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Métiers de la mine : Peu de places pour les femmes

  • Les  filles ne se bousculent pas
  • La pression sur les femmes mariées est forte
  • Des mesures pour les femmes enceintes et allaitantes

De nombreuses femmes sont intéressées aux métiers de la mine mais elles font face à des contraintes qui les découragent. Des témoignages édifiants sur le sujet ont été recueillis dans le cadre d’une étude réalisée par la section Publiez ce que vous payez Afrique de l’Ouest francophone en 2018 sur le genre dans le secteur minier.

Les sites miniers sont installés en milieu rural, loin de la ville et des maisons d’habitation. Les travailleurs y passent de nombreux jours avant de revenir dans leurs foyers. Les femmes sont souvent absentes du foyer pour rejoindre le lieu de travail qui peut souvent atteindre 10 à 14 jours. Une véritable contrainte pour les femmes en ménage. « Un époux a exigé que sa femme choisisse entre le travail et le foyer parce que cette dernière manquait certaines fêtes et des évènements sociaux ; baptêmes, funérailles, mariages. Pour son mari, en tant que femme, elle devait être au foyer pour l’organisation », témoigne une femme. Cette perception de « femme au foyer » a des répercussions sur l’équilibre familial et social à long terme. Elle peut également influencer l’orientation scolaire et universitaire de la jeune fille qui préférerait les autres métiers à celui de la mine. Ce qui pourrait expliquer le faible nombre de filles qui embrassent les études dans ce domaine où qui travaillent dans le milieu. « Sous la pression familiale, certaines filles nouvellement mariées sont obligées de démissionner de leur poste  dans les mines », rapporte une femme.

Déconstruire les comportements déjà installés n’est pas une chose aisée.

Les réticences de la société face à la présence des femmes dans le secteur minier industriel sont visibles. Le rapport 2016 de l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE) informe que sur 6.263 personnes employées dans les mines d’exploitations industrielles, 184 étaient des femmes, soit 2,93% de l’effectif total. On retrouve des femmes à tous les postes dans les mines industrielles, sauf au poste de premier responsable. Toutefois, les femmes sont plus nombreuses dans les postes administratifs ; secrétariat, finance, communication, restauration, hébergement, etc. plus que dans les métiers techniques.

L’effectif des femmes au ministère des Mines et des Carrières n’est pas non plus reluisant. En 2016, le ministère comptait 14,54% de femmes sur un effectif total de 165 agents. En 2017, le taux de femmes est passé à 16,23%.

Une bonne note toutefois. A la faveur d’un mouvement de cadres en décembre 2018, le ministre des Mines et des Carrières a confié des postes de hautes responsabilités à des femmes, dont le poste de Secrétaire général du ministère et de la Direction générale du cadastre minier.

Les quelques femmes qui excellent dans les sociétés minières rencontrent d’autres difficultés au moment de la grossesse et de l’allaitement. Certaines femmes perdent leur poste après les congés de maternité. Une société minière comme Iamgold Essakane permet à la femme enceinte de bénéficier du congé de maternité bien avant la date prévue. En période d’allaitement, les femmes ne peuvent pas emmener les enfants sur les sites. Sur ce plan, certaines sociétés minières ont pris des mesures afin de faciliter l’allaitement. Elles aménagent les horaires de travail pour favoriser les femmes dans cette situation et mettent à la disposition, une navette pour rejoindre les villes les plus proches où elles habitent avec leurs enfants. A ce niveau, le cas de Iamgold Essakane a été maintes fois cité au cours de l’étude. La mine accorde un congé de maternité supplémentaire à toute femme qui allaite. Pendant ce congé, la femme reste à domicile sans venir au travail tout en bénéficiant d’une demi-solde, avec l’assurance de retrouver son emploi à son retour.

Comment renverser la tendance ? Des propositions ont été faites dans l’étude. A propos de la disponibilité des données en temps réel, il a été demandé aux sociétés minières et au gouvernement de mettre en place un dispositif de collecte des données sur le genre en temps réel.

