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Category Archives: Actualités

Réhabilitation des sites miniers : Le FIE prend langue avec la Chambre des mines du Burkina

Le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) et la Chambre des Mines du Burkina (CMB) étaient en concertation le jeudi 07 mars 2019 à Ouagadougou. L’instant d’une séance de travail entre les délégations des deux structures a permis d’harmoniser les compréhensions sur la question des cotisations des sociétés minières en vue de la réhabilitation des sites après exploitation.

La situation des cotisations des entreprises minières dans les banques pour la réhabilitation des sites, la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisations, le mécanisme de transfert des montants cotisés vers la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les mécanismes d’accès au fonds étaient les points inscrits au menu des échanges qui ont eu pour cadre le siège de la CMB.

Pour le Directeur Général du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, qui a souhaité cette rencontre depuis plusieurs mois, il s’agit pour son institution de jouer effectivement sa partition en rendant fonctionnels deux fonds créés par la Loi n°036-2015/CNT portant Code minier au Burkina Faso. L’article 25 du Code dispose en effet qu’il est créé entre autres, un Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine et un Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés.

Conformément à la loi, des décrets d’application ont été adoptés pour opérationnaliser ces deux fonds appelés à être des guichets du FIE. Le premier est le Décret 2017-047 du 1er février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception des ressources du Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. Le second qui intéresse plus précisément les entreprises minières est le Décret 2017-068 du 15 février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception du Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines. Aux termes de ce décret, les titulaires de permis d’exploitation industrielle, semi-mécanisée et les bénéficiaires d’autorisations d’exploitation industrielle de substances de carrières sont tenus de se référer au FIE pour l’ouverture d’un compte fiduciaire intitulé « Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine » à la BCEAO pour y verser leurs cotisations.

Malheureusement, les dispositions de ce décret semblent être méconnues par plusieurs sociétés minières qui continuent de cotiser selon les termes du Décret 2007-845 du 26 décembre 2007 portant gestion du Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement minier, pourtant abrogé par le Décret 2017-068 ci-dessus cité. L’ancien texte stipulait en effet que les entreprises minières en phase d’exploitation sont tenues d’ouvrir à la BCEAO ou dans toute autre banque installée au Burkina Faso, un compte fiduciaire intitulé « Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement ». C’est cette deuxième option qui a été privilégiée par beaucoup d’entreprises minières qui ont cotisé dans les banques commerciales de leurs choix.

Il appartient aujourd’hui au FIE de prendre les dispositions pour ramener ces cotisations à la BCEAO afin de respecter ainsi les textes en la matière. Le processus a déjà été engagé avec une demi-dizaine de sociétés pour qui des comptes ont effectivement été ouverts à la Banque centrale pour leurs besoins de cotisation.

Selon le Directeur Exécutif de la CMB, des efforts sont fournis par les entreprises minières pour répondre à leurs obligations. Des relevés de compte des versements effectués seraient adressés régulièrement par les sociétés au Ministère en charge de Mines. Des copies seront transmis au FIE pour les dispositions utiles et futures à prendre, a affirmé Toussaint Bamouni. Sur la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisation, la CMB prend l’engagement de relancer les sociétés retardatrices. Dans le souci de mettre toutes les structures concernées au même niveau d’information, le FIE est invité à prendre des initiatives pour expliquer davantage le contenu du décret. Déjà, le Fonds peut compter sur le canal des rencontres organisées par la CMB avec ses membres.

Quant au mécanisme de transfert des montants cotisés vers la BCEAO, le FIE qui a entamé l’ouverture des comptes avec quelques sociétés est appelé à faire de même pour les autres entreprises minières afin de donner un coup d’accélérateur au processus.

Quid des mécanismes d’accès au fonds ? Les décrets en vigueur encadrent la gestion ultérieure des fonds et des arrêtés interministériels prévus viendront préciser davantage le rôle et les responsabilités des différents acteurs sur la question de la réhabilitation. Les départements en charge des mines et de l’environnement sont en phase sur la gestion des fonds récoltés, a souligné le Directeur Général du FIE.

Prenant la parole en guise de conclusion de la séance de travail, le Conseiller technique du Ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique qui accompagnait la délégation du FIE a remercié les membres de la CMB pour leur disponibilité et a insisté sur l’importance et l’urgence de prendre sérieusement en considération la question environnementale dans les exploitations minières. Pour Yacouba Savadogo, il s’agit d’une question de survie pour les populations et un enjeu de pérennité de l’activité minière pour les entreprises.

 

Amadou Oury SANOU

source: https://www.fie-burkina.org

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Une caravane pour promouvoir la cohésion entre les entreprises minières et les communautés riveraines

Le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM) organise du 10 au 25 2019 mars une caravane à travers les différents sites miniers dans le but de promouvoir le dialogue entre les sociétés  minières et les communautés riveraines des mines.

Le top de départ de la caravane d’information, de sensibilisation et de partage d’expériences en matière de contribution des mines au développement local a été donné le 10 mars 2019 par le Ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga , Co Parain de l’activité avec le Ministre des mines et des carrières.

Organisée pour la seconde fois par le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM), cette caravane vise globalement à promouvoir le dialogue entre les populations et les sociétés minières en vue  d’une exploitation minière apaisée.

