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Category Archives: Actualités

Le Ghana surclasse l’Afrique du Sud et devient le premier producteur d’or d’Afrique (Banque mondiale)

(Agence Ecofin) – En 2018, le Ghana a produit 158 tonnes d’or selon le «Commodity Markets Outlook» publié par la Banque mondiale le mois passé, soit une hausse de 15,3% en glissement annuel. Cela permet à l’ex Gold Coast de ravir à l’Afrique du Sud, la place de premier producteur d’or du continent.

Si la production d’or ghanéenne s’est stabilisée autour des 130 tonnes ces dernières années, le pays ouest-africain atteignait déjà le même niveau que la nation arc-en-ciel en 2017, selon la Banque mondiale (137 tonnes). Cette performance est probablement due au démarrage cette année-là de l’exploitation des mines Wassa et Prestea, appartenant à Golden Star Resources.

Entre autres facteurs ayant favorisé cette ascension, la production sud-africaine d’or est sur une pente descendante depuis plusieurs années (142 tonnes en 2016, contre 119 tonnes en 2018). Avec l’épuisement des réserves aurifères et les nombreux problèmes que vivent les mineurs, l’Afrique du Sud a dégringolé dans le classement, se plaçant désormais à la 3e place du continent, derrière le Soudan.

Le trio de tête de la production d’or en Afrique est donc désormais constitué du Ghana (1er), du Soudan (2e) et de l’Afrique du Sud (3e).  Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso sont respectivement 4e, 5e et 6e selon le rapport de la Banque mondiale.

Louis-Nino Kansoun

Source Agence Ecofin

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Exploitation de l’or au Burkina : 1 540 milliards de recettes d’exportation

Le vendredi 3 mai 2019, le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani était face à la presse. Objectif : faire le point de l’exploitation minière au Burkina Faso et rendre compte de ses 3 années à la tête du département en charge des mines et des carrières.

Comme le veut le principe de la rédevabilité, Oumarou Idani a rencontré les hommes de médias pour rendre compte de ses 3 ans à la tête du ministère des Mines et des Carrières et surtout faire le point de l’exploitation minière au Burkina Faso.

52,622 tonnes d’or produites en 2018

En 2018, le Burkina Faso a produit 52,622 tonnes d’or, cette quantité est en constante progression à en croire Oumarou Idani, car en 2014, 32 tonnes d’or était produites et 32,5 tonnes en 2015 pour passer à 38, 5 tonnes et 45, 6 tonnes respectivement en 2016 et 2017.

La production du zinc, quant à elle, a connu une progression de 0,5% comparativement en 2017, pour s’établir à 165 000 tonnes en 2018.

Cette production a rapporté 266 milliards de F CFA aux recettes budgétaires, 1 540 milliards de recettes d’exportation et une contribution de 11,4% au produit intérieur brut, PIB.

Sur le plan social, l’or a permis en 2018 dans le sous-secteur industriel, la création de 9 200 emplois directs et 26 100 emplois indirects. Le sous-secteur artisanal pour sa part, est une source principale de revenus pour un million 500 mille de personnes pour une production annuelle d’environ 10 tonnes du métal jaune.

En termes de perspectives, le ministre des Mines et des Carrières a indiqué que son département entend poursuivre l’accroissement des productions pour porter celle du métal jaune à 60 tonnes en 2019. Et cela grâce à l’entrée en production des mines d’or de Niankorodougou, de Bouéré Dohoun, de Samtenga et la construction des mines de Sanbrado et de Bomboré. En outre, le département en charge des mines et des carrières prévoit diversifier la production avec le manganèse avec la mine de Tambao.

Quid des différents fonds ?

La question des différents fonds miniers est revenue au cours des échanges entre les hommes de médias et le ministre des Mines et des Carrières.