Les investisseurs miniers doivent tenir compte du genre dans les activités sur le site en prévoyant des commodités adaptées aux femmes. L’aménagement de crèches pour les femmes qui allaitent ou la construction de sites d’hébergement en dehors des sites d’exploitation pour les femmes qui allaitent sont de nature à encourager les femmes. Ils doivent mettre en place des politiques qui encouragent l’emploi des femmes afin de réduire les inégalités hommes et femmes. Les horaires de travail sur les mines peuvent également être revus afin de tenir compte des longues absences des épouses de leur foyer. Ce qui leur permettra de rejoindre plus régulièrement leur famille et surtout de réduire le temps de séparation avec leurs enfants.

Le gouvernement doit faire la publicité des expériences réussies afin de contribuer à sensibiliser les parties prenantes dans la prise en compte du genre. Encourager les jeunes filles à orienter leurs études dans les filières en lien avec la mine par l’octroi de bourses d’études et la facilitation des stages dans les sociétés minières serait une bonne initiative.

Elie KABORE 

 

Encourager la fourniture des biens et services aux sociétés minières par les femmes

L’autonomisation financière des femmes peut provenir de l’accès aux marchés des biens et des services aux sociétés minières. Il s’agira de voir comment les femmes peuvent traiter avec les sociétés minières. Pour ce faire, des mesures incitatives peuvent être prévues pour plus d’impact sur les femmes qui investissent mieux le fruit de leur travail dans la famille que les hommes. Il faut trouver le moyen de favoriser leur implication dans les activités du secteur minier. Il est donc nécessaire d’engager une négociation avec les sociétés minières pour que les femmes entrepreneurs ou organisées en associations bénéficient de commandes : exemple, les intrants dans la restauration, les activités de salubrité des sites miniers, etc.

Source L’Economiste du Faso

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Emploi des femmes dans les sociétés minières : « Tout part de la formation », selon Tidiane Barry de la Chambre des mines

L’Association des femmes dans le secteur minier du Burkina (AFEMIB), en partenariat avec l’ambassade du Canada au Burkina, a organisé un atelier de réflexion sur la place de la femme dans le secteur minier au pays des hommes intègres. Ce 28 mars 2019 à Ouagadougou, les travaux ont porté sur les pistes de solutions pour entraîner les femmes dans la chaîne de valeur des mines.

Renforcer la présence des femmes dans le secteur minier pour passer de 10% à 30%. Voilà l’un des objectifs de l’atelier de réflexion initié par l’Association des femmes dans le secteur minier du Burkina (AFEMIB). Le projet de l’AFEMIB s’appuie sur la politique féministe du Canada qui œuvre à mettre l’accent sur la femme dans le secteur minier. Au Burkina Faso, c’est un projet qui entend travailler pour une meilleure prise en compte des femmes dans le secteur. Il s’agit donc de parvenir à intégrer les femmes dans tous les métiers du secteur des mines et aussi dans la chaîne de valeur, en tant que fournisseurs de biens et services au profit des sociétés minières.

A cet effet, représentants de sociétés minières et organisations de la société civile partagent des idées pour résoudre les obstacles à l’inscription des femmes dans un secteur traditionnellement masculin. En plus de l’expertise féminine qui doit être au service de ce secteur, ils entendent faire bénéficier aux femmes les impacts socioéconomiques de l’exploitation minière.

Et Maimouna Guembré, vice-présidente de l’AFEMIB, d’espérer que les femmes détiendront désormais des permis d’exploitation sur les sites d’orpaillage ou d’exploitation minière industrielle à l’issue des conclusions de cette rencontre.

En effet, les 10% de femmes qui exercent dans le secteur minier sont presque toutes du personnel d’appui. Elles sont des secrétaires et des nettoyeuses, aux dires de Maimouna Guembré. Et pour inverser la tendance, « tout part de la formation », selon Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina. « Il faut que les femmes puissent être formées aux métiers des mines et à tous les métiers supports qui encadrent le secteur minier, parce que c’est en ce moment qu’on va se retrouver avec un réservoir suffisant de compétences qui vont intégrer ce secteur », a-t-il- suggéré.

Même si certaines compagnies minières sont engagées à augmenter leur personnel féminin, cela devra s’accompagner d’une politique volontariste pour arriver à améliorer les chiffres, a-t-il conclu.