Durant une quinzaine de jours, les caravaniers composés de ressortissants des zones minières du Burkina Faso, des représentants des entreprises minières, des organisations de la société civile, de journalistes vont sillonner 12  sites abritant des mines industrielles. Dans chaque localité ils échangeront avec les populations et les responsables des sociétés minières sur la contribution de la mine au développement communautaire ainsi que sur les meilleures approches de communication à adopter pour une cohésion entre les acteurs.

Dans son mot de lancement le Ministre de l’enseignement supérieur  a félicité les organisateurs d’avoir initié cette activité de « médiation sociale » dont le message principal est, de son point de vue, que les conflits peuvent être résolus par le dialogue, sans violence.

La première destination des caravaniers est l’ancienne mine de Poura comme pour rappeler qu’il faut tirer les leçons du passé pour construire l’avenir.

A la fin de la tournée, les conclusions ainsi que les recommandations des caravaniers seront présentées aux parties prenantes.

En rappel, pour cette activité le REPOCOM bénéficie de l’appui de la Chambre des Mines du Burkina et de ses membres.

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Emplois dans les mines, Le Burkina suscite le retour de la diaspora

  • A travers une journée porte ouverte sur l’emploi à Toronto
  • 4 sociétés minières ont présenté les opportunités qu’elles offrent
  • La diaspora peut aussi se positionner dans la fourniture des biens miniers

La ville de Toronto, au Canada a accueilli du 3 au 6 mars 2019, la convention annuelle de l’Association canadienne des Prospecteurs et Entrepreneurs, Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) en anglais.

Le Burkina Faso, pays classé parmi les meilleurs producteurs d’or en Afrique est un abonné du PDAC depuis un certain temps. Sa présence était remarquable pour l’édition 2019.

On retient l’organisation le 3 mars 2019 de la Journée porte ouverte (JPO) sur l’emploi dans les mines en Afrique de l’Ouest par l’ambassade du Burkina au Canada, la chambre des mines du Burkina et l’agence Fleur d’Orchidée. La JPO est à sa 4 e édition. Pour la présente édition, 4 sociétés d’exploitation industrielles d’or du Burkina Faso dont Iamgold Essakane, Teranga gold, Roxgold et Orezone ont exposé à plusieurs jeunes burkinabè de la diaspora, les opportunités d’emplois dans leurs mines. La 4 e JPO a été présidée par le ministère burkinabé des Mines et des Carrières, Idani Oumarou. Il avait à ses côtés, le conseiller spécial énergie et mine du président du Faso, Issa Dominique Konaté, l’ambassadeur du Burkina au Canada, Athanase Boudo, le président de de la Chambre des mines du Burkina, Tidiane Barry et les responsables des 4 sociétés minières.

Marie Diop a rappelé l’importance que la Chambre de mines du Burkina, qu’elle représente, accorde à l’emploi dans le secteur minier mines au Burkina. En une dizaine exploitation minière, le secteur minier a généré plusieurs milliers d’emplois. Toutefois, elle a indiqué que le secteur au Burkina et en Afrique de l’ouest a besoin de tous ses fils. Le JPO se veut donc un cadre de communication, une tribune d’échange qui peut aider les jeunes diplômés à saisir les opportunités dans le secteur. Ils ont donc l’opportunité de se renseigner à la source à travers les rencontres individuelles avec les responsables des ressources humaines des sociétés minières présentes, a-t-elle conclu.

Le représentant du gouvernement canadien a félicité les organisateurs de la JPO. Les pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire constituent, selon lui, des marchés émergents pour le Canada. Des pays qui offrent beaucoup de débouchées notamment dans le secteur minier. Le Canada étant le chef de fil de la responsabilité sociale des entreprises, il espère que les jeunes diplômés seront des ambassadeurs de cette valeur, une fois de retour dans leur pays respectif.

Pour le ministère des Mines et des Carrières, la problématique de l’emploi dans les domaines porteurs est d’actualité et une préoccupation majeure pour les gouvernements de l’Afrique de l’ouest. Pour le cas particulier du Burkina, bien que l’industrie minière soit en pleine croissance, Oumarou Idani note « un manque de main d’ouvre qualifié dans le secteur tant sur le plan qualitatif que quantitatif parce que les formations dispensées sont quasiment théoriques, sans un arrimage avec les besoins de l’industrie ».

Cette inadéquation, entre les formations dispensées et les exigences des employeurs accentue le chômage des jeunes et ne permet pas de réduire le déficit de main d’œuvre qualifiée, a-t-il poursuivi. La JPO apparait à ses yeux comme une des alternatives pour combler ce déficit avec un retour d’une partie de la main d’œuvre qualifiée de la diaspora bien formée des pays développés vers l’Afrique. « La JPO pourrait constituer la voie idéale pour le retour de ces nombreux diplômés qualifiés qui rencontrent quelque fois des difficultés pour intégrer le marché de l’emploi dans les pays du Nord. Si cette journée est une occasion en or de vous présenter les opportunités d’emplois dans les mines, elle offre l’occasion de vous présenter des opportunités d’affaires dans les domaines porteurs comme ceux de la fourniture des biens et services miniers qui se trouve à un stade embryonnaire » foi du ministre Idani qui invite les jeunes de la diaspora à faire de ce slogan : « l’Afrique a besoin du retour de ses talents », une réalité.

« Tous nos encouragements aux sociétés minières qui, à travers cette journée offre des opportunités d’avoir des emplois directs et indirects bien rémunérés et aux standards des pays développés » a-t-il conclu.

