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Category Archives: Actualités

ROXGOLD SANU entame son extension

Le gouvernement burkinabè vient d’autoriser l’extension du périmètre géographique du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société Roxgold Sanu SA. Située dans la commune de Bagassi, province des Balé, région de la Boucle du Mouhoun, Roxgold Sanu SA est en production depuis 2016. Cette extension de la limite du permis couvre une superficie totale de 7,2 km2 et nécessitera un investissement du 16 milliards de FCFA pour l’extension de l’usine et de la mine souterraine. La production attendue suite à cette extension est de 5,2 tonnes. Le projet d’extension permettra de générer au profit du budget de l’Etat des recettes additionnelles d’un montant de 24, 890 milliards de FCFA.
Le revenu additionnel pour la commune de Bagassi est de 50 millions de FCFA par an.

Journal l’Economiste du Faso

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Gouvernance des ressources minérales : Le CGD outille les journalistes

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé une formation des journalistes sur la gouvernance des ressources minérales, le mardi 20 mars 2018 à Ouagadougou. Il s’est agi d’échanger entre autres sur les principes du droit minier, les réformes et les innovations du code minier.

Parmi les questions qui ne font pas l’unanimité au Burkina Faso, figure celle des ressources minérales. L’impact des industries extractives est remis en cause par bon nombre de personnes. A travers cette formation, le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) compte faciliter la tâche pour une bonne compréhension des œuvres journalistiques par la population. « Pour le CGD, renforcer les capacités des journalistes sur le traitement du secteur minier, c’est contribuer à plus de transparence au niveau local », a justifié le chargé de suivi-évaluation du CGD, Simon Pierre Douamba.

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Selon les organisateurs, cette action figure dans l’un de leurs axes de la stratégie 2018-2022. Lors de sa présentation, le formateur, consultant du CGD, Adrien Somda, a indiqué que « la bonne gouvernance sur les ressources minérales est l’environnement juridique et institutionnel qui promeut la transparence et la responsabilisation de manière efficace ». Et de préciser que la bonne gouvernance ne se limite pas à l’information sur les transactions de recettes courantes.

Pour Adrien Somda, elle couvre également la communication de données sur :
 Les dépenses financées par recettes,
 Le solde budgétaire hors ressources naturelles,
 Toutes dettes ou passifs conditionnels utilisant ses ressources comme garantie,
 Tous les avoirs financiers y compris ceux découlant des recettes provenant des ressources naturelles,
 La valeur estimée des avoirs en ressources naturelles,
 Les activités quasi budgétaires et les risques financiers liés à la mise en valeur des ressources naturelles.

Au cours de cette formation, les hommes de médias ont échangé autour de quatre modules à savoir :
 Notion de gouvernance dans le secteur extractif ;
 Les grands principes du droit minier ;
 Les réformes et innovations du code minier ;
 Les fonds miniers.

A en croire Adrien Somda, au sortir de cette formation, il revient à chaque journaliste selon sa prédisposition sur une thématique donnée, de pousser plus loin ses recherches. En se basant sur les textes, il revient à chaque journaliste de se poser les bonnes questions lors de la collecte et du traitement de l’information.


Associat Post

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Energies renouvelables La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde est à Essakane

Le président du Faso, Roch Kaboré a inauguré une centrale solaire le vendredi 16 mars 2018 sur le site minier de IAMGOLG SA à Essakane dans la région du sahel. Cette centrale hybride d’une capacité de production de 72 mégawatts est la plus grande au monde. Une centrale solaire qui permet à Essakane SA d’économiser près de six millions de litres de fioul par an. C’était en présence des populations, des autorités politiques, administratives et religieuses de la région.

