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FONDATION SEMAFO : 10 ans au service du développement !

Que le temps passe ! Cela fait déjà dix (10) ans que la Fondation SEMAFO existe, et ces 10 années auront été mises au service du soutien au développement durable. C’est donc, une décennie d’actions et d’initiatives avec comme bénéficiaires, les populations burkinabè. L’anniversaire de ces 10 ans a été célébré sur le site de la mine de Mana, dans la Boucle du Mouhoun. 

 

L’année 2018 marque les 10 ans de la Fondation SEMAFO au Burkina Faso. La date du 30 septembre dernier a été choisie par cette institution caritative pour marquer d’une pierre blanche cet anniversaire. Pour réaffirmer toute l’importance que l’institution accorde aux populations bénéficiaires de ses actions, la célébration des 10 ans de la Fondation SEMAFO a eu lieu à Wona dans la Boucle du Mouhoun, et ce, à travers une cérémonie sobre mais plein de sens. Moment d’introspection et d’émotion, cette cérémonie fut aussi un moment pour la direction de la Fondation de réitérer sa vision du développement. En une décennie d’existence au Burkina Faso, la Fondation SEMAFO a investi 2,4 milliards de Francs CFA dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des activités génératrices de revenus (AGR) en général, bref, dans tous ses axes d’intervention, touchant de ce fait près de 1 500 000 personnes à travers le pays, et permettant ainsi aux bénéficiaires de générer des revenus de plus de 2,8 milliards. Dans ces conditions, on ne peut s’empêcher de dire que la Fondation SEMAFO contribue de façon significative au bien-être des burkinabè. Cette performance est à mettre à l’actif de la direction de la Fondation mais aussi à celui des employés de cette ONG. Saisissant l’occasion, la directrice de la Fondation, Madame Chantal GUÉRIN, a salué les efforts de ses collaborateurs qui, à ses côtés donnent de leur temps pour le bien-être des communautés. De l’avis de Mme GUÉRIN, si son institution est parvenue aux résultats suscités, c’est grâce à l’engagement des populations mais aussi aux bonnes relations que les deux parties (la Fondation SEMAFO et les populations) entretiennent depuis une décennie. Une mention spéciale a été décernée aux partenaires, notamment les donateurs de la Fondation. La clairvoyance et la vision des pères fondateurs de la Fondation ont été également reconnues et saluées lors de cette cérémonie.

Tour à tour, les autorités qui se sont succédé au parloir lors de cette cérémonie ont été unanimes que la Fondation SEMAFO a contribué énormément au développement socioéconomique des communautés riveraines. La Fondation a concouru en 10 ans à rapprocher les populations des infrastructures de base, les écoles notamment avec la construction ou rénovation de 130 salles de classe, bibliothèques et laboratoires confondus.

Le Haut-commissaire de la province des Balé, Yaya SANOU représentant le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun, n’a pas manqué de souligner l’apport de la Fondation dans cette partie du Burkina. De l’éducation à la santé en passant par les AGR, la Fondation a contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon M. SANOU, la Fondation a investi dans deux axes stratégiques que sont le développement du capital humain et la création de richesse. Ainsi, des changements radicaux ont été opérés dans les zones d’intervention de la Fondation. Les femmes, jadis confinées aux simples travaux ménagers, sont devenues créatrices de richesses grâce aux efforts de la Fondation. Un véritable atout pour lutter contre la pauvreté.

Le clou de cette cérémonie a été la visite des stands. Celle-ci a permis aux convives d’apprécier les produits des projets de la Fondation. Il s’agit, entre autres, du beurre de karité et des savons à travers la valorisation du karité dans une quinzaine de villages ; du miel à travers l’apiculture dans une dizaine de villages, de la production de poulets de chair dans 4 villages, la production de porcs dans 2 villages ainsi que l’élevage de poules pondeuses et de lapins dans différents villages, etc. Ce fut une journée riche en couleurs, et pour joindre l’utile à l’agréable, les invités ont eu droit à un somptueux repas offert par la Fondation.

                                    Eduquer, la priorité des priorités !

C’est déjà la rentrée des classes. Et si chez les élèves, c’est la joie des retrouvailles, chez bien des parents, c’est la période des cauchemars, des angoisses et d’autres hantises à couper le sommeil. Ces moments d’angoisse, les populations des zones d’intervention de la Fondation SEMAFO ne les vivent plus. En effet, depuis maintenant 10 ans, cette institution offre des kits scolaires aux élèves de la Boucle du Mouhoun et de l’Est du Burkina. Cette année encore, la Fondation a sacrifié à la tradition. Ainsi, ce sont au total 15 518 kits scolaires qui ont été offerts aux élèves de ces deux régions. Il s’agit, comme chaque année, de permettre aux jeunes écoliers de reprendre avec beaucoup plus de sérénité le chemin de l’école. Dans le souci de mieux préparer les élèves en classe d’examen, la Fondation leur offre, en plus des kits scolaires, des lampes solaires, notamment aux élèves en classe de CM2. Ces élèves pourront ainsi, le soir venu, réviser leurs leçons dans de bonnes conditions. A l’instar du jeune écolier Madou GNESSEIN, ce sont 2 131 enfants du Burkina qui ont bénéficié cette année de lampes solaires de la part de la Fondation SEMAFO.