 

Encadré

Qu’est-ce que le PDAC ? 

Organisée depuis 1932, le PDAC constitue aujourd’hui l’événement de choix pour l’industrie minérale mondiale. Le PDAC 2019 a réuni pendant 4 jours, plus de 25.000 participants provenant de 135 pays dont 3.500 investisseurs. On y retrouvait également des experts, des représentants de gouvernements, des particuliers, etc. qui s’intéressant à l’exploration minière. Le PDAC, ce sont plusieurs panels, plus de 1.000 expositions, des rencontres B2B et de réseautage, etc.

Source L’Economiste du Faso, Numéro 289 du Lundi 11 Mars 2019

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Attaques armées, Le ministre des mines rassure les investisseurs canadiens

  • Une situation conjoncturelle
  • Le cadre institutionnel est propice à l’investissement
  • « Burkina Day » a été organisé à Toronto par Iamgold a l’honneur du Burkina

La convention annuelle de l’Association canadienne des Prospecteurs et Entrepreneurs (PDAC qui s’est tenue du 3 au 6 mars 2019. Parmi les évènements majeurs impliquant le Burkina Faso, on retiendra la tenue de Burkina Day, une journée entièrement dédiée au Burkina Faso et l’organisation de la 8 e édition de Franco mine sur le thème de l’acceptabilité social des mines.

Burkina Day a été organisé par la société minière Iamgold, la société canadienne qui exploite l’or sur le site Essakane. Steve Letwin, président et chef de la direction d’Iamgold dans son mot de bienvenue à la délégation du Burkina a précisé qu’il s’agit d’un événement spécial pour mettre en valeur le Burkina Faso. « Nous sommes extrêmement fiers de notre présence de longue date au Burkina Faso et nous sommes impatients de continuer à développer cette relation spéciale ».

Les propos du président et chef de la direction d’Iamgold se justifient. Bien qu’établi dans 3 continents, la mine d’Essakane est la plus importante parce qu’elle produit presque la moitié de la production du groupe.

Pour cette raison qu’il estime que le Burkina Faso offre un potentiel de rendement important pour l’investisseur patient et devrait figurer sur la liste des destinations de tous les acteurs sophistiqués de l’industrie minière. « . Je suis reconnaissant de la collaboration continue et des relations positives avec le gouvernement burkinabé. Nous espérons rester un acteur clé dans le développement des secteurs miniers du Burkina Faso pour les années à venir » a conclu Steve Letwin.

Invité à prendre la parole, le ministère des Mines et des Carrières, Idani Oumarou a axé son intervention sur 3 éléments. Actualité oblige, le premier élément a apporté sur la sécurité marquée par des attaques armées. « La situation que nous vivons est conjoncturelle. Les attaques sont l’ouvre de groupes islamiques certes mais aussi et surtout de grands bandits et de trafiquants de toute sorte », a lancé Idani Oumarou. Il n’a pas manqué de rassurer les investisseurs « Il n’y a pas de crises socio-politiques au Burina Faso. Le pays est politiquement stable. Il est un exemple de démocratie en Afrique ». Le ministère burkinabè en charge des mines a informé que l’offensive lancée par les forces de défense et de sécurité a permis depuis des semaines de donner des résultats encourageants ce qui augurent une victoire certaine dans les mois à venir. Le deuxième élément de son intervention a porté sur l’engagement politique du Burkina pour le secteur minier. Il a rappelé que l’activité minière est confrontée à des exigences d’acceptabilité sociale. Les mines drainent de gros flux mais les impacts ne sont pas toujours perceptibles dans le développement des régions minières et dans l’amélioration des conditions de vie des personnes impactées. Cette situation impose de mieux concilier recherche de profit et durabilité. La nécessite de poursuivre les efforts pour établir un partenariat fort entre les parties s’imposent, a recommandé Idani Oumarou. Le troisième élément de son intervention a porté sur l’événement Burkina day. Selon lui, le Burkina a besoin d’une telle plateforme pour faire connaitre ses atouts au monde comme l’engagement politique affirmée du gouvernement à travers le Plan national de développement économique et sociale qui ambitionne faire du secteur minier un levier de développement, (PNDES), un Code minier garantissant un partenariat gagnant-gagnant qui prend en compte les intérêts des sociétés minières, du gouvernement et des populations, une stratégie minière bien élaboré qui s’appuie sur une vision et un cadre institutionnel propice à l’investissement. Il a invité les investisseurs canadiens à participer à la prochaine édition de la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO) qui se tiendra en septembre 2019.

Elie KABORE

 

Encadré

Les perspectives d’Iamgold au Burkina

IAMGOLD a commencé la production commerciale du projet Essakane après l’acquisition du site en février 2009. En termes de perspectives, la société prévoit terminer une étude de faisabilité d’ici la fin de l’année qui décrit les possibilités d’optimiser davantage le circuit de lixiviation du carbone et le potentiel du lessivage en tas. En 2018, elle a terminé la construction de la centrale hybride solaire/thermique de 15 MWc pour nos activités Essakane et investi dans des systèmes améliorés afin de déterminer si notre production d’or provient de sources responsables.