15 MW, sur une superficie de 30 hectares avec un investissement de 15 milliards, c’est la nouvelle centrale solaire de la société minière Essakane SA de IAMGOLD. L’inauguration du joyau a eu lieu ce vendredi 16 mars 2018 à Essakane, sur le site minier dans la région du Sahel. C’est le président du Faso qui a procédé à la mise en marche officielle de la centrale. Ajoutée à la production thermique qui existait déjà, cette nouvelle centrale hybride solaire-fioul est la plus importante au monde. Le président du Faso a salué les responsables pour cet investissement. Il espère qu’une partie pourrait desservir la ville de Dori, via la Sonabel. Le locataire de Kosyam souhaite également que les autres mines emboitent les pas de Essakane SA.
Essakane investit et économise près de six millions de litres de fioul par an
En investissant dans le solaire, Essakane opte pour l’énergie propre selon Stephen Letwin, président et chef de direction de IAMGOLD Corporation. Pour lui, c’est une nouvelle étape dans l’innovation et l’excellence. La mine Essakane entre ainsi dans l’ère de l’énergie propre avec une réduction annuelle de 18 500 tonnes d’émissions de CO2 et une économie de 6 millions de litres de fioul par an. Et ce n’est pas tout. La nouvelle centrale solaire, note monsieur Stephen Letwin, va générer près de 40 emplois directs durant la phase d’exploitation et un pourcentage de ses revenus sera dédié au développement local.

Faire du Burkina Faso, un exportateur de l’énergie solaire d’ici 2020-2025
Le ministre de l’Energie, Bachir OUEDRAOGO a lui aussi salué l’initiative de la mine. Cela va en droite ligne de la vision du gouvernement. Le Burkina Faso compte à l’horizon 2020-2025 exporter l’énergie solaire. C’est pourquoi le gouvernement soutient et encourage les producteurs indépendants d’énergie renouvelable. Et si c’est la compétence dans le domaine, il y en a. L’installation de cette centrale solaire est l’œuvre d’une entreprise burkinabè. C’est la société Essakane Solaire SAS. C’est elle qui a mis en place les 128 880 plaques solaires. L’idée de IAMGOLD rappelle son premier responsable, est d’arriver à fonctionner uniquement avec les plaques solaires.

Source : Lefaso.net

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COMMUNIQUE RELATIF A L’INCENDIE SURVENU A L’USINE DE BISSA GOLD

Le lundi 05 Mars 2018 aux environs de 18h, un incendie s’est produit dans notre usine de traitement de minerai, au niveau du compartiment CIL « Carbone ln Leach ».
Grâce aux efforts conjugués et au professionnalisme de nos équipes de Santé et Sécurité au Travail, Usine, Sécurité et Exploitation, le feu a été maîtrisé de façon sécuritaire dans un temps relativement court, et nous sommes surtout soulagés de constater qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine ni aucun de nos employés blessé lors de cet incident.

Cependant, il est à noter que des dégâts matériels ont été constatés au niveau du circuit de régénération qui nécessitera des réparations. Des investigations sont en cours pour élucider les causes de l’incendie, et aussi pour déterminer l’ampleur des réparations nécessaires pour une reprise complète de l’usine de production.
À l’heure actuelle, nous avons isolé le circuit de régénération et d’élution, et avons repris les processus de broyage et de concassage afin d’éviter que cet incident n’affecte les efforts de production planifiés.

Bissa le 07/03/2018

La Direction Générale de Bissa gold

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MINES AU BURKINA FASO: SEMAFO SA publie ses objectifs 2018 pour ses sites de Boungou et Mana

La société minière canadienne SEMAFO SA a annoncé ses objectifs en matière de production et de coûts pour 2018 pour ses mines Mana et Boungou au Burkina Faso.
Les prévisions font ressortir donc une production d’environ 75 000 onces à Boungou, dont 60 000 à 70 000 onces en production commerciale. Une fois en production commerciale, Boungou devrait traiter environ 0,45 million de tonnes de minerai à une teneur moyenne de 4,87 g/t Au et atteindre un taux de récupération de l’or de 93 % en moyenne résume une note de la société.

En 2018, l’usine Mana devrait traiter environ 2,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 2,52 g/t Au et atteindre un taux de récupération de l’or de 89 % en moyenne. En tout, 2,1 millions de tonnes de minerai seront extraites des fosses à Siou et Wona, à une teneur moyenne de 2,71 g/t Au, et le reste du matériel traité proviendra des stocks de minerai et du matériel à basse teneur.
En ce qui concerne l’exploration, le budget d’exploration initial pour 2018 a été fixé à 26 millions $, dont 9 millions $ seront dépensés à Boungou, 7 millions $ sur le projet Mana, 4 millions $ à Nabanga, 3 millions $ à Korhogo et les derniers 3 millions $ dans le secteur de Bantou.

