner comme un acteur de développement socio-économique des populations.
Avec ce coup d’envoi, la balle est désormais dans le camp des sociétés minières qui ont jusqu’au 6 juin pour déposer leur dossier de candidature.

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Dates de fermetures des sites aurifères

Le Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières rappelle aux Gouverneurs des Régions qu’en raison des risques évidents d’éboulements mortels pendant la saison hivernale, les sites aurifères sont fermés sur toute l’étendue du territoire conformément à l’arrêté interministériel n°10-011/MCE/MATD/SECU du 12 juillet 2010 portant interdiction de l’activité d’orpaillage en saison hivernale, suivant les périodes et les régions ci-dessous :

1- Période du 01 Juin au 31 Octobre 2016 :
Régions concernées : Boucle du Mouhoun, Cascades, Centre-Est, Centre-Ouest, Centre-Sud, Haut-Bassins et Sud-Ouest.

2- Période du 30 Juin au 30 Septembre 2016 :
Régions concernées : Centre, Centre-Nord, Nord, Plateau-Central, Sahel et Est.

Le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières attache du prix au respect strict du présent communiqué.

Le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières
Alfa Oumar DISSA

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SEMICA 2016 : les organisateurs sont prêts

En prélude à la 5e édition du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) qui se tiendra du 26 au 28 mai 2016, son comité d’organisation était face aux journalistes le 17 mai 2016 à Ouagadougou pour évoquer les préparatifs. Cette année plusieurs trophées seront décernés à des entreprises du secteur des mines.

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A huit jours du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA) prévue du 26 au 28 mai 2016 au centre international de conférence de Ouaga 2000, son président Innocent Bélemtougri, et ses collaborateurs ont annoncé qu’ils n’attendent plus que les participants. «L’état actuel de préparation du SEMICA 2016 présente un taux d’avancement de 98% à ce jour», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse le 17 mai. Au programme de l’édition 2016 du SEMICA, il est prévu quatre grandes conférences sur la transition énergétique, la responsabilité sociale des entreprises dans les entreprises minières en Afrique, le développement des énergies renouvelables et la place des femmes dans les mines. Pour Innocent Bélemtougri, la 5e édition du SEMICA offre une véritable opportunité aux gouvernants et autres acteurs du secteur des mines de réfléchir sur le mix-énergétique dans l’industrie minière en Afrique au regard du potentiel en énergie renouvelable du continent.

Plusieurs innovations

Malgré le budget réduit de la 5e édition du SEMICA (moins de 100 millions de FCFA pour un budget prévisionnel de 380 millions), les organisateurs ont introduit de nombreuses innovations. La première est la récompense des sociétés du secteur, lors du gala de clôture du Salon. En plus de la récompense suprême dénommée Joël Mikaelian pour distinguer la société qui a le mieux assuré sa responsabilité sociale, il y aura des récompenses pour la meilleure entreprise minière, la meilleure entreprise d’énergie et pour la meilleure société des carrières. Cette année, l’accès des visiteurs au SEMICA sera gratuite, mais ceux-ci devront montrer «patte blanche», en effet selon Innocent toutes les dispositions pour assurer la sécurité ont été prises. «Nous avons opté pour un libre accès des visiteurs, des badges-visiteurs gratuits sont disponibles auprès de nos partenaires et sponsors», a-t-il ajouté.

Nadège YE, Sidwaya.bf

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COOPERATION MINIERE : LE NIGERIA VEUT S’INSPIRER DU MODELE BURKINABE

Des officiers supérieurs de l’armée nigériane ont effectué du 08 au 14 mai 2016 au Burkina Faso, un voyage d’étude sur le thème « les ressources minières au Burkina Faso ». Au nombre d’une vingtaine, ces officiers ont été accueillis par la Chambre des mines du Burkina le 11 mai pour une conférence entrant dans le cadre de leur programme d’activités.

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Le secteur minier du Burkina Faso a amorcé son développement en 2007. Avec neuf mines en production et de nombreux projets à des stades avancés, sa jeune expérience inspire plus d’un. Et pour cause, des officiers supérieurs du National Defense College (Ecole de guerre) du Nigéria, ont séjourné au Burkina Faso du 08 au 14 mai 2016 pour prendre connaissance des mécanismes de gestion des ressources minières dans le pays. Plusieurs parties prenantes du secteur minier dont la Chambre des Mines ont été mises à contribution pour un partage d’expérience. En effet, la Chambre des Mines du Burkina, institution faitière des Sociétés minières au Burkina a été sollicitée par l’Etat-major général des armées du Burkina Faso pour animer une conférence au profit de cette délégation nigériane.