 Mariam Ouédraogo
Source Lefaso.net

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Burkina : La situation sécuritaire préoccupe le secteur minier

Le président de la Chambre des mines du Burkina Faso Tidiane Barry a exhorté le Premier ministre Christophe Dabiré, à prendre les mesures sécuritaires nécessaires pour que le secteur minier puisse continuer sa performance.

Le Premier ministre burkinabè Christophe Dabiré a reçu en audience vendredi le président de la Chambre de mine du Burkina, Tidiane Barry, il a été question de la résolution de la situation sécuritaire au Burkina afin de permettre au secteur minier de se développer.

Selon Tidiane Barry sa structure partage avec la communauté nationale, le problème d’insécurité.

D’après lui, il faut y faire face et pour trouver des mesures afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens et permettre à l’outil productif minier de continuer à performer.

M. Barry a exhorté aussi le gouvernement à assurer la sécurité pour également permettre à la recherche minière de continuer à se faire car pour lui c’est la recherche qui est le futur du secteur minier.

Tidiane Barry a souligné que sa structure a pour rôle de faire de façon périodique un état de la situation du secteur aux plus hautes autorités du pays et de faire connaitre leurs préoccupations.

Le président de la chambre de mine a ajouté qu’ils sont venus écouter les opportunités que le gouvernement peut mettre en place pour permettre au Burkina Faso de continuer son cheminement au niveau du secteur minier qui est un levier du développement économique et social.

En rappel la situation sécuritaire du Burkina Faso s’est dégradée ces trois dernières années et l’armée s’attelle pour ramener la sérénité.
Source Agence d’Information du Burkina
Kl/ata

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Réhabilitation des sites miniers : Le FIE prend langue avec la Chambre des mines du Burkina

Le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) et la Chambre des Mines du Burkina (CMB) étaient en concertation le jeudi 07 mars 2019 à Ouagadougou. L’instant d’une séance de travail entre les délégations des deux structures a permis d’harmoniser les compréhensions sur la question des cotisations des sociétés minières en vue de la réhabilitation des sites après exploitation.

La situation des cotisations des entreprises minières dans les banques pour la réhabilitation des sites, la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisations, le mécanisme de transfert des montants cotisés vers la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les mécanismes d’accès au fonds étaient les points inscrits au menu des échanges qui ont eu pour cadre le siège de la CMB.

Pour le Directeur Général du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, qui a souhaité cette rencontre depuis plusieurs mois, il s’agit pour son institution de jouer effectivement sa partition en rendant fonctionnels deux fonds créés par la Loi n°036-2015/CNT portant Code minier au Burkina Faso. L’article 25 du Code dispose en effet qu’il est créé entre autres, un Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine et un Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés.

Conformément à la loi, des décrets d’application ont été adoptés pour opérationnaliser ces deux fonds appelés à être des guichets du FIE. Le premier est le Décret 2017-047 du 1er février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception des ressources du Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. Le second qui intéresse plus précisément les entreprises minières est le Décret 2017-068 du 15 février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception du Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines. Aux termes de ce décret, les titulaires de permis d’exploitation industrielle, semi-mécanisée et les bénéficiaires d’autorisations d’exploitation industrielle de substances de carrières sont tenus de se référer au FIE pour l’ouverture d’un compte fiduciaire intitulé « Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine » à la BCEAO pour y verser leurs cotisations.

Malheureusement, les dispositions de ce décret semblent être méconnues par plusieurs sociétés minières qui continuent de cotiser selon les termes du Décret 2007-845 du 26 décembre 2007 portant gestion du Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement minier, pourtant abrogé par le Décret 2017-068 ci-dessus cité. L’ancien texte stipulait en effet que les entreprises minières en phase d’exploitation sont tenues d’ouvrir à la BCEAO ou dans toute autre banque installée au Burkina Faso, un compte fiduciaire intitulé « Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement ». C’est cette deuxième option qui a été privilégiée par beaucoup d’entreprises minières qui ont cotisé dans les banques commerciales de leurs choix.

Il appartient aujourd’hui au FIE de prendre les dispositions pour ramener ces cotisations à la BCEAO afin de respecter ainsi les textes en la matière. Le processus a déjà été engagé avec une demi-dizaine de sociétés pour qui des comptes ont effectivement été ouverts à la Banque centrale pour leurs besoins de cotisation.