Prévisions pour 2018

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Divers faits saillants justifient ces prévisions de la société. Il s’agit de la production consolidée entre 235 000 et 265 000 onces d’or, ce qui représente une progression de 21 % sur la production de 2017, le coût de maintien tout inclus pour 2018 entre 900 $ et 940 $ par once et la production totale de 75 000 onces à Boungou en 2018, dont 60 000 à 70 000 onces en production commerciale.

Associat post

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Autonomisation économique de la gent féminine burkinabè LES STRATÉGIES DE LA FONDATION SEMAFO

Le Burkina Faso à l’instar des autres pays en voie de développement, est confronté à d’énormes défis en rapport avec le développement durable. Pauvreté de la population, faiblesse des investissements en matière d’infrastructures socio-économiques de base. De bonnes volontés, fort heureusement, se signalent et apportent leur contribution. Parmi ces bienfaiteurs, la Fondation SEMAFO. Ses actions sur le terrain au fil des années, améliorent le quotidien de nombreuses communautés au Pays des Hommes Intègres. Pour ce premier trimestre de l’année 2018, l’institution est intervenue dans plusieurs secteurs dont les plus emblématiques restent l’autonomisation économique de la frange féminine et le secteur de l’éducation, priorité des priorités.

2018 sera sans doute une année riche pour les habitants des régions de la Boucle du Mouhoun et de l’Est du Burkina Faso. La Fondation SEMAFO dans sa quête pour un monde meilleur a encore fait parler son cœur dans ces deux régions du Burkina. Des projets à activités génératrices de revenus ont été lancés au profit des femmes de ces zones. Pour ce faire, l’aviculture a été ciblée et des appuis ont été apportés à cet effet. Il s’agit essentiellement de 3 poulaillers modernes de capacité de 500 poulets chacun. Des gallinacés, qui selon les estimations pourront être mis sur le marché en seulement 45 jours. Des poussins (3000), du matériel technique, des vaccins, des vitamines et aliments pour volailles ont également été mis à la disposition des productrices. La Fondation a également procédé au renforcement des capacités des bénéficiaires en technique d’aviculture moderne. Le segment commercial n’a pas été occulté pour éviter que l’initiative ne se grippe.

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Il est important de connaître l’environnement économique, d’identifier les spécificités du marché afin de pouvoir écouler la production et rentabiliser l’activité. Dans cette logique, les mines de Mana et de Boungou peuvent déjà être considérées comme des pôles d’écoulement d’envergure qui absorberont la totalité des volailles produites.
Outre l’aviculture, la Fondation soutient le projet d’embouche ovine. Dix femmes de la Région de l’Est ont chacune reçu trois moutons. Elles ont en plus été équipées en matériel d’élevage composé pour l’essentiel, de brouettes, de mangeoires, de râteaux, de sceaux et de bien d’autres équipements. De l’aliment à bétail est également mis à leur disposition. Objectif, faciliter l’engraissage des moutons.
C’est connu, la Fondation ne fait pas les choses à moitié. Un partenariat a ainsi été scellé entre les services techniques de l’élevage et les éleveurs. La question de l’entretien et du suivi sanitaire des animaux se trouve simplifiée. À en croire les spécialistes de l’élevage, ces ruminants pourront être revendus dans un délai raisonnable de 4 mois, avec bien sûr des bénéfices substantiels.
Les femmes le plus souvent, en zones rurales, dépendent économiquement de leurs époux. Une problématique qui se trouve en partie résolue du fait de ce soutien de la Fondation.

Au Burkina Faso comme dans la plupart des pays en voie de développement, la pauvreté a un visage féminin, c’est d’ailleurs ce qui a motivé la Fondation SEMAFO à apporter son appui à cette frange de la population. Pour Amidou Ouattara, responsable du bureau de la Fondation au Burkina, cette approche vise à donner une totale autonomie financière à la femme burkinabè.
L’autonomisation des hommes est aussi une préoccupation pour la Fondation SEMAFO. Des équipements de production de miel ont été offerts à une trentaine d’apiculteurs issus de 5 villages de la commune de Partiaga dans la région de l’Est. En plus des équipements, ces producteurs bénéficieront de formations ; un accompagnement qui leur permettra de moderniser leur activité.