De l’expérience des lampes solaires, il reste bien connu que la disponibilité d’une source d’éclairage adéquate est déterminante dans le succès en milieu scolaire. C’est pourquoi la Fondation SEMAFO, pour sa part, pend à bras-le-corps la question. Elle électrifie ainsi depuis plusieurs années, des salles de classe et logements d’enseignants, ainsi que des collèges d’enseignements généraux (CEG). Ainsi, le CEG de Kongoba dans la commune de Safané, à l’instar d’autres établissements construits par l’institution, vient de bénéficier d’un système d’éclairage solaire. Une véritable bouffée d’oxygène pour cet établissement qui présente cette année sa première promotion au BEPC.

Le stockage et la conservation des produits agricoles permettent aux paysans d’en tirer les meilleurs profits, et cela préoccupe aussi la Fondation SEMAFO. En cette fin de campagne agricole où la question est d’actualité, l’institution a joué sa partition. En effet, le village de Bondoukuy, comme d’autres villages par le passé, vient de bénéficier d’une infrastructure de stockage desdits produits et ce, en guise de banque de céréales. Un geste qui vise à soutenir les producteurs agricoles et à lutter contre la pauvreté chez les paysans.

« Investir dans les générations actuelles et celles futures », telle est la philosophie qui guide les actions de la Fondation et qui est perceptible sur le terrain. Cela amène l’institution à œuvrer, jour après jour, pour le bien-être des communautés. Cette démarche de la Fondation SEMAFO permet aujourd’hui d’entrevoir les prémices d’un développement durable dans ses zones d’intervention.

ENCARDRÉ

La Fondation SEMAFO en 10 ans

Éducation

  • Construction et rénovation de salles et de bibliothèque (130)
  • Construction d’un laboratoire de géologie entièrement équipé à l’Université de Ouagadougou
  • Mise en place et soutien aux cantines scolaires (14)
  • Construction de latrines et de douches (128)
  • Électrification solaire d’écoles (29)
  • Forages d’eau potable (15)
  • Dons de lave-mains (236)
  • Dons de tables-bancs (1 115)
  • Dons de kits scolaires (67 015)
  • Dons de lampes solaires (6 630)
  • Mise en place de COGES dans 23 villages

Santé

  • Soutien à la prévention du cancer du col de l’utérus
  • Soutien aux femmes vivant avec des fistules obstétricales
  • Dons de matériels médicaux divers
  • Installation de panneaux solaires dans des centres de santé et aux domiciles d’infirmiers
  • Dons de médicaments
  • Soutien aux enfants autistes
  • Sensibilisation des jeunes filles sur les méfaits des grossesses précoces

Soutien à la population

  • Mise en place de 10 plateformes multifonctionnelles
  • Construction de 22 forages et réalisation d’une adduction d’eau potable simplifiée (AEPS)
  • Mise en place d’un projet d’assainissement pour un village
  • Financement et soutien pour le lotissement de trois villages
  • Mise en place de 168 latrines écologiques ECOSAN
  • Soutien d’urgence aux sinistrés de 2009
  • Dons de lave-mains à des groupements villageois de développement

 

 

AGENCE DE COMMUNICATION

TITAN VISION

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Burkina Faso : West African Resources franchit une nouvelle étape clé à Sanbrado

(Agence Ecofin) – La société listée sur ASX West African Resources a annoncé mardi qu’elle a conclu avec la firme d’ingénierie australienne Lycopodium, une lettre d’intention conditionnelle pour lui confier les travaux d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPCM) de l’usine de traitement de son projet aurifère Sanbrado, au Burkina Faso.

Si la signature du contrat EPCM est prévue pour fin 2018, après que les deux parties s’entendent sur les termes de l’accord, West African Resources a indiqué que la première production d’or est toujours prévue pour le second semestre 2020.

«L’attribution du contrat EPCM, la commande de l’ensemble de l’usine et l’embauche d’une équipe de construction clé maintiennent West African Resources sur la bonne voie pour couler de l’or à Sanbrado au second semestre de 2020.», a déclaré Richard Hyde, le DG de la compagnie.

Il a indiqué que les forages intercalaires se poursuivent, ce qui devrait prolonger la durée de vie actuelle de la mine souterraine de plus de cinq ans. Les études d’optimisation qui seront terminées d’ici le premier trimestre de 2019 comprendront des mises à jour des ressources et des réserves, ainsi que l’augmentation prévue du débit des usines de traitement, ce qui entraînera une augmentation des estimations de production annuelle d’or.

Selon l’étude de faisabilité publiée en juin dernier, le projet Sanbrado, d’une valeur de 185 millions de dollars, devrait produire en moyenne 211 000 oz/an d’or au cours de ses cinq premières années d’exploitation.