Selon Oumarou Idani, les réformes institutionnelles ont permis l’opérationnalisation des quatre fonds miniers. Pour ce qui est de l’opérationnalisation du fonds minier pour le développement local, le ministre a rassuré que son alimentation est effective pour l’année 2018. « A la date du 28 mars 2019, les sociétés minières ont procédé au paiement de un milliard 819 millions 813 mille 956 FCFA. L’Etat quant à lui, a donné une contribution de 2 milliards de FCFA », a-t-il souligné. Aussi a-t-il fait savoir que dans les jours à venir, la répartition des fonds sera effective et les fonds seront versés aux communes minières. La loi sur ce fonds étant entrée en vigueur en janvier 2017, c’est dire que son effectivité compte pour 2017, 2018 et 2019  et les montants restent à recouvrer. A ce titre, il faut noter que Essakane a déjà versé 350 millions de FCFA et la mine de Houndé 43 millions de FCFA.

S’agissant du fonds de réhabilitation et de fermeture des mines industrielles, il est alimenté par les compagnies minières à hauteur de 34 milliards 880 de FCFA. Le fonds dédié à la formation et à la recherche dans les sciences de la Terre, lui aussi est opérationnel et le solde qui est de 9 milliards 518 millions 175 mille 639 FCFA sera réparti entre le bureau des mines et de la géologie, le FONER, le fonds d’équipements du ministère et les universités et structures de formations et de recherches.

Le dernier fonds qui est le celui de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés est en cours d’opérationnalisation.

Des terroristes exploitaient l’or dans la région de l’Est

Répondant à une question, Oumarou Idani a reconnu que des terroristes qui avaient investis la région de l’Est exploitaient artisanalement l’or. Installés dans les forêts classées, ces derniers employaient les orpailleurs de la région pour extraire le métal précieux et leur garantissaient la nourriture en tuant les buffles et autres animaux des réserves fauniques, ils assuraient par ailleurs, la sécurité des sites. Toutefois, foi du ministre, avec l’opération « Otanpuanu », les forces de défense et de sécurité ont réussi à les déloger des forêts et toutes les activités liées à l’orpaillage ont été suspendues.

Thomas Saye

Source: https://www.zoodomail.com/fr/economie-developpement/exploitation-de-lor-au-burkina-1-540-milliards-de-recettes-dexportation

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Burkina Faso : le projet Sanbrado en bonne voie pour entrer en production en 2020

(Agence Ecofin) – Le projet aurifère burkinabé Sanbrado est en bonne voie pour produire son premier lingot d’or, d’ici le troisième trimestre de l’année prochaine. C’est ce qu’a déclaré, mardi, Richard Hyde, le PDG de West African Resources, la compagnie détentrice de la mine.

La société a indiqué qu’elle a reçu la première tranche de 75 millions $ d’un financement de 200 millions $ de Taurus Funds Managements. Les fonds serviront à financer le développement du projet Sanbrado.

« Le mélange de minerai à ciel ouvert et souterrain de haute teneur de Sanbrado élèvera West African Resources au rang de producteur d’or à faible coût de plus de 200 000 onces par an, d’ici fin 2020 », a déclaré M. Hyde.

La mine Sanbrado a la capacité de produire annuellement 211 000 onces d’or sur les cinq premières années de sa durée de vie.

Source Agence Ecofin

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Burkina Faso : Roxgold dépasse ses prévisions de production annuelle à Yaramoko en 2018

(Agence Ecofin) – La compagnie canadienne Roxgold a produit en 2018 sur sa mine burkinabè Yaramoko un volume total de 132 656 onces d’or, en hausse par rapport aux 126 990 onces produites en 2017. Ce volume dépasse ses prévisions de 120 000 à 130 000 onces annoncées pour l’exercice.

Dans son bilan annuel publié mardi, la société rapporte des ventes en hausses à 133 030 onces d’or pour un montant cumulé de 169,2 millions $. Elle a enregistré un EBITDA de 82,4 millions $ en 2018, en forte hausse par rapport aux  67 millions $ de 2017.

« 2018 était une nouvelle année importante pour Roxgold. Nous avons franchi plusieurs jalons, notamment en battant nos prévisions de production et de coûts pour la deuxième année consécutive, ce qui a permis de générer un fort flux de trésorerie et un rendement élevé pour les actionnaires », a commenté le PDG, John Dorward.