Selon le Directeur Exécutif de la CMB, des efforts sont fournis par les entreprises minières pour répondre à leurs obligations. Des relevés de compte des versements effectués seraient adressés régulièrement par les sociétés au Ministère en charge de Mines. Des copies seront transmis au FIE pour les dispositions utiles et futures à prendre, a affirmé Toussaint Bamouni. Sur la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisation, la CMB prend l’engagement de relancer les sociétés retardatrices. Dans le souci de mettre toutes les structures concernées au même niveau d’information, le FIE est invité à prendre des initiatives pour expliquer davantage le contenu du décret. Déjà, le Fonds peut compter sur le canal des rencontres organisées par la CMB avec ses membres.

Quant au mécanisme de transfert des montants cotisés vers la BCEAO, le FIE qui a entamé l’ouverture des comptes avec quelques sociétés est appelé à faire de même pour les autres entreprises minières afin de donner un coup d’accélérateur au processus.

Quid des mécanismes d’accès au fonds ? Les décrets en vigueur encadrent la gestion ultérieure des fonds et des arrêtés interministériels prévus viendront préciser davantage le rôle et les responsabilités des différents acteurs sur la question de la réhabilitation. Les départements en charge des mines et de l’environnement sont en phase sur la gestion des fonds récoltés, a souligné le Directeur Général du FIE.

Prenant la parole en guise de conclusion de la séance de travail, le Conseiller technique du Ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique qui accompagnait la délégation du FIE a remercié les membres de la CMB pour leur disponibilité et a insisté sur l’importance et l’urgence de prendre sérieusement en considération la question environnementale dans les exploitations minières. Pour Yacouba Savadogo, il s’agit d’une question de survie pour les populations et un enjeu de pérennité de l’activité minière pour les entreprises.

 

Amadou Oury SANOU

source: https://www.fie-burkina.org

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Une caravane pour promouvoir la cohésion entre les entreprises minières et les communautés riveraines

Le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM) organise du 10 au 25 2019 mars une caravane à travers les différents sites miniers dans le but de promouvoir le dialogue entre les sociétés  minières et les communautés riveraines des mines.

Le top de départ de la caravane d’information, de sensibilisation et de partage d’expériences en matière de contribution des mines au développement local a été donné le 10 mars 2019 par le Ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga , Co Parain de l’activité avec le Ministre des mines et des carrières.

Organisée pour la seconde fois par le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM), cette caravane vise globalement à promouvoir le dialogue entre les populations et les sociétés minières en vue  d’une exploitation minière apaisée.

Durant une quinzaine de jours, les caravaniers composés de ressortissants des zones minières du Burkina Faso, des représentants des entreprises minières, des organisations de la société civile, de journalistes vont sillonner 12  sites abritant des mines industrielles. Dans chaque localité ils échangeront avec les populations et les responsables des sociétés minières sur la contribution de la mine au développement communautaire ainsi que sur les meilleures approches de communication à adopter pour une cohésion entre les acteurs.

Dans son mot de lancement le Ministre de l’enseignement supérieur  a félicité les organisateurs d’avoir initié cette activité de « médiation sociale » dont le message principal est, de son point de vue, que les conflits peuvent être résolus par le dialogue, sans violence.

La première destination des caravaniers est l’ancienne mine de Poura comme pour rappeler qu’il faut tirer les leçons du passé pour construire l’avenir.

A la fin de la tournée, les conclusions ainsi que les recommandations des caravaniers seront présentées aux parties prenantes.

En rappel, pour cette activité le REPOCOM bénéficie de l’appui de la Chambre des Mines du Burkina et de ses membres.

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SAMAO 2019

Quatrième Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest se tiendra du 26 au 28 septembre 2019 sous le thème: Exploitation des ressources minérales et opportunités d’industrialisation de l’Afrique.

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Emplois dans les mines, Le Burkina suscite le retour de la diaspora

  • A travers une journée porte ouverte sur l’emploi à Toronto
  • 4 sociétés minières ont présenté les opportunités qu’elles offrent
  • La diaspora peut aussi se positionner dans la fourniture des biens miniers

La ville de Toronto, au Canada a accueilli du 3 au 6 mars 2019, la convention annuelle de l’Association canadienne des Prospecteurs et Entrepreneurs, Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) en anglais.