Source : Agence Ecofin

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Plan de développement de la relève : La Mine d’Essakane prépare les Burkinabè

  • Plus grand employeur du pays
  • 115 postes d’expatriés à combler
  • 108 compétences burkinabè aptes à les remplacer

 

La mine d’or Essakane est le plus grand projet minier et le plus grand investissement privé à l’heure actuelle au Burkina Faso. La mine emploie directement environ 2.300 travailleurs dont 96% de Burkinabè. Sur l’ensemble du personnel, on compte 11% de femmes. Parmi les employés nationaux, près de 40 % proviennent de la région du Sahel. De plus, chaque mois, environ 100 journaliers sont recrutés dans les villages voisins. La contribution de la mine d’Essakane dans le développement régional se fait aussi à travers ses prestataires. Ils ont créé environ 500 emplois indirects dans la région du Sahel. Depuis 2012, un Plan de développement de la relève (PDR) s’est mis en place afin de former les employés burkinabè. Ils bénéficient d’un accompagnement dans la gestion de leurs carrières pour permettre à l’entreprise de les préparer à remplacer l’effectif des expatriés. Concrètement, le plan de développement de la relève est un programme visant le transfert de connaissances des employés expatriés aux employés nationaux à haut potentiel, afin de leur permettre d’occuper des postes clés au sein de la mine d’Essakane. À la fin de 2017, plus de 90 employés avaient terminé ou étaient en formation dans le programme. Environ 20 employés de plus s’ajouteront en 2018 et débuteront le processus. Il y a environ 115 postes d’expatriés à combler et, lorsque ces employés auront complété le programme du plan de développement de la relève, l’objectif est que plus de 70 % des postes d’expatriés soient occupés par des Burkinabè. D’ici à la fin 2020, la mine a pour ambition de se doter d’une équipe de gestion essentiellement burkinabè. Mais, comment se déroule le processus ? Suite à l’identification des postes à nationaliser, les candidats à haut potentiel sont soumis à des tests psychométriques et élaborent ensuite leurs plans de développement individuel. Les employés sélectionnés sont coacher, former, évaluer, observer… La prise de décision de qualité, le leadership, la communication efficace, le développement des compétences des employés sont, entre autres, des modules conçus pour la nationalisation des postes. La marque IAMGOLD ‘’Pouvoir d’agir, performance extraordinaire’’ a inculqué une culture de travail en responsabilisant davantage les employés. Le plan de développement de la relève est un projet d’envergure et très ambitieux, accueilli avec beaucoup de fierté et d’optimisme par les compétences locales.

J B

 

Encadré

Déficit d’une d’expertise nationale

L’initiative de la mine se justifie par le fait que dans la gestion des mines au Burkina, il existe un déficit d’expertise nationale. Parfaire les connaissances des nationaux qui occupent déjà des postes à haut niveau permettra, à termes, le remplacement des expatriés par des nationaux aux postes de gestion.

 

 

Source : L’Économiste du Faso

 

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Femmes les mines : L’exemple de la mine Essakane

  • 11,19% de l’effectif d’Essakane sont des femmes
  • Un congé spécial de maternité de 14 mois avec payement de demi-salaire

Des statistiques, encore partielles de la Chambre des Mines du Burkina, indiquent que l’effectif composé de femmes dans le secteur minier varie entre 3 et 15%. Les femmes sont sous-représentées dans ce secteur et occupent généralement les postes de soutien et de service.

En mai 2018, la mine d’or Essakane comptait 2.332 employés dont 261 femmes, soit 11,19% de l’ensemble du personnel employé directement.

27% de ces femmes sortent du rôle généralement assigné à la gent féminine et pratiquent des métiers traditionnellement masculins à la mine et à l’usine: opératrices d’engins lourds, opératrices de la salle de contrôle, géologues, chimistes, etc. 10,34% de ces femmes occupent des postes de cadres tels que : ingénieurs en procédé, contremaîtresses, coordonnatrices, conseillères, directrices etc.

Pour avoir cet effectif féminin, la mine d’IAMGOLD Essakane SA a déployé des efforts pour attirer et maintenir les effectifs des femmes. La mine est convaincue que les femmes apportent une valeur ajoutée au rayonnement de l’entreprise.

Elle a mis en place des mesures pour favoriser leur accès mais également leur maintien à travers des programmes de formations spécifiques ou des mesures favorisant l’équité entre les femmes et les hommes. IAMGOLD Essakane SA accorde une place de choix aux femmes et aux candidatures féminines aussi bien à l’interne qu’à l’externe.

Parmi ces mesures, notons par exemple, le prolongement du congé de maternité. En effet, la zone d’Essakane étant éloignée de la capitale, les employées nouvellement mamans, éprouvaient des difficultés à quitter le foyer après 3 mois (durée du congé de maternité au Burkina Faso). Pour permettre aux femmes de bien s’occuper de leurs nouveaux nés, il est exceptionnellement accordé aux femmes un congé spécial de maternité de 14 mois avec payement de demi-salaire après la période de maternité légale.

La région hôte de la mine manque de compétences féminines suffisantes pour les métiers spécifiques à la mine. Cette situation a incité IAMGOLD Essakane SA à inclure une proportion importante de femmes dans toutes les formations techniques organisées en collaboration avec l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE)  de Dori. Ceci explique le nombre croissant de femmes sahéliennes qui pratiquent des métiers techniques à la mine.

IAMGOLD Essakane SA donne aux femmes le pouvoir d’agir et les moyens d’agir. La politique de la mine Essakane est de recruter davantage de talents féminins et, veiller d’autre part, à ce que les femmes bénéficient de formations à l’interne pour qu’elles accèdent à des postes seniors qui leur apportent prospérité et autonomie.