En 2019, la compagnie prévoit de produire entre 145 000 et 155 000 onces d’or.

source:Agence Ecofin

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Burkina : 52,662 tonnes d’or produites en 2018

La production d’or au Burkina Faso a connu une évolution en 2018. Alors qu’elle était de 45,6 tonnes en 2017, elle est passée à 52,662 tonnes en 2018, a indiqué le ministère des Mines et des carrières lors des travaux d’ouverture du 1er Conseil d’administration su secteur ministériel (CASEM), le 25 mars 2018 à Koudougou.

Une progression de 15,4%. C’est le taux d’évolution de la production d’or constatée pour l’année au Burkina Faso. Ainsi, de 46,6 tonnes en 2017, la production du métal jaune est passée à 52,662 tonnes en 2018. « Dans l’histoire de la production d’or au pays des hommes intègres, jamais cette performance n’a été égalée », lit-on dans un communiqué du ministère des Mines et des carrières. Par ailleurs, la production de zinc se situe à 165 100 tonnes en 2018 et connait également une progression de 0,5% par rapport à l’année 2017

Selon le ministère des mines, ces performances s’expliquent d’une part par les réformes enclenchées par l’Etat à travers le ministère en charge des mines et d’autre part, par le dynamisme des acteurs de la chaîne de valeurs de l’activité minière. Les agents du ministère ont constamment participé en 2018 à la coulée et au colisage de l’or. « Sans aucun doute, ces mesures ont tiré la production aurifère vers le haut dans le sous-secteur de l’exploitation minière industrielle », précise le communiqué.

Au titre du dynamisme des acteurs, la Société Minière d’Afrique de l’Ouest (SEMAFO) a lancé ses activités de production à Boungou dans la région de l’Est en 2018. Au même moment, la Société Afric Carrier a inauguré sa carrière à Sogossagasso près de Bobo-Dioulasso dans la région des Haut-Bassins. L’entrée en production de ces exploitations explique en bonne partie l’accroissement en 2018 de la production d’or et de celles des substances de carrières.

A noter que la sécurisation des sites miniers a été prise en compte dans le déploiement du dispositif global de sécurisation du territoire national. Tout comme la sécurisation des sites miniers, le renforcement de l’information géologique se situe en bonne place dans les perspectives envisagées par le ministère de Oumarou IDANI en 2019, ajoute le communiqué.

Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

Source Burkina 24

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Représentativité de la femme : Le cadre juridique et politique est favorable

  • Malgré la loi sur le quota genre
  • 21,8% de femmes ministres et 11,2% de femmes députés titulaires
  • Pesanteurs socio-culturelles : les causes réelles

 

Le 8 mars 2019, le Burkina Faso commémorera la 162e Journée internationale de la femme. Le thème choisi pour cette année est : « Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina de sécurité, de paix et de cohésion sociale ». Cette commémorera donne l’occasion de revenir sur des questions récurrentes. Pourquoi cette faible présence des femmes dans les instances décisionnelles et pourquoi la faible prise en compte de la femme dans les politiques et programmes de développement au Burkina Faso ?

Selon les données de l’Institut national des statistiques et de la démographie (INSD), le Burkina Faso compterait 19.632.147 habitants en 2017, dont 51,71% de femmes.

Bien que représentant 51,7% de la population, les femmes burkinabè sont quasiment sous-représentées en politique et en économie.

Malgré les dispositions de la loi N 010-2009/AN du 16 avril 2009 portant fixation de quotas de 30% de l’un ou l’autre sexe aux élections législatives et municipales, à la faveur des dernières élections législatives en 2015, seulement 406 femmes ont été inscrites sur la liste nationale selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Elles sont 12 femmes élues députés titulaires sur les 127 députés, soit 11,2% des députés. Dans le domaine économique, sur les 21 membres que compte le bureau consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCIBF), un seul membre est une femme.

Le dernier gouvernement nommé le 21 janvier 2019 compte 32 membres, dont 7 femmes, soit 21,8% de femmes. Sur les 7 femmes, seulement 4 occupent des ministères pleins et 3 des ministères délégués. On compte une seule femme présidente d’institution.