La corvée d’eau, l’autre bataille de la femme rurale !!!
La ressource « eau » est aussi un facteur déterminant dans le processus du développement. Au Burkina Faso, la problématique liée à l’eau est une équation à multiples inconnues pour les populations. La recherche de l’or bleu amène les populations à effectuer de longues distances. De nombreuses femmes passent souvent toute une journée pour quelques litres d’eau. Un périple qui vient d’être considérablement réduit dans plusieurs villages grâce aux efforts de la Fondation. Elle a en effet réalisé 5 forages au profit des populations des villages de Tawori et Natongou dans la région de l’Est et de Kiétou, Kongoba et Zienkuy dans la Boucle du Mouhoun.

Les jeunes filles en zones rurales sont sollicitées pour les travaux ménagers, dont la corvée d’eau. Pour Hadjaratou Hira, habitante du village de Zienkuy, la disponibilité de l’eau, vient alléger la charge de ces scolaires. La conséquence directe d’une telle réalisation précise, Mme Hira, c’est l’impact positif sur les rendements scolaires de ces jeunes filles. Les conditions d’existence de ces populations se trouvent améliorées à bien des égards. Des changements qualitatifs pourront être observés dans le quotidien de ces milliers de ménages.
Le savoir pour tous …
La lutte contre l’obscurantisme et l’ignorance est un combat de longue haleine. La Fondation contribue à faire bouger les lignes à ce niveau. L’institution consacre 50 % de son budget au seul secteur de l’éducation.

Dans ce combat pour promouvoir la connaissance, la Fondation a offert des infrastructures au profit du secteur éducatif des Régions de l’Est et de la Boucle du Mouhoun. Ce sont au total 4 infrastructures scolaires composées principalement de salles de classe, de bureaux, de magasins et de latrines qui ont été offerts à des localités de la Région de l’Est et la Boucle du Mouhoun.
Ainsi, le village de Boungou, a été doté d’une école de niveau primaire. Les villages de Pompoï et de Dangouna ont pour leur part reçu 2 collèges d’Enseignement Généraux. Fini le temps où il fallait partager les salles avec d’autres institutions. Le CEG de Wona, bénéficie-lui, de 3 salles de classe. Celles-ci lui confèrent désormais le statut de Lycée. Il pourra accueillir ses premiers élèves de seconde dès la rentrée prochaine.

En plus des infrastructures, 6 écoles de la région de l’Est ont reçu en tout 25 lave-mains à la grande satisfaction des acteurs de l’enseignement.
Pour le désormais Lycée de Wona, l’accompagnement est apprécié à sa juste valeur par le directeur du CEG de Wona, Barthélemy VEBAMBA. Selon cet enseignant, l’ouverture de ce second cycle permettra aux élèves de rester dans le carcan familial afin de poursuivre sereinement leurs études. Le Lycée de Wona donnera également la possibilité aux scolaires de faire un choix entre la série scientifique ou littéraire a d’emblée précisé M. VEBAMBA.
Pour Chantal GUÉRIN, directrice générale de la Fondation SEMAFO, ces dotations permettront aux scolaires de poursuivre leurs parcours académiques dans les conditions les meilleures.
Pour cette dernière opération, se sont 70 Millions de Francs CFA qui ont été investis dans la seule région de la Boucle du Mouhoun et 35 millions francs CFA dans la région de l’Est soit un total de 105 millions de francs CFA.

À travers ses actions sur le terrain, la Fondation SEMAFO contribue à impacter de façon positive la vie des populations. Au regard des défis et des engagements de l’institution, des efforts devront être consentis du côté des populations pour permettre à la Fondation de dérouler son programme pour l’année 2018. Le pari du développement est un engagement collectif et chacun devra jouer sa partition pour le grand bonheur des communautés locales.

Associat post

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Labellisation de la RSE/ minières au Burkina Faso, la machine en marche

Le Réseau Afrique Jeunesse, l’ONG Diakonia et la Chambre des Mines du Burkina ont procédé au lancement de la labellisation de la Responsabilité Sociale et Sociétale RSE/ minières au Burkina Faso le jeudi 1er mars 2018 à Ouagadougou. Ce label vise à encourager les sociétés minières à s’engager dans la promotion des principes universels de la responsabilité sociale et le développement durable dans leurs activités économiques.