Malgré le fait que le milieu des mines soit encore considéré comme un monde d’hommes, plusieurs femmes fortes et actives s’y sont taillé à Essakane une place  de choix. Avec passion et exaltation, on rencontre des dames qui tiennent le bon filon à Essakane: Nadège Kaboré, géologue, explore chaque jour le terrain, son travail consiste à faire des échantillonnages pour évaluer si ses collègues minent dans la bonne direction.

Elle passe une partie de son temps dans l’examen de la composition d’une carotte (morceau de l’écorce terrestre prélevée par une foreuse) ; analyse les données techniques et les traduit et propose des interprétations sur la nature des minéraux des roches.

Haoua Ouédraogo, est l’une des rares femmes burkinabè, cadre supérieure de l’industrie, engagée par IAMGOLD Essakane SA comme ingénieur de procédé, elle a été promue comme métallurgiste puis Contremaîtresse aux opérations de l’usine.

A Essakane, Haoua exerce son métier avec abnégation en faisant preuve d’analyse, de concision et d’ingéniosité. Haoua, est l’une des femmes les plus inspirantes du site minier Essakane. Toutes ces pionnières d’Essakane encouragent les femmes à avoir davantage confiance en elles et essayer le métier de la mine qui n’est pas toujours très exigeant physiquement, contrairement aux apparences.

JB

 

Encadré

Céline Coulibaly, femme conductrice de dumper

Céline Coulibaly est une jeune fille qui conduit les géants camions miniers “dumpers ” chez IAMGOLD Essakane SA. Au volant de son camion de 150  tonnes, elle n’a pas eu de difficultés à trouver sa place dans un secteur  encore très masculin au Burkina. Les femmes employées de  la mine sont  organisées en association et se font de plus en plus présentes, voire influentes dans l’opération minière. Elles se retrouvent régulièrement dans des cadres de réflexion pour mesurer le chemin parcouru,  consolider les acquis et réinventer ensemble un avenir meilleur.

 

 

Source : L’Économiste du Faso

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Enseignement supérieur : La société minière Essakane SA octroie des bourses d’études aux deux meilleurs bacheliers de 2017-2018

L’entreprise minière Iamgold Essakane SA a procédé à la signature de conventions avec le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, ce lundi 15 octobre 2018, à Ouagadougou. Il s’agit, d’une part, de l’appui à l’Ecole nationale des ingénieurs de Fada N’Gourma et à la nouvelle université de Dori ; et, d’autre part, de l’octroi de bourses aux deux meilleurs bacheliers de l’année scolaire 2017-2018.

« Je suis très content d’avoir reçu cette bourse de la part de Iamgold Essakane et je profite de l’occasion pour remercier la société pour son initiative d’encourager l’excellence au Burkina Faso ». C’est en ces termes que l’un des boursiers, Blaise Madiéga, a tenu à témoigner sa gratitude envers les donateurs. Titulaire d’un baccalauréat série D avec 18,08/20 de moyenne, Blaise Madiéga est un élève du Lycée privé Sainte-Anne de Nanoro, dans la région du Centre-Ouest du Burkina. Le second boursier est Boubacar Dicko, titulaire d’un baccalauréat série D avec 15,67/20 de moyenne, élève du Lycée municipal de Dori.

 

Ces deux élèves sont les bénéficiaires de la seconde édition du programme de la bourse d’excellence de la société minière Iamgold Essakane SA. La concrétisation de la promesse s’est matérialisée par la signature d’une convention, au cours d’une cérémonie, en présence du ministre en charge de l’Enseignement supérieur, du personnel d’Essakane et des deux boursiers.

Selon le Directeur général (DG) de Iamgold Essakane SA, Bruno Lemelin, le montant annuel de ces bourses est d’environ 17,5 millions de francs par boursier. « Chacune des bourses couvre la durée nécessaire pour l’obtention du diplôme de premier cycle (Bachelor) soit quatre ans », a-t-il indiqué.
Ces deux étudiants iront au Canada pour leurs études, d’ici janvier 2019.

Appui aux écoles du Burkina

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants de l’Ecole normale supérieure d’ingénierie de Fada (ENSIF) et de la nouvelle université de Dori, Iamgold Essakane a signé une convention de partenariat avec le ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Dans le cadre de cette convention, le premier responsable de la mine, Bruno Lemelin, et d’autres techniciens dispensent des cours et reçoivent des étudiants en stage. « Ce partenariat vise à accompagner le gouvernement dans la création de conditions favorables d’études et d’étoffer l’offre éducative dans les universités pourvoyeuses de cadres spécialistes dans les questions minières au Burkina », a affirmé le DG d’Essakane.

 

Tout en félicitant la société minière, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga, a indiqué que ce n’est pas le dernier acte, car ce partenariat va aller crescendo. « C’est l’investissement le plus durable qu’on puisse avoir, parce que ces universités vont être fonctionnelles de génération en génération », a-t-il confié.