Source L’Economiste du Faso, Numéro 289 du Lundi 11 Mars 2019

 

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Exploitation minière au Burkina : Le ministre Oumarou Idani paraphe trois contrats d’exploitation

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a procédé, le mardi 26 février 2019, à la signature de trois conventions d’exploitation de ressources minières dans trois provinces à savoir le Noumbiel, le Zoundweogo et le Ganzourgou. Les cosignataires de cette convention sont les compagnies minières Konkera SA, Kiaka SA et Orezone Bombore SA. Celles-ci disposent désormais du droit d’exploitation des gisements miniers dans les provinces citées.

La cérémonie marquant la signature officielle de ces trois conventions entre l’Etat burkinabè et les sociétés minières s’est déroulée le mardi 26 février 2019 dans les locaux du département des Mines et des Carrières. Cet acte vient concrétiser des décisions prises en conseil des ministres. En effet, le gouvernement, au cours des séances de conseil des ministres du 11 août 2016, du 25 novembre 2018 et du 19 décembre 2018, avait autorisé le ministre des Mines et des Carrières à signer respectivement les conventions entre l’Etat burkinabè et les sociétés Konkera SA, Kiaka SA et Orezone Bombore SA.

Ainsi, la société Konkera, qui dispose depuis 2015 d’un permis d’exploitation de la grande mine d’or, est autorisée à exploiter la mine de la commune de Batié, province du Noumbiel, dans la région du Sud-Ouest. La société Kiaka, quant à elle, titulaire d’un permis d’exploitation depuis 2016, pourra exploiter la mine de la commune de Gogo dans la province du Zoundwéogo (région du Centre-Sud). La société Orezone Bombore SA est titulaire, depuis 2016, d’un permis d’exploitation, et peut désormais exploiter la mine située dans la commune de Mogtédo, province du Ganzourgou, dans la région du Plateau central.

Le ministre Omarou Idani a souligné que « les négociations furent longues. » Il a salué au passage le sens de responsabilité des sociétés minières, avant de les appeler au respect des termes du contrat. Selon ses propos, le gouvernement burkinabè détient 10% du capital dans chacune des trois sociétés d’exploitation.

De ce fait, son département attend des sociétés une production d’or d’environ 144, 66 tonnes et un investissement direct étranger d’environ 609 milliards de F CFA. Sur cette base, la société Konkera, qui a un contrat d’une durée de sept ans, produira 28,6 tonnes d’or. 76,46 tonnes d’or seront produites par Kiaka SA sur une durée de 14 ans et 39,6 tonnes d’or pour Bombore SA sur 10,7 ans. Ces trois sociétés minières créeront 1 505 emplois indirects, sans compter les emplois directs.

Pour le ministre en charge des Mines, la mise en exploitation de ces sociétés contribuera sans nul doute à l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES), à savoir « Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois ».

Dans cette perspective, le développement local bénéficiera d’une contribution d’environ 2,9 milliards de F CFA par an. Le ministre Idani s’est dit confiant de l’essor sans cesse continu des recettes des mines et des carrières. Mais il espère que le Burkina Faso pourra produire ses propres lingots d’or dans un futur proche, tout comme il pourra exploiter d’autres minerais comme le diamant, le cuivre et le manganèse.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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Education : La société minière Wahgnion Gold Operation offre 650 tables-bancs à la province de la Léraba

La société minière Wahgnion Gold Operation (WGO), filiale de Teranga Gold Corporation, a offert 650 tables-bancs scolaires à la province de la Léraba, dans la région des Cascades. La cérémonie officielle de remise du don a eu lieu le mercredi 13 février 2019, dans la commune de Sindou. Ce don permettra d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants.

Cette cérémonie de remise de tables-bancs est la deuxième du genre. En effet, elle intervient après celle qui a eu lieu dans la commune de Niankorodougou en décembre 2018. L’entreprise avait fait également don de 330 tables-bancs à des écoles de la localité et d’un équipement complet de la salle de réunion de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Niankorodougou, pour un montant global de 12 millions de francs CFA.

A travers la remise des 650 tables-bancs, la société minière Wahgnion Gold Operation veut consolider son ancrage territorial dans la Léraba. Elle a choisi le secteur de l’éducation car elle estime que c’est la base de tout développement socio-économique d’un pays. Ainsi, le directeur général de la société WGO, Adama Barry, a indiqué que c’est au regard des difficultés que connaît le système éducatif dans la province de la Léraba, que son entreprise a souhaité apporter sa contribution à l’élargissement de l’offre éducative par un don de 650 tables-bancs, le tout pour un montant de 20 millions de francs CFA.

Selon lui, cette contribution permettra d’améliorer le cadre d’apprentissage des élèves et d’offrir de meilleures conditions de travail aux enseignants pour permettre une amélioration significative des résultats scolaires. Il a affirmé que la mine est en phase de construction et, donc, elle ne génère pas de revenus à ce stade. Malgré cela, en tant que citoyen corporatif, WGO déploie des efforts non-négligeables, pour apporter son soutien à l’effort de développement des communautés de sa zone d’implantation, afin de garder une bonne collaboration avec elles. Laquelle collaboration a permis l’avancement des travaux sur le chantier.

« Teranga Gold Corporation est une entreprise multinationale canadienne spécialisée dans la recherche et l’exploitation aurifères. Partout où elle opère, elle s’efforce de concilier son activité avec le développement des communautés hôtes. Les secteurs d’intervention au profit des communautés hôtes sont prioritairement l’éducation, l’accès aux soins de santé adéquats, l’accès à l’eau potable, le soutien à la production agro-sylvo-pastorale et le renforcement des capacités dans les secteurs d’activités. Wahgnion Gold Operation qui est une filiale de Teranga, s’est inscrite dans cette politique d’intervention communautaire », a laissé entendre le directeur général Adama Barry.