Pour que le développement du secteur minier rime avec le développement économique et social équitable des populations, le label RSE/minières est aujourd’hui une réalité au Burkina Faso. Sous l’égide, du ministère en charge des mines et des carrières, le Réseau Afrique Jeunesse, l’ONG Diakonia et la Chambre des Mines du Burkina ont procédé au lancement de la labellisation de la Responsabilité Sociale et Sociétale RSE/ minières au Burkina Faso le jeudi 1er mars 2018 à Ouagadougou. Selon le représentant du ministre des mines et des carrières, Lamourdia THIOMBIANO, le lancement de la labellisation de la RSE/minières au Burkina Faso va promouvoir les facteurs d’attractivité de l’investissement productif et de la croissance à long terme, d’autant plus que le secteur minier est un véritable pilier de l’économie burkinabé. Sa contribution au budget national, estimée à 226 milliards en 2017,ne fait que s’accroitre chaque année.

Dans cette même dynamique, le Réseau Afrique Jeunesse (RAJ), qui est l’un des initiateurs de cette démarche, veut faire de l’exploitation minière, un secteur plus humaniste et respectueux de l’environnement au Burkina Faso. De plus, ce label contribuera à réduire la pauvreté et à promouvoir la stabilité économique et le développement durable, foi de Da HIEN, coordonnateur du RAJ.
Du côté de la Chambre des Mines du Burkina (CMB), faitière des sociétés minières au Burkina Faso, l’engagement est pris pour encourager toutes les sociétés minières à adhérer à l’initiative. Pour Tidiane BARRY, président de la CMB, ce label est une reconnaissance solennelle du respect par les entreprises au Burkina Faso des valeurs de transparence et éthique dans leurs opérations. Il a d’ailleurs rappelé que le slogan de la CMB est « les opérateurs miniers unis pour un secteur minier performant et responsable ». Ce qui traduit toute sa volonté à accompagner le RAJ et l’ONG DIAKONIA dans cette nouvelle démarche de promotion de la responsabilité sociale et sociétale.

Les différentes étapes du processus de labellisation de la RSE ainsi que les critères qui aboutissent à son obtention prennent en compte quatre (04) volets, à savoir économique, social et sociétal, environnemental et le tout dernier qui concerne la bonne gouvernance. Tout d’abord, le volet économique préconise de disposer d’une vision et d’une stratégie de développement claires et partagées par l’ensemble des acteurs. Pour ce qui est du volet social et sociétal, il fait la promotion de la culture d’entreprise en créant un environnement favorable à l’épanouissement des acteurs aussi bien internes qu’externes de l’activité minière. En outre, le volet environnemental repose sur la promotion d’une économie de l’environnement tout en minimisant l’impact négatif de l’exploitation minière. Enfin, le volet bonne gouvernance est basé sur la transparence dans la gestion administrative et le respect des devoirs, normes et lois en vigueur. Des experts établiront le diagnostic au niveau des sociétés minières et leur feront des recommandations. Une fois ces recommandations intégrées, la certification et la labellisation de l’agence Burkinabé de Normalisation, de Métrologie et de la qualité couronneront ce processus.

D’une durée de trois (03) ans ce label permettra de distinguer les sociétés minières « responsables » et de leur donner une meilleure visibilité pour promouvoir leurs activités. Toutes les parties prenantes présentes à cette cérémonie ont émis le vœu que cette démarche puisse porter des fruits pour le bonheur principalement des communautés impactées par l’exploitation minière.

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Secteur minier: les élus locaux s’imprègnent des réalités

Du 21 au 23 février 2018, la Chambre des Mines du Burkina, faitière des sociétés minières au Burkina Faso, a organisé un atelier de renforcement des capacités des élus locaux des zones minières, à Bobo-Dioulasso. L’objectif de cette session de formation était de doter les élus locaux de connaissances suffisantes sur ce secteur afin de leur permettre de mieux apprécier la contribution des mines au développement socio-économique des communes minières.