Tenue le mercredi 11 mai 2016, cette conférence avait pour objectif de présenter la Chambre des mines du Burkina ainsi que la contribution du secteur au développement du Burkina Faso. Environ quatre heures d’horloge, c’est le temps qu’a pris la conférence. A l’issu des échanges, les participants nigérians se sont dit comblés par la communication faite par Inna SEGUEDA , Secrétaire Exécutif/PI de la Chambre des mines, qui leur a permis non seulement d’appréhender l’impact du secteur minier dans le développement socio-économique du Burkina mais aussi le rôle joué par la CMB dans la promotion du secteur. Et pour marquer sa reconnaissance et son passage, la délégation nigériane a décerné une médaille à la Chambre des Mines du Burkina.

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Pour le représentant de la délégation nigériane, l’expérience de la gestion du secteur minier burkinabè sera une source d’inspiration pour l’organisation de l’exploitation minière de son pays. Quant au représentant de la Chambre des mines Saïdou Idé, il s’est félicité de l’honneur faite à son institution par la délégation nigériane en venant vers elle pour s’enquérir de son expérience dans le développement et la promotion du secteur. Il a par ailleurs ajouté que ce cadre d’échange augure des perspectives de coopération minière entre les deux pays.
C’est dans une ambiance de satisfécit général que les deux partenaires se sont quittés pour mieux se retrouver.

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OREZONE Lève 5 Millions de Dollars Canadiens pour le Gisement de Bomboré

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La société Canadienne Orezone a fait savoir à la fin Mars 2016 qu’elle a reçu un placement privé sans courtier de 5 millions de dollars Canadiens contre l’émission de 10.000.000 d’actions ordinaires à un prix de 0,50 $ CA par action ordinaire. Les actions ordinaires du placement privé sont soumises à une période de détention de quatre mois qui expirera le 31 Juillet, 2016.

Le produit du placement sera utilisé pour avancer le projet notamment à travers l’accélération du processus d’obtention du permis d’exploitation dont la demande a été soumise en Mai 2015 et la conception détaillée de l’ingénierie aussi bien que pour les besoins courants de l’entreprise.

Le projet Bomboré construit autour de l’un des plus gros gisements non encore développés en Afrique de l’Ouest selon Orezone a été subdivisé en deux phases :
• La première phase concernera les ressources oxydées estimées à plus 2 millions d’onces et contenues dans les 50 premiers mètres. L’étude envisage une exploitation minière à ciel ouvert peu profonde avec un circuit de traitement qui combine la lixiviation en tas (Heap Leach) et la lixiviation au carbone (CIL) sans broyage pour traiter les minerais oxydés friables et à excavation directe pour la plupart (sans dynamitage).

Prévue pour durer onze ans, cette phase offre un délai de retour sur investissement estimé à 2,7 ans avec un AISC (coût de maintien des installations toutes charges comprises) de 678 dollars par once en moyenne.
• Une deuxième phase, basée sur des études avec un cours de l’or légèrement plus élevé (> 1400 dollars US) pourrait élargir le circuit CIL standard avec l’ajout d’un circuit de broyage pour traiter les ressources sulfurées bien définies (73 Mt à 1,1 g / t pour 2,6 Moz) selon Orezone.

Burikina-emine

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West African Resources Obtient 12,5 Millions de Dollars pour Accélérer le Projet Tanlouka.

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La société Australienne West African Resources a annoncé le 15 Avril dernier, qu’elle a réussi à l’issue d’une émission d’actions à couverture largement excédentaire à lever 12,5 millions de dollars grâce à un placement atteignant 100 millions d’actions à un prix de 0,125 dollar par action.

La société affirme avoir reçu un écrasant volume de demande des investisseurs institutionnels internationaux et domestiques, ainsi qu’un fort soutien d’un grand nombre de ses anciens actionnaires.

Parmi les nouveaux investisseurs institutionnels figure une des plus importantes institutions Nord-Américaines bien connue dans le secteur des métaux précieux, qui s’est engagée pour 4 millions de dollars de souscriptions dans le placement.
Pour Burkina-emine l’enthousiasme des investisseurs est sans doute dû à la qualité des projets de West African Resources au Burkina dont surtout la récente zone à haute teneur en or M1, une découverte avec d’excellentes perspectives au sein du projet phare Tanlouka.