Le Burkina Faso, pays classé parmi les meilleurs producteurs d’or en Afrique est un abonné du PDAC depuis un certain temps. Sa présence était remarquable pour l’édition 2019.

On retient l’organisation le 3 mars 2019 de la Journée porte ouverte (JPO) sur l’emploi dans les mines en Afrique de l’Ouest par l’ambassade du Burkina au Canada, la chambre des mines du Burkina et l’agence Fleur d’Orchidée. La JPO est à sa 4 e édition. Pour la présente édition, 4 sociétés d’exploitation industrielles d’or du Burkina Faso dont Iamgold Essakane, Teranga gold, Roxgold et Orezone ont exposé à plusieurs jeunes burkinabè de la diaspora, les opportunités d’emplois dans leurs mines. La 4 e JPO a été présidée par le ministère burkinabé des Mines et des Carrières, Idani Oumarou. Il avait à ses côtés, le conseiller spécial énergie et mine du président du Faso, Issa Dominique Konaté, l’ambassadeur du Burkina au Canada, Athanase Boudo, le président de de la Chambre des mines du Burkina, Tidiane Barry et les responsables des 4 sociétés minières.

Marie Diop a rappelé l’importance que la Chambre de mines du Burkina, qu’elle représente, accorde à l’emploi dans le secteur minier mines au Burkina. En une dizaine exploitation minière, le secteur minier a généré plusieurs milliers d’emplois. Toutefois, elle a indiqué que le secteur au Burkina et en Afrique de l’ouest a besoin de tous ses fils. Le JPO se veut donc un cadre de communication, une tribune d’échange qui peut aider les jeunes diplômés à saisir les opportunités dans le secteur. Ils ont donc l’opportunité de se renseigner à la source à travers les rencontres individuelles avec les responsables des ressources humaines des sociétés minières présentes, a-t-elle conclu.

Le représentant du gouvernement canadien a félicité les organisateurs de la JPO. Les pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, la Cote d’Ivoire constituent, selon lui, des marchés émergents pour le Canada. Des pays qui offrent beaucoup de débouchées notamment dans le secteur minier. Le Canada étant le chef de fil de la responsabilité sociale des entreprises, il espère que les jeunes diplômés seront des ambassadeurs de cette valeur, une fois de retour dans leur pays respectif.

Pour le ministère des Mines et des Carrières, la problématique de l’emploi dans les domaines porteurs est d’actualité et une préoccupation majeure pour les gouvernements de l’Afrique de l’ouest. Pour le cas particulier du Burkina, bien que l’industrie minière soit en pleine croissance, Oumarou Idani note « un manque de main d’ouvre qualifié dans le secteur tant sur le plan qualitatif que quantitatif parce que les formations dispensées sont quasiment théoriques, sans un arrimage avec les besoins de l’industrie ».

Cette inadéquation, entre les formations dispensées et les exigences des employeurs accentue le chômage des jeunes et ne permet pas de réduire le déficit de main d’œuvre qualifiée, a-t-il poursuivi. La JPO apparait à ses yeux comme une des alternatives pour combler ce déficit avec un retour d’une partie de la main d’œuvre qualifiée de la diaspora bien formée des pays développés vers l’Afrique. « La JPO pourrait constituer la voie idéale pour le retour de ces nombreux diplômés qualifiés qui rencontrent quelque fois des difficultés pour intégrer le marché de l’emploi dans les pays du Nord. Si cette journée est une occasion en or de vous présenter les opportunités d’emplois dans les mines, elle offre l’occasion de vous présenter des opportunités d’affaires dans les domaines porteurs comme ceux de la fourniture des biens et services miniers qui se trouve à un stade embryonnaire » foi du ministre Idani qui invite les jeunes de la diaspora à faire de ce slogan : « l’Afrique a besoin du retour de ses talents », une réalité.

« Tous nos encouragements aux sociétés minières qui, à travers cette journée offre des opportunités d’avoir des emplois directs et indirects bien rémunérés et aux standards des pays développés » a-t-il conclu.