Le Burkina Faso est aujourd’hui reconnu comme un pays à fortes potentialités minières. Selon les chiffres du ministère en charge des mines et des carrières, plus de 45 tonnes d’or ont été produites en 2017 par les 12 mines industrielles opérant sur le territoire national. Ces dix dernières années, la contribution des mines au budget national est estimée à plus de 1000 milliards de F CFA. Plus de 8000 personnes travaillent dans les mines et plus de 26 000 autres personnes bénéficient des emplois indirects générés par les sous-traitants aux mines. Lamourdia THIOMBIANO, directeur de cabinet du ministère des mines et des carrières, représentant le ministre à cet effet, a indiqué dans le discours d’ouverture, que cette activité minière a un impact sur près d’une trentaine de communes d’où la nécessité pour les élus locaux de s’imprégner des réalités de ce secteur. « La décentralisation consacre le droit des collectivités territoriales à s’administrer librement et à gérer des affaires propres en vue de promouvoir le développement à la base et de renforcer la gouvernance locale. Même si le secteur minier ne fait pas partie des compétences transférées, les questions et les problématiques nées de l’exploitation minière sont gérées au quotidien par les premiers responsables des communes et des régions. » A-t-il déclaré. Toussaint BAMOUNI, directeur exécutif de la Chambre des Mines, a d’ailleurs révélé que pour minimiser ces difficultés liées à l’exploitation minière, il est important d’instaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes. C’est pour cette raison que la rencontre de Bobo-Dioulasso a été aussi l’occasion de mettre en place un cadre de concertation entre la Chambre des Mines et les communes minières du Burkina. Les parties prenantes de ce cadre ont tous convenu de la nécessité de sa mise en place pour non seulement dessiner ses contours juridiques mais aussi établir un partenariat gagnant-gagnant entre les sociétés minières et les communautés concernées. Selon Lamourdia THIOMBIANO, ce cadre de concertation est une excellente trouvaille qui va permettre d’aplanir les incompréhensions entre les mines et les collectivités territoriales. Il a aussi rappelé que le ministère en charge des mines et des carrières souhaite que ce cadre souhaite soit un lieu de propositions et d’actions fortes pour une bonne cohabitation entre les différentes entités en présence.

A cet atelier, les échanges ont porté sur des thèmes variés mais tous en lien avec le rôle des élus locaux dans ce secteur peu connu des populations. Les experts ont présenté des exposés sur le cycle de vie d’un projet minier, l’historique du secteur minier au Burkina, la fiscalité minière, la situation de l’orpaillage, la gestion environnementale dans les mines, la gestion et la prévention des conflits en zones minières, la gestion holistique : un exemple d’approche de développement. Ces exposés ont donné lieu à des débats parfois houleux mais qui dénotent des réalités de l’exploitation minières au Burkina Faso. La gestion environnementale a été l’une des questions qui a le plus intéressée les élus locaux.
Le maire de Boussoukoula a demandé que les miniers aillent toujours vers les collectivités pour leur donner la bonne information afin d’éviter les incompréhensions.

Prévue pour la journée du 23, la visite de la mine à Houndé n’a pas été effective, mais la plupart des attentes des participants ont été comblées.
Cette session qui a eu pour cible les élus locaux se tient à la suite de celle des journalistes, des inspecteurs de travail, des membres des centrales syndicales, des agents des impôts, de la douane et de la comptabilité publique et récemment des parlementaires.

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Burkina : Quatre conventions minières signées pour l’exploitation de l’or et du calcaire

Le Ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, a procédé, ce jeudi 22 février 2018 à Ouagadougou, à la signature de conventions avec quatre sociétés minières dont trois sans l’exploitation de l’or et une dans le calcaire à ciment. Les recettes attendues pour le budget de l’Etat sont de plus de 64 milliards de francs CFA.

La règlementation est claire. Tout permis d’exploitation industrielle de mines est assorti d’une convention minière entre l’Etat et l’investisseur. C’est donc pour sacrifier à ce rituel que le ministre des mines et des carrières, Idani Oumarou, et les représentants de quatre sociétés minières se sont réunis, ce jeudi soir, pour la signature desdites conventions. Il s’agit des sociétés Bouéré Dohoun SA, filiale du groupe Endeavour Mining, de Nordgold Yéou, filiale du groupe Nordgold, de Nétiana Mining, filiale du groupe Avesoro et de Sahelian Mining SA, créée par Diamond Cement Burkina SA