C’est ainsi que de nombreuses réalisations ont été exécutées, à savoir : la réalisation de dix forages, la réalisation de cinq puits maraîchers et de quatre forages en vue de promouvoir l’agriculture de contre-saison. Le montant de ces réalisations est de 91 millions de francs CFA. Il convient de noter également le développement de la culture du manioc dans le cadre de la restauration des moyens de subsistance des populations affectées par le projet.

Au plan sanitaire, le centre médical de Niankorodougou a été électrifié pour accroître la qualité des soins offerts aux patients et améliorer les conditions de travail des agents de santé de jour comme de nuit. Une ambulance neuve d’un montant de 24 millions de francs CFA hors taxes est en cours de transfert à la commune de Niankorodougou pour permettre l’évacuation des malades en cas d’urgence vers des centres de santé plus spécialisés.

A cette ambulance s’ajoutera du matériel médicotechnique de plus de 8 millions de francs CFA devant permettre d’améliorer significativement le plateau technique des centres de santé de la commune de Niankorodougou. Au cours de l’année 2018, des appuis institutionnels divers d’un montant total de 4 millions de francs CFA ont contribué à la mise à niveau des services administratifs stratégiques de la commune de Niankorodougou. Il s’agit notamment de l’électrification de la mairie, de la gendarmerie, du commissariat de police ainsi que du centre médical.

Ces actions envers les services publics de l’Etat traduisent le souci de WGO d’accompagner l’administration publique à offrir des services modernes de qualité aux administrés de sa communauté hôte. « Notre objectif est qu’à la fin de l’exploitation de la mine, ces populations hôtes soient dans de meilleures conditions sociales et économiques qu’au début du projet », a indiqué le directeur général. Toutefois, il rassure que la mine progresse conformément au calendrier prévu grâce aux actions de paix posées par les populations.

La province de la Léraba a acquis ce don grâce à l’engagement personnel et inconditionnel pour la cause de l’éducation de madame le haut-commissaire de la province, Adjara Kientéga/Ouédraogo. Elle a affirmé que ce geste entre en droite ligne des ambitions du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Selon elle, cet accompagnement de la société minière WGO est une bouffée d’oxygène pour l’Etat dans sa mission régalienne d’assurer une éducation de qualité à chaque Burkinabè. C’est pourquoi, elle a salué le geste à sa juste valeur. Par ailleurs, le haut-commissaire a relevé la qualité managériale et les rapports de saine collaboration que l’équipe opérationnelle en poste à Niankorodougou entretient avec les autorités et les acteurs locaux.

Les bénéficiaires quant à eux, ont exprimé leurs sentiments de joie et de satisfaction. Djénéba Ouattara, élève en classe de CM2 à l’école de Sindou A, a pris la parole au nom de l’ensemble des élèves des 156 écoles de la province de la Léraba, pour témoigner toute sa gratitude à la société minière Wahgnion Gold Operation pour ce don de 650 tables-bancs. Selon elle, ce geste contribuera sans nul doute à améliorer leurs conditions d’études.

Elle a pris l’engagement, au nom de ses camarades, de bien travailler pour faire honneur au donateur et surtout de bien entretenir ces tables-bancs. Embouchant la même trompette, le directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non-formelle de la Léraba, Lazard Bayé, a exprimé sa joie. « Ma joie est d’autant plus grande que c’est le milieu de l’éducation qui se trouve ainsi rehaussé par non seulement cet appui inestimable de la part Wahgnion Gold Operation, mais aussi pour cet égard que vous manifestez à notre endroit en étant à nos côtés », a-t-il lancé au directeur général de WGO.

Pour lui, la volonté affichée des plus hautes autorités de l’éducation d’accroître l’offre éducative par, entre autres, le rapprochement des infrastructures scolaires des populations bénéficiaires, s’est traduite par la réalisation de plusieurs établissements scalaires. Cette situation a naturellement accru la demande des écoles en tables-bancs, un besoin auquel l’administration scolaire, sous la houlette de l’Etat et des collectivités, essaie tant bien que mal de faire face.

La province de Léraba avait ainsi un besoin de 800 tables-bancs. C’est pourquoi, il a souligné que « cet appui viendra répondre à ce besoin de plus en plus croissant pour ce type de matériel dans notre province ». Il donne l’assurance au donateur du bon usage et de la répartition judicieuse qui sera fait de ce don. Il prend l’engagement aussi d’en prendre soin pour que cette dotation puisse servir le plus longtemps possible la cause de l’éducation.

Toutefois, il a souhaité que le geste de WGO fasse des émules et que d’autres partenaires puissent emboiter le pas. « Les défis au sein de l’éducation sont immenses et le concours de tous s’avère indispensable pour nous aider par exemple à assurer une formation continue aux enseignants au regard de la jeunesse du corps (53%), à savoir des salles de conférence dans chaque CEB, à mieux organiser les journées dédiées à l’excellence, à l’organisation des compétitions sportives et culturelles dans nos écoles, à accroître l’offre en matière d’alphabétisation dans notre province », a-t-il laissé entendre.