« C’est avec beaucoup de fierté que nous matérialisons aujourd’hui notre engagement en faveur de l’enseignement supérieur au Burkina par ce partenariat avec le gouvernement burkinabè, et nous nous engageons à continuer à jouer pleinement notre rôle d’entreprise citoyenne qui œuvre en faveur des populations avec l’accompagnement des autorités », a conclu Bruno Lemelin.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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Secteur minier : Une insuffisante prise en compte du Genre

  • Malgré un environnement favorable
  • Peu de femmes dans la gouvernance minière
  • PCQVP veut inverser la tendance

Quel est le degré de prise en compte du genre dans l’exploitation minière en générale, et dans la mise en œuvre de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), en particulier ? Dans la tentative de recherches de solutions « Publiez ce que vous payé (PCQVP) » / section Afrique de l’Ouest met en œuvre un projet dénommé « Genre et ITIE » dans 6 pays à savoir le Burkina, le Sénégal, La guinée, le Togo, le Nigéria. A travers le projet PCQVP voudrait identifier les obstacles qui empêchent une pleine participation des femmes au processus ITIE et à la gouvernance du secteur minier, afin d’y apporter des solutions. A la faveur de la tenue d’une formation les 20 et 21 Septembre 2018, à Dakar sur comment intégrer la dimension dans les politiques, pratiques, programmes, plans d’actions et structures des organisations de la société civile, notamment le PCQVP, chaque pays a été invité livrer les résultats à mi-parcours de ses travaux. La formation a été organisée conjointement par PCQVP et le programme régional Industries Extractives d’Oxfam qui vise à favoriser davantage de participation des femmes à la gouvernance du secteur extractif.

« Les résultats dans les pays de l’Afrique francophone »

Tous les 4 pays de l’Afrique francophone disposent d’un cadre légal et règlementaire favorable à la participation des femmes à la vie nationale y compris au secteur extractif .Ce cadre légal et règlementaire peut être divisé en 3 grandes parties. Il s’agit dans un premier temps des accords et conventions internationales que ces pays ont ratifié et ont la plus célèbre est la convention sur l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF).

Dans un deuxième temps, les pays ont intégré le contenu de ses accords à la législation interne : Constitution, Codes, lois, etc. La constitution burkinabè du 2 Juin 1991 reconnait que tous les naissent libre et égaux.

La loi portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso pose le principe d’égalité d’accès à la terre, la loi d’orientation de l’éducation un droit pour tous, sans discrimination de sexe, etc. Dans un troisième temps, les pays ont adopté une législation spécifique aux femmes. Un pays comme le Burkina Faso a adopté une politique nationale du Genre dans les politiques sectorielles en 2011. La Guinée dispose également d’une politique nationale sur le genre.

Le Sénégal a adopté la stratégie nationale d’équité Genre. Afin d’encourager la participation des femmes au processus électoral, le code électoral burkinabè a imposé un quota Genre de 30% sur les listes électorales.

Le Sénégal, la Guinée et le Togo ont opté pour la parité hommes-femmes sur toutes les listes électorales.

Malgré cette abondance de texte, la participation et la représentativité de la femme dans les sphères de décisions restent faibles. Pour le cas spécifiques du Burkina, bien que représentant 51,7%  de la population, les femmes sont sous représentées dans le gouvernement. Sur 32 ministres on compte 6 femmes (dont 3 ministres pleines). 12 femmes sont députés à l’hémicycle qui totalise 127 députés. Aussi, malgré la panoplie de textes favorables, le Genre n’est pas bien intégré dans les politiques publiques, notamment celles en lien avec le secteur minier. Pour revenir au rapport ITIE, publié par les différents pays, il ressort des présentations que la dimension Genre dans la composition du groupe multipartite l’ITIE n’est pas affirmée.

Les contenus des rapports ne sont pas non plus sensibles au Genre .A ce propos, on note que l’affection des revenus budgétaires ne prend pas en compte le Genre. Il en est de même pour les paiements sociaux effectués par les sociétés minières. Toutes fois on lit dans certains rapports ITIE que certains projets financiers par les compagnies minières bénéficient directement aux femmes (moulins, orages, centres de santé, activités génératrices de revenus, etc.). Enfin les rapports ITIE font le point des effectifs globaux dans les sociétés minières. Pour la première fois, le rapport 2016 du Burkina Faso a désagrégé les effectifs en hommes et femmes.

Ainsi sur un effectif total de 6263 personnes employées par les mines industrielles en 2016,184 sont des femmes ; soit 2,93 % de l’effectif. L’analyse Genre dans le cadre de ce projet a aussi concerné la prise en compte du Genre dans les coalitions PCQVP. Une fois les obstacles de la non prise en compte des femmes décrites, il sera plus facile d’y apporter des solutions communes.

 

Influencer le Code minier de la CEDEAO

 

La coalition PCQVP/section Afrique de l’Ouest n’entend pas rester là dans sa recherche de solutions afin que la femme participe à la gouvernance du secteur minier en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, elle compte également influencer le Code minier de la CEDEAO en cours d’élaboration.

 

                                                                                                                                                 Elie KABORE

 

Source : Le Journal l’ECONOMISTE du Lundi 08 Octobre 2018

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Journées Portes Ouvertes sur l’Emploi dans les mines 2018

Promouvoir l’insertion professionnelle des étudiants dans le secteur minier

Les Journées Portes Ouvertes (JPO) Emplois-Mines organisées conjointement par  la Chambre des Mines du Burkina (CMB), le Club des Ingénieurs  Miniers de l’Ecole Nationale Supérieures des Ingénieurs de Fada N’Gourma (ENSI-F) se sont tenues du 27 au 28 Septembre 2018 au Centre International de  conférences de Ouaga 2000 en marge de la troisième édition de la Semaine d’Activités Minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO). L’objectif de ces journées étant de renforcer les capacités des participants sur les opportunités d’emplois et d’entreprenariat dans le secteur minier et de faciliter leur insertion socio-professionnelle dans ce secteur.