 

Encadré

Qu’est-ce que le PDAC ? 

Organisée depuis 1932, le PDAC constitue aujourd’hui l’événement de choix pour l’industrie minérale mondiale. Le PDAC 2019 a réuni pendant 4 jours, plus de 25.000 participants provenant de 135 pays dont 3.500 investisseurs. On y retrouvait également des experts, des représentants de gouvernements, des particuliers, etc. qui s’intéressant à l’exploration minière. Le PDAC, ce sont plusieurs panels, plus de 1.000 expositions, des rencontres B2B et de réseautage, etc.

Source L’Economiste du Faso, Numéro 289 du Lundi 11 Mars 2019

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Attaques armées, Le ministre des mines rassure les investisseurs canadiens

  • Une situation conjoncturelle
  • Le cadre institutionnel est propice à l’investissement
  • « Burkina Day » a été organisé à Toronto par Iamgold a l’honneur du Burkina

La convention annuelle de l’Association canadienne des Prospecteurs et Entrepreneurs (PDAC qui s’est tenue du 3 au 6 mars 2019. Parmi les évènements majeurs impliquant le Burkina Faso, on retiendra la tenue de Burkina Day, une journée entièrement dédiée au Burkina Faso et l’organisation de la 8 e édition de Franco mine sur le thème de l’acceptabilité social des mines.

Burkina Day a été organisé par la société minière Iamgold, la société canadienne qui exploite l’or sur le site Essakane. Steve Letwin, président et chef de la direction d’Iamgold dans son mot de bienvenue à la délégation du Burkina a précisé qu’il s’agit d’un événement spécial pour mettre en valeur le Burkina Faso. « Nous sommes extrêmement fiers de notre présence de longue date au Burkina Faso et nous sommes impatients de continuer à développer cette relation spéciale ».

Les propos du président et chef de la direction d’Iamgold se justifient. Bien qu’établi dans 3 continents, la mine d’Essakane est la plus importante parce qu’elle produit presque la moitié de la production du groupe.

Pour cette raison qu’il estime que le Burkina Faso offre un potentiel de rendement important pour l’investisseur patient et devrait figurer sur la liste des destinations de tous les acteurs sophistiqués de l’industrie minière. « . Je suis reconnaissant de la collaboration continue et des relations positives avec le gouvernement burkinabé. Nous espérons rester un acteur clé dans le développement des secteurs miniers du Burkina Faso pour les années à venir » a conclu Steve Letwin.

Invité à prendre la parole, le ministère des Mines et des Carrières, Idani Oumarou a axé son intervention sur 3 éléments. Actualité oblige, le premier élément a apporté sur la sécurité marquée par des attaques armées. « La situation que nous vivons est conjoncturelle. Les attaques sont l’ouvre de groupes islamiques certes mais aussi et surtout de grands bandits et de trafiquants de toute sorte », a lancé Idani Oumarou. Il n’a pas manqué de rassurer les investisseurs « Il n’y a pas de crises socio-politiques au Burina Faso. Le pays est politiquement stable. Il est un exemple de démocratie en Afrique ». Le ministère burkinabè en charge des mines a informé que l’offensive lancée par les forces de défense et de sécurité a permis depuis des semaines de donner des résultats encourageants ce qui augurent une victoire certaine dans les mois à venir. Le deuxième élément de son intervention a porté sur l’engagement politique du Burkina pour le secteur minier. Il a rappelé que l’activité minière est confrontée à des exigences d’acceptabilité sociale. Les mines drainent de gros flux mais les impacts ne sont pas toujours perceptibles dans le développement des régions minières et dans l’amélioration des conditions de vie des personnes impactées. Cette situation impose de mieux concilier recherche de profit et durabilité. La nécessite de poursuivre les efforts pour établir un partenariat fort entre les parties s’imposent, a recommandé Idani Oumarou. Le troisième élément de son intervention a porté sur l’événement Burkina day. Selon lui, le Burkina a besoin d’une telle plateforme pour faire connaitre ses atouts au monde comme l’engagement politique affirmée du gouvernement à travers le Plan national de développement économique et sociale qui ambitionne faire du secteur minier un levier de développement, (PNDES), un Code minier garantissant un partenariat gagnant-gagnant qui prend en compte les intérêts des sociétés minières, du gouvernement et des populations, une stratégie minière bien élaboré qui s’appuie sur une vision et un cadre institutionnel propice à l’investissement. Il a invité les investisseurs canadiens à participer à la prochaine édition de la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO) qui se tiendra en septembre 2019.