Pour encourager les enseignants, WGO offrira un prix spécial à l’enseignante et à l’enseignant de la province qui aura fait les meilleurs scores à l’examen du Certificat d’études primaires, session 2019. Ce prix sera composé, pour chaque catégorie, d’une motocyclette et d’un ordinateur potable.

Romuald Dofini

Source Lefaso.net

 

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Charbon fin dans les sociétés minières « Soit on le jette à la poubelle, soit on en tire un profit financier », dixit Tidiane Barry

  • Faute de moyen, le charbon fin de Poura erre dans la nature
  • La situation sécuritaire affecte le secteur minier
  • AJM-BF a fait un taux de réalisation de 98%

C’est devenu une tradition de se présenter les vœux les meilleurs à chaque début d’année entre les deux partenaires traditionnels que sont la Chambre des mines du Burkina Faso (CMB) et l’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF). Celle de 2019 dont les vœux ont porté sur la santé, réussite personnelle et professionnelle et stabilité du pays a eu lieu le 18 janvier 2018 dans les locaux de la CMB à Ouagadougou. Comme il fallait s’y attendre, la dernière actualité brûlante minière au Burkina Faso survenue en début décembre 2018, avec cette saisie de charbon fin de la mine Essakane par la Brigade nationale anti- fraude de l’or (BNAF) le 30 décembre 2018 sur ordre du Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou a occupé une place de choix dans cette cérémonie. C’est ainsi qu’un coin de voile a été levé sur cette affaire dont la chronologie a été relayée dans le numéro 282 de L’Economiste du Faso. En rappel, ce sont au total 32 containers représentant 495  tonnes de charbon fin contenant 304,273 kg d’or et 135,891 kg d’argent. Du reste, qui mieux que l’actuel président de la CMB, Tidiane Barry (ancien directeur des affaires corporatives et ancien Directeur général adjoint de la société minière Essakane), et le secrétaire à la formation de la CMB, Cyrille Kabré (ancien directeur de la mine de Poura), pour donner les tenants et les aboutissants de cette affaire aux journalistes. D’entrée, Tidiane Barry a salué l’esprit de responsabilité des médias burkinabè dans le traitement de l’information de cette affaire. Quant au géologue Kabré, la technique qui consiste à incinérer le charbon fin afin d’extraire l’or qui s’y trouve n’est pas en soi une technique nouvelle mais existe depuis l’apparition de la métallurgie dans le secteur minier. Il souligne que cette technique requiert, certes, de la technicité mais surtout de gros moyens financiers de la part de la société. Et c’est à défaut de cela que la mine de Poura stockait son charbon fin dans des barriques qui se trouveraient aujourd’hui encore à la mine ou dans la nature. Pour sa part, la procédure qu’entend utiliser Essakane pour extraire l’or et l’argent de son charbon fin à partir de sa fonderie au Canada est dans la continuité de ce qu’elle fait déjà sur le site.

Fonds minier de développement local sera une réalité

Concernant la question du Fonds minier de développement local qui découle de l’application du Code minier adopté en 2015, Tidiane Barry assure que : « Des mesures sont en train d’être prises pour prendre en compte la volonté de toutes les sociétés minières pour qu’elles participent effectivement au Fonds minier ». Le président de la CMB est revenu sur la situation sécuritaire dont les sociétés minières sont durablement affectées. Il a rappelé qu’en 2018,le secteur minier avait été victime d’attaques terroristes, d’insécurité et de banditisme. Le dernier acte des attaques terroristes est l’enlèvement par des individus non identifié set l’assassinat du géologue canadien, Kirk Woodman, de la société minière Progress Minerals le 16 janvier 2019, à Petoye Beiga, dans le Sahel. Une minute de silence a été observée en sa mémoire. Pour sa part, le président de l’AJM-BF, Elie Kaboré, s’est félicité des résultats satisfaisants engrangés au cours de l’année 2018, par l’association, soit un taux de réalisation de 98%. Parmi les activités menées, il cite la visite des sociétés minières, la formation sur l’’environnement et le développement durable, la production d’articles sur plusieurs thèmes, la participation à des rencontres nationales et internationales, etc. Certaines de ces activités ont été facilitées par la CMB, la société Essakane et le ministère des Mines. En 2019, le thème sous lequel seront menées les différentes activités selon Elie Kaboré est : « Intégration du secteur minier dans le tissu économique et social ».

Rachel DABIRE

 

Encadré 1

Tidiane Barry donne son point  de vue sur le charbon fin

« La mine décide soit de jeter quelque chose qui a de la valeur à la poubelle, soit de chercher à trouver une autre méthode pour tirer le maximum de profit de la valeur qui reste dans ce charbon. C’est même une question de responsabilité et j’espère que toutes les mines au Burkina Faso plutôt que d’avoir à jeter le charbon fin pourront en tirer un profit financier, sinon c’est du gaspillage. C’est ça la problématique du charbon fin », a martelé le président de la CMB, Tidiane Barry.

source: L’Economiste du Faso du 04 févier 2019

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La Sécurité des sociétés minières au centre des préoccupations du gouvernement

Le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré et le ministre des mines et carrières Oumarou Idani ont échangé, en milieu de matinée du jeudi 31 janvier 2019, avec les responsables des sociétés minières. Au centre des échanges, la question sécuritaire dans notre pays et particulièrement dans le secteur minier.