En marge de la SAMAO, la CMB et le CIM-ENSIF ont organisé les Journées portes ouvertes sur l’emploi dans les mines  du 27 au 28 Septembre 2018 au Centre International de  conférences de Ouaga 2000. Elles visaient à offrir des opportunités aux étudiants des filières mines et géologies de mieux connaitre le domaine minier à travers des échanges avec leurs aînés et de s’informer sur les opportunités du secteur. « Nous avons choisi d’organiser ces journées portes ouvertes pour permettre aux étudiants chercheurs d’emploi de pouvoir se rapprocher des responsables ressources humaines et recruteurs afin d’acquérir de l’expertise et de saisir les opportunités nécessaires » a laissé entendre Tidiane Barry, président de la Chambre des Mines du Burkina.

 

Une centaine de participants issus des universités, instituts et écoles de formation dans les filières de la Mine et de la Géologie ont pris part à des conférences, échangé avec des travailleurs des mines ainsi que par des agences de recrutement. Les procédures de recrutements dans le secteur minier leur ont été expliquées par les directeurs des ressources humaines des mines ainsi que par les agences de recrutement.  La collecte des Curriculum Vitae (CV) a permis de constituer une base de données pour les besoins de stages dans les mines.

 

Selon le président de la CMB, Tidiane Barry « La vision de la Chambre des Mines est qu’à moyen terme tous les étudiants en fin de cycle puissent avoir la possibilité de mettre en pratique leur formation.  Pour y parvenir, des initiatives doivent être prises pour une plus grande adéquation entre la formation délivrée dans les grandes écoles et les besoins de qualification de l’industrie minière. »

Une des articulations de ces 48h a été la finale des jeux interuniversitaires des cracks sur la géologie et les mines dénommé Géo-Quiz. Elle a été remportée par l’ENSI-F face à l’Université Aube Nouvelle.

« Nous sommes très heureux de pouvoir participer aux journées portes ouvertes car cela est une très belle opportunité pour nous jeunes de pouvoir nous unir, de pouvoir côtoyer les plus grand experts des questions minières venus du monde, d’avoir plus de connaissance dans le domaine des mines et en fin de pouvoir partager nos petites expériences » a confié Tapsoba Wadolf , étudiant ayant participé aux JPO .

En plus des opportunités qu’offrent ces journées, les étudiants seront désormais à mesure d’orienter leur choix de formations pour qu’ils coïncident avec les exigences techniques et professionnelles du secteur minier.

Les JPO ont pris fin avec une table-ronde sur le programme stage de la Chambre des Mines du Burkina. Elle a réuni les spécialistes en ressources humaine afin de proposer des orientations à la CMB sur les questions de stage.

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SAMAO 2018 : Plus de 1500 participants attendus

Le Ministre des Mines et des carrières a animé une conférence de presse le jeudi 06 septembre sur la prochaine édition de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest qui aura lieu du 27 au 29 septembre 2018 au Centre International de Conférences de Ouaga 2000.

Le Ministre en charge des mines était face à la presse le 06 septembre 2018. L’information principale qu’il a portée aux journalistes est la tenue du 27 au 29 septembre 2018 de la troisième édition de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest sous le thème : Exploitation  des ressources minérales en Afrique : Quelles stratégies pour en faire un moteur de croissance et de développement ? ». L’Afrique du Sud est le pays invité d’honneur de cette édition dont le budget estimatif est de 315 millions de F CFA et pour laquelle plus de 1500 participants sont attendus.

Des innovations majeures sont à noter pour la prochaine SAMAO. Il s’agit notamment selon le ministre du partenariat Public-privé entre le Ministère des Mines et des Carrières, la Chambre des Mines et de l’Association des Carriers   du Burkina dans l’organisation de l’événement. Cette édition sera aussi organisée en association avec un Cabinet International de référence en occurrence le Salon International de l’Énergie, des Mines et des Carrières (SEMICA).

Les panels de hauts niveaux sur le thème de la SAMAO et sur la fiscalité animés par des ministres des pays de la sous-région, les expositions, les rencontres B2B,  les communications sur des thématiques  seront  des temps forts de l’événement.

Le Ministre a invité les investisseurs, les opérateurs économiques, les chercheurs, … à prendre une part active à la manifestation dont la tenue vise aussi à montrer aux jeux du monde que le Burkina Faso n’est pas « infréquentable » comme veut le faire croire les auteurs des différentes attaques  dont le pays a été l’objet ces derniers jours.

Il a été demandée à la presse d’accompagner la réussite de la SAMAO 2018.

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Tidiane René Barry, président de la Chambre des mines : Or, insécurité et SAMAO

Tidiane René Barry est l’actuel président de la Chambre des mines du Burkina depuis janvier 2017 et ce, pour deux ans. Son mandat est renouvelable une fois. Le lundi 27 août 2018, il a accordé une interview à Burkina 24. Les questions sécuritaires, assez sensibles comme l’a dit l’invité, a été au cœur l’entretien. Par ailleurs, il est revenu sur la vie de la Chambre des mines, institution qu’il dirige et nous a également entretenus sur la tenue prochaine de la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO).