10 tonnes d’or attendues

Sur les quatre sociétés, trois exploiteront de l’or. Le cout d’investissement des celles-ci s’élèvent à plus de 47 milliards de francs CFA. La production totale attendue est de dix tonnes avec 6,3 tonnes pour Bouéré Dohoun dans la province du Tuy, 1,5 tonne pour Yéou dans la commune de Bouroum dans le Namentenga et 2,3 tonnes d’or pour Nétiama Mining dans la commune de Guiaro dans le Nahouri. Selon le ministre Idani, les recettes attendues pour le budget de l’Etat remontent à plus de 38 milliards de F CFA et celles attendues pour alimenter le Fonds minier de développement local sont de l’ordre de 800 millions de francs CFA. Les trois projets contribueront à créer au moins 2 000 emplois directs et indirects.

Le calcaire de Sahelian

Au Burkina, il n’y a pas que l’or. Il y a aussi le calcaire que la société Sahelian Mining SA veut exploiter pour la fabrication du clinker nécessaire dans la production du ciment. Le coût d’investissement du projet s’élève à plus de quatre milliards de F CFA. Si la production attendue est de 20 millions de tonnes avec une production moyenne de 600 000 tonnes de clinker par an, le chiffre d’affaires total, selon le ministre, sera de plus de 83 milliards de francs CFA et les recettes attendues à ce niveau pour le budget de l’Etat sont de l’ordre de 26 milliards de francs CFA. Quant au Fonds minier de développement local, il recevra chaque année plus de 41 millions de francs CFA. Quid des emplois ? Selon Hippolyte Guinguéré, directeur commercial de Diamond cement Burkina Sa, l’exploitation du calcaire à ciment de Tin-Dioulof dans le Sahel va créer 400 emplois directs et plus de 1000 emplois indirects.

Selon Hippolyte Guinguéré, directeur commercial de Diamond Cement Burkina Sa (au milieu), l’exploitation du calcaire va créer 400 emplois directs
« A tout point de vue, ces projets présentent des avantages extrêmement importants pour le Burkina Faso », a laissé entendre le ministre des mines et des carrières avant d’indiquer que la production de l’or est passée de 38,2 tonnes en 2016 à 45,6 tonnes en 2017. Une note de satisfaction pour Oumarou Idani et ses collaborateurs qui n’ont pas manqué de noter que le Burkina Faso est le 2e pays le plus dynamique en Afrique, après le Congo, vu sous l’angle des investissements dans la recherche. Ces investissements, à les en croire sont de l’ordre de 100 millions de dollars américains.

En rappel, le secteur minier a connu un boom ces dernières années au Burkina Faso, 5e pays producteur d’or en Afrique derrière l’Afrique du Sud, le Ghana, le Mali et la Tanzanie. D’une production de 5,6 tonnes d’or en 2008, le pays est passé à 36,5 tonnes d’or exportées en 2015.

Encadré : Brève présentation des sociétés minières
1. Société Bouéré-Dohoun SA : le permis d’exploitation couvre une superficie de 5,37 km2. La durée d’exploitation est de 5 ans. Le traitement du minerai se fera par Houndé Gold Opération SA, filiale du Groupe Endeavour Mining au Burkina. Le coût total du projet est estimé à 20 milliards de francs CFA ;
2. Société Nordgold Yéou : filiale du groupe Nordgold, propriétaire des mines d’or de Taparko et de Bissa. Le début de l’exploitation du gisement est prévu pour octobre 2018 et la durée de vie de la mine est de trois ans. Nordgold est le quinzième producteur d’or au monde et exploite neuf mines dont trois au Burkina Faso ;
3. Société Nétiana Mining : filiale du groupe Avesoro, propriétaire de la mine d’or de Youga. Elle exploitera les gisements aurifères de Balogo dont la réserve est estimée de 2,7 tonnes d’or avec une teneur de 8,85 grammes par tonnes. D’une durée de vie de 42 mois, elle va créer plus de 200 emplois directs et indirects. Elle va également augmenter la durée de vie de la mine de Youga de 14 mois afin de sauvegarder 500 emplois directs.
4. Société Sahelian Mining SA : créée par Diamond Cement Burkina SA, elle va permettre d’exploiter le calcaire à ciment de Tin-Dioulof dans les communes de Tin-Akoff et de Gorom-Gorom. Avec ce projet, le coût du ciment sera réduit de 10%.

Associat Post

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