Au cours de cette séance , le ministre des mines et carrière a, dans son mot introductif, laissé entendre que le secteur minier occupe une grande place dans l’économie nationale. Il a affirmé que le sous-secteur industriel est dynamique avec 12 mines industrielles en exploitation, 10 000 emplois et une production qui confirme ce dynamisme. Le sous-secteur artisanal lui est présent dans environ 800 sites et emploie autour de 02 millions d’acteurs. Le ministre Oumarou Idani, déplore toutefois que le secteur minier soit confronté, depuis septembre 2017, à des attaques terroristes. Depuis cette date en effet , quelque 09 attaques terroristes y ont été enregistrées avec à la clef des décès, des blessés et des dégâts matériels. La dernière en date s’est produite, le 15 janvier 2019 et s’est soldée par l’enlèvement et l’assassinat du géologue Kirk woodman.

Face à cette contrainte sécuritaire qui a particulièrement durci ,les premières autorités de notre pays ont préconisé une série de cadrages sécuritaires qui devront prendre la forme d’une stratégie globale suite aux futures rencontres d’échanges avec les spécialistes de sécurité de chaque société minière.Mais d’ores et déjà ,des consignes de sécurité sont données aux sociétés minières, à savoir : éviter tous les postes avancés dans les régions du Sahel et de l’Est avec la présence d’expatriés et systématiser les escortes (Sociétés d’exploitation et d’exploration). A cela s’ajoute, l’étude de la possibilité de construire des casernes au niveau de chaque mine industrielle et la disponibilisation d’effectifs par le ministère de la sécurité.

Le ministre de la sécurité, Ousséni Compaoré, a dans son intervention, rassuré les sociétés miniers que toutes leurs préoccupations seront prises en compte.
Pour le ministre de la sécurité, son département travaille pour sécuriser l’ensemble du territoire du Burkina Faso. Idem pour les sociétés minières qui sont sur le territoire Burkinabé qui sont de facto prises en compte avec leur spécificité.

Chaque situation selon lui, correspond à un certain nombre de mesures et de stratégies à adopter. Il promet rentrer très bientôt en concertation avec les techniciens de sécurité des sociétés minières pour prendre en compte les spécificités de leur besoin, les analyser et voir comment cela peut s’intégrer de façon efficace dans sa vue holistique de la sécurisation du territoire burkinabé. Le ministre Ousséni Compaoré affirme toutefois qu’en matière de sécurité, il n’y a pas de risque zéro. L’on doit plutôt travailler à tendre vers ce risque zéro. Il ajoute que l’insécurité est une lutte de longue-haleine. Du reste,il se dit certain que le Burkina Faso sortira vainqueur de cette guerre asymétrique.

Direction de la communication et de la presse ministérielle M/SECU.

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Affaire de fraude d’or à Bobo-Dioulasso: «Une opération légale», selon le directeur des mines

Une affaire de fraude de l’or défraie en ce moment la chronique sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à Sidwaya, le dimanche 6 janvier 2019, le directeur des mines, Kuilga Emmanuel Yaméogo, explique qu’il ne s’agit pas de fraude, mais plutôt d’une opération légale d’exportation de résidus appelés charbon fin.

Sidwaya (S) : Une affaire de fraude d’or alimente la polémique actuellement. Qu’en est-t-il exactement ?

Kuilga Emmanuel Yameogo (K.E.Y.) : Il ne s’agit pas d’une affaire de fraude d’or mais d’une exportation des résidus appelés charbon fin qu’une mine, Essakane IAM GOLD, a demandé officiellement  à exporter. Les résidus sont issus du traitement de l’usine de cette mine et contiennent effectivement de l’or. Mais présentement, nous n’avons pas la possibilité de traiter ces résidus au Burkina Faso. Et c’est pour cette raison, que la mine a demandé à les exporter au Canada. Elle a saisi l’administration publique, notamment le ministère des Mines qui a donné les autorisations nécessaires pour l’exportation de ces charbons fins.