 

Burkina 24 (B24) : D’une manière générale comment se porte le secteur minier au Burkina Faso en ce moment ?

Tidiane Barry (T.B) : Au niveau conjoncturel on observe depuis quelques semaines une baisse du cours de l’or qui est le principal minerai exploité au Burkina Faso et nous savons combien les sociétés minières sont sensibles à la variation du cours de l’or au niveau de leur rentabilité. La situation présente un défi assez important pour les sociétés qui sont au Burkina Faso.

Mais ceci dit, de manière globale, le secteur se porte plutôt bien. Cette condition relève notamment d’un climat des affaires qui tient et bien attendu des relations positives qui existent au niveau de cette industrie, entre les sociétés minières et les différentes parties prenantes dont le gouvernement.

B24 : Cela fait maintenant plus d’une année que vous présidez la Chambre des mines, est-ce que vous avez pu dérouler votre programme malgré vos nouvelles responsabilités à Iamgold qui vous ont amenés au Canada ?

T.B. : Le programme d’activité de la Chambre des mines se déroule très bien. Il faut savoir que chacun des membres de la structure joue sa partition. Le Conseil d’administration est composé de professionnels des sociétés minières qui exercent à plein temps leurs activités au sein de leurs sociétés. Ils apportent leur contribution à la Chambre des mines en tant que  bénévoles.

Mais il faut préciser que la Chambre des mines dispose d’une Direction exécutive avec un staff qui est permanent et dédié aux activités de la Chambre. D’ailleurs, cette direction constitue l’ossature de la gestion de notre organisation. Avec ce modèle, bien entendu les nouvelles activités que j’ai au sein du groupe Iamgold n’entravent pas  le fonctionnement et le déroulement du programme  de l’institution..

B24 : Ces derniers temps, certaines zones minières qui sont en proie à certaines attaques, cela ne détériore pas l’assurance des investisseurs ?

T.B. : Les questions d’insécurité ne sont jamais rassurantes pour les investisseurs. Par contre ce qui est rassurant, c’est quand les investisseurs pensent que ces questions sont prises à bras le corps et qu’il y a une réponse qui est apportée de la part des autorités compétentes. C’est le résultat final que les investisseurs attendent et cela est vraiment important car c’est un des facteurs qui peut représenter un frein à l’investissement direct étranger dans notre pays et ce n’est pas seulement dans le secteur minier.

B24 : La sécurité est présente sur les sites miniers, on a la création de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM). Peut-on dire que les moyens sont conjugués pour rassurer les investisseurs ?

T.B. : Oui, je pense que la création, il y a quelques années de l’ONASSIM a été une réponse positive. Maintenant, il faut vraiment travailler à son opérationnalisation. Il faut que de façon concrète, elle soit un élément de dissuasion ou de réaction  en cas d’attaque des intérêts miniers.

B24 : Pour revenir à la structure que vous dirigez, la Chambre des mines est considérée par certains Burkinabè comme le syndicat des sociétés minières, qu’en dites-vous ?

T.B. : Le terme syndicat n’a pas une connotation négative à mon sens surtout quand il s’agit d’une industrie qui est devenue depuis une décennie le moteur du développement économique de notre pays, c’est  plutôt positive.

Ceci dit, il faut savoir qu’au-delà de la défense des intérêts de ses membres, la mission de la Chambre des mines du Burkina intègre la promotion pour un secteur minier compétitif et créateur de richesses, mais également d’optimisation dans  le partage de cette richesse au sein de toute la communauté nationale. On dirait plutôt que nous sommes un syndicat de l’ensemble des parties prenantes par rapport à la gestion des ressources naturelles dans notre pays.

 

B24 : Justement, en rapport avec la répartition des richesses, chaque année les recettes se chiffrent en milliards de F CFA. Pour exemple, l’or a rapporté 226 milliards de F CFA en 2017. Où va l’argent de l’or ?

T.B. : On se rappelle qu’il y a quelques années la grande question était surtout de savoir s’il existe réellement des retombés, de la richesse générée par l’exploitation minière pour la communauté nationale. On voit que la question a dérivé aujourd’hui. Il faut dire que des outils comme l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives)  sont venus apporter une  grande partie de la réponse à cette interrogation.

Aujourd’hui, la question a plutôt dérivé vers où va l’argent de l’or.  Cela suppose qu’on a accepté qu’il y a de l’argent généré par cette industrie. Alors où va l’argent de l’or ? Pour nous, c’est une interrogation  qui s’ouvre sur la confirmation de l’ensemble des priorités de développement qui peuvent exister dans un pays comme le Burkina, et de l’arbitrage que notre gouvernement perçoit par rapport à l’utilisation de cette richesse générée. Je dirai fondamentalement que c’est une question qui traverse notre gouvernement et bien entendu à la vision de qu’il se fait de l’utilisation de la richesse générée par les entreprises minières du pays.

B24 : A travers la commission d’enquête sur les mines, il a été révélé qu’il y a des problèmes avec le fonds pour la réhabilitation de l’environnement. Que devient ce fonds ?