Elie KABORE

 

Encadré

Les perspectives d’Iamgold au Burkina

IAMGOLD a commencé la production commerciale du projet Essakane après l’acquisition du site en février 2009. En termes de perspectives, la société prévoit terminer une étude de faisabilité d’ici la fin de l’année qui décrit les possibilités d’optimiser davantage le circuit de lixiviation du carbone et le potentiel du lessivage en tas. En 2018, elle a terminé la construction de la centrale hybride solaire/thermique de 15 MWc pour nos activités Essakane et investi dans des systèmes améliorés afin de déterminer si notre production d’or provient de sources responsables.

Source L’Economiste du Faso, Numéro 289 du Lundi 11 Mars 2019

 

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Exploitation minière au Burkina : Le ministre Oumarou Idani paraphe trois contrats d’exploitation

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a procédé, le mardi 26 février 2019, à la signature de trois conventions d’exploitation de ressources minières dans trois provinces à savoir le Noumbiel, le Zoundweogo et le Ganzourgou. Les cosignataires de cette convention sont les compagnies minières Konkera SA, Kiaka SA et Orezone Bombore SA. Celles-ci disposent désormais du droit d’exploitation des gisements miniers dans les provinces citées.

La cérémonie marquant la signature officielle de ces trois conventions entre l’Etat burkinabè et les sociétés minières s’est déroulée le mardi 26 février 2019 dans les locaux du département des Mines et des Carrières. Cet acte vient concrétiser des décisions prises en conseil des ministres. En effet, le gouvernement, au cours des séances de conseil des ministres du 11 août 2016, du 25 novembre 2018 et du 19 décembre 2018, avait autorisé le ministre des Mines et des Carrières à signer respectivement les conventions entre l’Etat burkinabè et les sociétés Konkera SA, Kiaka SA et Orezone Bombore SA.

Ainsi, la société Konkera, qui dispose depuis 2015 d’un permis d’exploitation de la grande mine d’or, est autorisée à exploiter la mine de la commune de Batié, province du Noumbiel, dans la région du Sud-Ouest. La société Kiaka, quant à elle, titulaire d’un permis d’exploitation depuis 2016, pourra exploiter la mine de la commune de Gogo dans la province du Zoundwéogo (région du Centre-Sud). La société Orezone Bombore SA est titulaire, depuis 2016, d’un permis d’exploitation, et peut désormais exploiter la mine située dans la commune de Mogtédo, province du Ganzourgou, dans la région du Plateau central.

Le ministre Omarou Idani a souligné que « les négociations furent longues. » Il a salué au passage le sens de responsabilité des sociétés minières, avant de les appeler au respect des termes du contrat. Selon ses propos, le gouvernement burkinabè détient 10% du capital dans chacune des trois sociétés d’exploitation.

De ce fait, son département attend des sociétés une production d’or d’environ 144, 66 tonnes et un investissement direct étranger d’environ 609 milliards de F CFA. Sur cette base, la société Konkera, qui a un contrat d’une durée de sept ans, produira 28,6 tonnes d’or. 76,46 tonnes d’or seront produites par Kiaka SA sur une durée de 14 ans et 39,6 tonnes d’or pour Bombore SA sur 10,7 ans. Ces trois sociétés minières créeront 1 505 emplois indirects, sans compter les emplois directs.

Pour le ministre en charge des Mines, la mise en exploitation de ces sociétés contribuera sans nul doute à l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES), à savoir « Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois ».

Dans cette perspective, le développement local bénéficiera d’une contribution d’environ 2,9 milliards de F CFA par an. Le ministre Idani s’est dit confiant de l’essor sans cesse continu des recettes des mines et des carrières. Mais il espère que le Burkina Faso pourra produire ses propres lingots d’or dans un futur proche, tout comme il pourra exploiter d’autres minerais comme le diamant, le cuivre et le manganèse.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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