S : Le ministère des Mines s’est-il assuré de la légalité de l’opération avant de l’autoriser ?
K.E.Y. : La procédure veut qu’un agent de la Direction générale des mines et de la géologie et un autre du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) soient présents au moment du colisage et des pesées de ces charbons fins. Et ces agents ont effectivement assisté à l’empaquetage et à l’embarquement de ces charbons fins qui pèsent au total 495 tonnes. Dans ce tonnage, on a estimé l’or à environ 304 Kg et l’argent (métal) à environ 135 kg qui doivent être récupérés au Canada.
S : Qu’est-ce qui justifie la saisie des charbons fins, malgré la régularité de l’opération d’exportation ?
K.E.Y. : Le chargement de ce charbon fin a été saisi, scellé et déposé au port sec de Bobo-Dioulasso par la Brigade nationale anti-fraude, une structure créée pour lutter principalement contre toute forme de fraude sur l’or et les autres substances précieuses. Tous les membres de cette structure ont qualité d’officier de police judiciaire.  Et ayant l’information qu’il y a une probable tentative de fraude d’or, le procureur général a instruit cette brigade, qui s’est déportée sur les lieux, à Bobo-Dioulasso, le 30 décembre 2018. Ainsi, la brigade a saisi, scellé et déposé les colis au port sec de Bobo-Dioulasso, en attendant la  vérification nécessaire des documents. Je pense que la brigade est en train de réunir tous les documents pour les transmettre au procureur général qui prendra sa décision.
S : Il ne s’agit donc pas d’une exportation frauduleuse ?
K.E.Y. : Cette opération est conforme à la loi minière notamment à l’article 46 de la loi 036/2015 portant Code minier. L’opération est légale. Et la société a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Je voudrais rassurer que la Direction générale des mines et de la géologie et le BUMIGEB ont suivi cette opération du début jusqu’à la fin. Et pour plus de contrôle approfondi, nous avons même prélevé 640 échantillons de ce charbon fin  pour des analyses au  BUMIGEB pour pouvoir les confronter aux résultats qui sortiront de la fonderie.
S : Mais on a du mal à comprendre pourquoi cette saisie…
K.E.Y. : A partir du moment où le procureur général a décidé d’approfondir ses informations, on ne peut plus arrêter l’action déjà engagée.
S : Quelles sont les perspectives envisagées pour permettre le traitement du charbon fin sur le territoire national ?
K.E.Y. : Il faut d’abord dire que la société en question est la toute première à valoriser ce charbon fin. Les autres sociétés, faute de capacité de traitement, le rejettent dans leurs parcs à résidus. Cette société a déjà installé une fonderie sur son site, mais la capacité actuelle ne permet pas d’épuiser tout le charbon stocké.  En perspective, c’est l’agrandissement de cette fonderie. Et les autres sociétés doivent s’inspirer  de cette expérience pour construire des fonderies sur leurs sites.
Source Sidwaya du 7 janvier 2019
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Développement local, Engagement d’Endeavour Mining à réaliser des projets sanitaires

  • Une infrastructure hospitalière de 120 millions de FCFA pour Houndé
  • Une ambulance pour le CSPS de Namissiguima
  • Un véritable partenariat pour le développement des Etats

 

Le groupe Endeavour Mining, qui détient les mines de Karma et de Houndé au Burkina Faso, travaille à améliorer les conditions de santé de ses communautés hôtes. Des actions sont régulièrement entreprises ou financées par Endeavour Mining pour permettre l’accès à des soins de qualité dans les localités qui abritent ses projets.

Houndé Gold Operation finance la construction d’un CSPS à Koho

La mine de Houndé ; Houndé Gold Operation; filiale du groupe Endeavour Mining, a procédé fin octobre 2018 au lancement de la construction d’un Centre de santé et de prévention sociale (CSPS) à Koho, secteur N°5 de la ville de Houndé.

La cérémonie de la pose de la première pierre a été présidée par le ministre de la Santé, Dr. Nicolas Médah. Il avait à ses côtés le Haut-Commissaire de la province du Tuy, le maire de la commune de Houndé, Hon Dissan Boureima Gnoumou, et plusieurs représentants des autorités locales.

D’un coût prévisionnel de 128 millions de FCFA, ce CSPS sera composé d’un dispensaire, d’une maternité, de 2 logements, d’un forage, d’infrastructures annexes, et sera équipé de matériel médicotechnique.

Pour le maire de Houndé, «la construction de ce CSPS viendra accroître l’offre de santé et combler des besoins de soins sans cesse croissants». Il a aussi indiqué que la mine de Houndé n’en est pas à son premier geste d’appui aux populations dans le domaine de la santé. C’est pourquoi il a remercié Endeavour Mining pour ses efforts.

«Nous ambitionnons de travailler de manière proactive avec les autorités locales et les communautés, afin de résoudre d’une manière efficace et durable les difficultés d’accès aux soins de santé des populations», a, de son côté, déclaré Marcus Brewster, directeur de la mine de Houndé, lors de la cérémonie.

Mais, avant ce geste en faveur des populations de Koho, la mine de Houndé avait offert une ambulance à la commune de Houndé, et remis à l’hôpital de Houndé un lot de matériel médical.

La mine de Karma offre une ambulance au CSPS de Namissiguima

C’est dans cette même dynamique qu’Endeavour Mining, à travers sa mine de Karma (Riverstone Karma SA), au Nord du Burkina, a également réalisé à Namissiguima, dans la province du Yatenga, des projets au profit des communautés locales.

Au niveau du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Namissiguima, la mine de Karma a construit un nouveau bâtiment qui fait office de bureau du Major (responsable des infirmiers), une salle de soins et une salle d’hospitalisations.

Ce nouveau bâtiment offre aujourd’hui un cadre plus confortable de travail aux agents de santé du CSPS de Namissiguima et un cadre d’accueil pour les malades et leurs accompagnants. En plus du nouveau bâtiment, le centre de santé avait bénéficié d’une ambulance neuve pour faciliter les évacuations des malades de Namissiguima et des villages voisins vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Ouahigouya.

Il est prévu également la remise d’un lot de matériel médical à un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) Ouahigouya. 

JB

Encadré

Endeavour Mining: un partenaire dans le développement des Etats où elle opère

La réalisation de ces projets en matière de santé est la manifestation de l’engagement du groupe Endeavour Mining à contribuer au développement socio-économique des communautés hôtes et aussi de son adhésion à l’atteinte des objectifs de la politique nationale en matière de santé au Burkina Faso. Entreprise citoyenne, Endeavour Mining souhaite être un partenaire de choix dans le développement des Etats dans lesquels elle opère, et appuyer le développement local des populations ; développement qui passe par une amélioration de l’accès à des soins de qualité.

Source : L’Economiste du Faso N°275 du 26 novembre 2018

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