La faible représentativité des femmes dans les sphères de décision est en déphasage avec l’importance numérique des femmes dans le pays. Pourtant le politique et le législateur burkinabè ont pris des actes en faveur des femmes. Font partie de ces mesures, la loi portant Code électoral de 2015 qui dispose en son article 154: « Sous peine de nullité, les listes de candidatures doivent comporter au moins un candidat de l’un ou l’autre sexe», la politique nationale Genre du 8 juillet 2009. Elle est un cadre d’orientation pour l’action gouvernementale et pour l’ensemble de ses partenaires dans le domaine du genre pour promouvoir l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans le processus de développement. On peut également citer le guide d’intégration du genre dans les politiques sectorielles qui est un outil stratégique de planification et de gouvernance des actions publiques de développement durable qui facilite la participation efficace et efficiente des hommes et des femmes au développement du Burkina Faso. Le Programme national de développement économique et social (PNDES) qui est le référentiel national en matière de développement pour tous les acteurs aborde la question Genre sous l’angle de la persistance des inégalités de genre, l’exclusion sociale, la participation politique des femmes, le faible niveau d’emploi et d’éducation des femmes et propose des solutions pour y remédier et met l’accent sur le développement du capital humain.

La Politique nationale Genre prévoit que le Secrétariat permanent du Conseil national pour la promotion du genre (SP/CONAPO-Genre) est la structure pionnière sur les questions du genre au Burkina Faso. Il est chargé de la coordination de la Politique nationale Genre pour la prise en compte des besoins spécifiques et des intérêts stratégiques des hommes et des femmes afin de parvenir à un épanouissement social, culturel et économique des personnes des 2 sexes. A ce titre, le SP/CONAPO-Genre est chargé de  veiller à la mise en place et au fonctionnement adéquat des organes du dispositif institutionnel opérationnel de mise en œuvre de la PNG  comme les cellules genre des ministères et institutions.

Le SP/CONAPO-Genre a créé des cellules nationales genre dans les ministères et institutions en 2012.

Les Directions générales des études et des statistiques sectorielles (DGESS) de chaque ministère président les cellules nationales genre dans les ministères de sorte à attirer l’attention sur la prise en compte de la femme depuis la phase du diagnostic, jusqu’à la mise en œuvre des politiques et programmes en passant par l’élaboration, la planification, la budgétisation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation.

L’action du SP/CONAPO-Genre porte quelques fruits. Il a installé des « cellules genre » dans les ministères. Des formations ont été dispensées aux membres de ces cellules.

Suite à ces formations, des ministères ont le reflexe du respect du genre dans la programmation et l’exécution des activités. L’Association des municipalités du Burkina (AMBF) s’est lancée dans l’intégration du genre dans l’élaboration des Plans communaux de développement (PCD). Un guide a été produit à cet effet. L’Assemblée nationale a aussi fait un clin d’œil au genre. Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale adopté en décembre 2018 prévoit un poste obligatoirement de vice-président réservé à la femme et 3 postes de secrétaires parlementaires également réservés aux femmes.

 

Elie KABORE

 

Pesanteurs socio-culturelles : les causes réelles

Malgré cet arsenal juridique et politique, la femme reste sous-représentée. Quelles peuvent être les causes ? Les pesanteurs sociales, culturelles qui découlent de la culture, des pratiques, des normes sociales et des dimensions de pouvoir entre l’homme et la femme seraient une des principales causes. Les femmes se rétractent comme étant le sexe faible et l’homme prend toujours le dessus. Cette compréhension bouleverse le fonctionnement d’une structure. De nombreuses recommandations ont porté sur le sujet mais le problème persiste. Le 8 mars 2018, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré les femmes du Burkina Faso pour recenser les difficultés auxquelles elles sont confrontées. En mi-février 2019, l’Assemblée nationale du Burkina a organisé un forum national au cours duquel la question de l’état des lieux et les stratégies pour une meilleure autonomisation des femmes au Burkina Faso ont été abordés. La mise en œuvre des recommandations issues de ces rencontres apporterait un plus à la femme burkinabè.