Les fonds levés serviront à poursuivre les travaux d’exploration mais aussi des forages de définition des ressources préliminaires de la zone M1. Parallèlement la société entreprendra la réalisation de l’étude de faisabilité définitive du projet aurifère Tanlouka basée sur un scénario de développement à grande échelle d’un processus en lixiviation au carbone (CIL).

Burkina-emine

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Centre de santé de Bagassi : Roxgold offre une station photovoltaïque et une salle d’hospitalisation

Une station photovoltaïque et une salle d’hospitalisation, telles sont les infrastructures réalisées par la société minière canadienne Roxgold SANU au profit du centre de santé de Bagassi. La cérémonie d’inauguration qui a eu lieu le samedi 16 avril 2016 a connu la participation du ministre de l’énergie, des mines et des carrières, le Professeur Alfa Omar Dissa. C’est dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise minière que les infrastructures ont été réalisées.

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Ce sont deux infrastructures qui ont été inaugurées en cette matinée du samedi 16 avril. Devant certaines autorités du pays, la population, et quelques responsables de la mine, le Pr Alfa Omar Dissa et André Baya le directeur général de Roxgold ont coupé le ruban qui encerclait la station photovoltaïque. C’est ce geste qui inaugure en effet la réalisation. Cette installation solaire est composée de six batteries, huit plaques solaires et d’autres matériels, pour un coût de 6 600 000 FCFA. Apres la station, ce fut le tour de la salle d’hospitalisation d’être baptisée. D’un coup total de 8 400 073, elle est équipée de 20 lits, 20 chaises et des potences.
Ces deux projets ont été réalisés par la société minière Roxgold dans le cadre de sa responsabilité sociétale. Ils portent par conséquent le nom du Pr Alfa Omar Dissa et de celui de l’entreprise. « Nous ne voulons pas détruire la nature. Nous voulons donner un exemple dans le respect de l’environnement », a laissé entendre le directeur général de la société André Baya. Cette entreprise minière toujours en construction promet investir par ailleurs 100 millions de FCFA chaque année pour les populations riveraines. Pour l’année 2015, environ 232 millions de FCFA ont été utilisés pour la réalisation de plusieurs plans comme l’octroi d’un générateur de 88 kVa au centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boromo, le reboisement et la formation de jeunes de la localité au profit de la mine.
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Les bénéficiaires reconnaissants
Présente à la cérémonie, Angel Thiombiano l’infirmière chef du centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Bagassi a montré sa reconnaissance envers Roxgold. « Merci à la société minière. C’est une œuvre hautement humanitaire et cela va nous permettre de réduire nos factures et d’augmenter notre capacité d’accueil », s’est-elle exprimée. Le préfet de la commune de Bagassi, Tingandé Néhmi Zoundi n’est pas resté indifférent à ces dons. Il a remercié la société minière pour son assistance au développement de la commune. Il a par ailleurs expliqué que la commune ne ménagera aucun effort pour l’entretien de ces infrastructures.
A l’occasion, le Pr Alfa Omar Dissa a invité l’ensemble des exploitants des mines à petite ou grande échelle, à suivre l’exemple de Roxgold. Respecter l’environnement et avoir des responsabilités sociétales claires. Le ministre est aussi revenu sur le rôle de l’agence nationale d’exploitation minière artisanale. Cette structure a été créée pour recadrer l’exploitation artisanale et la préservation de l’environnement dans le processus d’exploitation minière. « Il faudra qu’on travaille à réorganiser l’exploitation minière pour que nos petits-enfants et nos enfants parlent bien de nous. Les séquelles que nous sommes en train de laisser portera un coup à l’équilibre social de notre pays dans les années à venir », a-t-il laissé entendre. Par conséquent il faut prendre le phénomène à bras le corps. Le ministre a également fait savoir qu’il encourage les plus gros consommateurs de la société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) comme les mines à se doter d’autres sources d’énergie.

La mine de Yaramoko en quelques mots

La mine d’or de Yaramoko est située dans la commune rurale de Bagassi plus précisément dans la province des Balé. Elle appartient à l’entreprise canadienne Roxgold.

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