T.B. : Effectivement, c’est une question qui est fondamentale parce qu’il n’est pas normal qu’après dix ans de maturité au niveau de l’exploitation minière dans notre pays, la question du fonds de réhabilitation de l’environnement ne soit pas encore totalement résolue. Ceci dit, nous savons qu’il est en bonne voie d’être opérationnel. Le processus réglementaire par rapport au fonctionnement de ce fonds a été complété donc il faut passer à son opérationnalisation. La Chambre des mines a eu un écho positif de la part du gouvernement et nous pensons que cette année, la question du fonds minier de réhabilitation sera résolue.

B24 : Donc les générations futures peuvent être rassurées que les mines en exploitation ne laisserons pas de bombe environnementale en fin d’exploitation…

T.B. : C’est l’objectif du fonds de réhabilitation. Ce sont des conditions qui relèvent même des bonnes pratiques dans la gouvernance, la gestion des ressources naturelles. Effectivement, il faut que ce fonds soit opérationnel le plus rapidement possible non pas seulement pour les générations futures mais aussi pour les générations présentes. Il y a des contraintes environnementales qui concernent même le citoyen au stade actuel.

B24 : La Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest se tiendra en septembre 2018. Parlez-nous de la rencontre des acteurs du secteur.

T.B. : Effectivement la SAMAO est prévue se tenir en septembre et la grande innovation est que le gouvernement a décidé d’associer les acteurs privés comme la Chambre des mines  à l’organisation de la SAMAO. Nous pensons que c’est une excellente initiative car l’un des objectifs de la SAMAO c’est la promotion de l’industrie minière de notre pays. Et quand on parle de promotion, les acteurs privés sont des ambassadeurs pour la promotion de l’industrie minière.

Egalement, les différentes thématiques qui sont développées, tout ce qui est relatif au contenu local, à l’emploi, à la fourniture locale des biens et services miniers doivent être portées par  les acteurs privés. Une activité comme la SAMAO ne peut pas se faire sans une participation à plein régime des acteurs privés du secteur.

B24 : Quel est votre mot à l’endroit des acteurs du secteur tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ?

T.B. : Je veux seulement témoigner d’une expérience positive. Le Burkina Faso, bien que son industrie minière soit très récente a su mettre en place tout un système de bonne gouvernance de ses ressources naturelles. Le Burkina Faso a réussi à mettre en place le cadre qu’il faut pour des discussions vertueuses et positives entre l’ensemble des parties prenantes à savoir les sociétés minières, le gouvernement, les communautés locales, la société civiles et également les entreprises du pays qui sont des fournisseurs du secteur.

Nous exhortons l’ensemble des acteurs à continuer dans cette dynamique du dialogue, de bonnes pratiques qui peuvent amener notre secteur à devenir plus compétitif, prospère et générateur de richesses pour l’ensemble de la communauté nationale.

Propos recueillis par Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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Accès à l’emploi : Des jeunes initiés aux métiers de dynamitage civil

Le ministère de la jeunesse, de la Formation et de l’insertion professionnelle, a lancé officiellement le vendredi 24 aout  2018 à Ouagadougou, la formation de 100 jeunes aux métiers de dynamitage civil et de traitement de minerais.

L’enquête multisectorielle continue de 2014 a révélé que le taux de chômage frappe les plus jeunes avec un taux de 6,6 % pour l’ensemble de la population. Face à cette situation, l’Etat à travers le ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles ne cesse de multiplier des actions afin d’offrir aux jeunes, des compétences nécessaires pour leur insertion professionnelle. C’est dans ce sens que le ministère a lancé, le vendredi 24 Aout 2018 à Ouagadougou, la formation de 100 jeunes, dont 50 en dynamitage civil et les autres 50, en traitement de minerais. Laquelle cérémonie a marqué la rentrée effective des bénéficiaires au centre Global Mining training Africa. C’est à l’issu d’un appel à candidatures que c’est jeunes ont été retenus. Ainsi, durant cinq mois (trois mois de pratique  et deux mois de théorie) les bénéficiaires vont se perfectionner dans ces métiers du secteur minier, en plein essor au Burkina Faso. Selon le secrétaire général du ministère représentant le ministère, Larba Christian Darankoum, ce secteur est aujourd’hui un grand pourvoyeur d’emplois. Cependant, l’on constate que certains postes de travail restent inaccessibles aux jeunes car n’ayant pas les connaissances requises. « Et cette série de formation au profit des jeunes des 45 provinces vient donc remédier à l’insuffisance de compétences », a-t-il ajouté. De son avis, les jeunes doivent faire preuve de responsabilité et de détermination pour que ce projet soit un succès, car leur insertion dépendra fortement des connaissances qu’ils auront acquises auprès du centre. Pour le représentant des jeunes, Abdoulaye Congo, cette formation vient à point nommé et les bénéficiaires seront aptes à occuper des emplois en fonction des compétences. «  A cela, nous nous engageons à donner le meilleur de nous-même pour que cette activité soit une réussite non seulement pour les initiateurs  et les bénéficiaires mais également pour le centre. Ils seront capables d’occuper sans difficultés les postes de travail en lien avec la formation » a souligné le responsable de Global mine training Africa, Thierry Justin Yaméogo. Notons que cette formation fait suite à celle tenue en 2017 au cours de laquelle, 110 jeunes ont été  outillés à la conduite d’engins lourds des mines et Bâtiments et de travaux publics (BTP).

Source : Le journal Sidwaya du lundi 27 aout 2018.

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