Source L’Economiste du Faso

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Métiers de la mine : Peu de places pour les femmes

  • Les  filles ne se bousculent pas
  • La pression sur les femmes mariées est forte
  • Des mesures pour les femmes enceintes et allaitantes

De nombreuses femmes sont intéressées aux métiers de la mine mais elles font face à des contraintes qui les découragent. Des témoignages édifiants sur le sujet ont été recueillis dans le cadre d’une étude réalisée par la section Publiez ce que vous payez Afrique de l’Ouest francophone en 2018 sur le genre dans le secteur minier.

Les sites miniers sont installés en milieu rural, loin de la ville et des maisons d’habitation. Les travailleurs y passent de nombreux jours avant de revenir dans leurs foyers. Les femmes sont souvent absentes du foyer pour rejoindre le lieu de travail qui peut souvent atteindre 10 à 14 jours. Une véritable contrainte pour les femmes en ménage. « Un époux a exigé que sa femme choisisse entre le travail et le foyer parce que cette dernière manquait certaines fêtes et des évènements sociaux ; baptêmes, funérailles, mariages. Pour son mari, en tant que femme, elle devait être au foyer pour l’organisation », témoigne une femme. Cette perception de « femme au foyer » a des répercussions sur l’équilibre familial et social à long terme. Elle peut également influencer l’orientation scolaire et universitaire de la jeune fille qui préférerait les autres métiers à celui de la mine. Ce qui pourrait expliquer le faible nombre de filles qui embrassent les études dans ce domaine où qui travaillent dans le milieu. « Sous la pression familiale, certaines filles nouvellement mariées sont obligées de démissionner de leur poste  dans les mines », rapporte une femme.

Déconstruire les comportements déjà installés n’est pas une chose aisée.

Les réticences de la société face à la présence des femmes dans le secteur minier industriel sont visibles. Le rapport 2016 de l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE) informe que sur 6.263 personnes employées dans les mines d’exploitations industrielles, 184 étaient des femmes, soit 2,93% de l’effectif total. On retrouve des femmes à tous les postes dans les mines industrielles, sauf au poste de premier responsable. Toutefois, les femmes sont plus nombreuses dans les postes administratifs ; secrétariat, finance, communication, restauration, hébergement, etc. plus que dans les métiers techniques.

L’effectif des femmes au ministère des Mines et des Carrières n’est pas non plus reluisant. En 2016, le ministère comptait 14,54% de femmes sur un effectif total de 165 agents. En 2017, le taux de femmes est passé à 16,23%.

Une bonne note toutefois. A la faveur d’un mouvement de cadres en décembre 2018, le ministre des Mines et des Carrières a confié des postes de hautes responsabilités à des femmes, dont le poste de Secrétaire général du ministère et de la Direction générale du cadastre minier.

Les quelques femmes qui excellent dans les sociétés minières rencontrent d’autres difficultés au moment de la grossesse et de l’allaitement. Certaines femmes perdent leur poste après les congés de maternité. Une société minière comme Iamgold Essakane permet à la femme enceinte de bénéficier du congé de maternité bien avant la date prévue. En période d’allaitement, les femmes ne peuvent pas emmener les enfants sur les sites. Sur ce plan, certaines sociétés minières ont pris des mesures afin de faciliter l’allaitement. Elles aménagent les horaires de travail pour favoriser les femmes dans cette situation et mettent à la disposition, une navette pour rejoindre les villes les plus proches où elles habitent avec leurs enfants. A ce niveau, le cas de Iamgold Essakane a été maintes fois cité au cours de l’étude. La mine accorde un congé de maternité supplémentaire à toute femme qui allaite. Pendant ce congé, la femme reste à domicile sans venir au travail tout en bénéficiant d’une demi-solde, avec l’assurance de retrouver son emploi à son retour.

Comment renverser la tendance ? Des propositions ont été faites dans l’étude. A propos de la disponibilité des données en temps réel, il a été demandé aux sociétés minières et au gouvernement de mettre en place un dispositif de collecte des données sur le genre en temps réel.

Les investisseurs miniers doivent tenir compte du genre dans les activités sur le site en prévoyant des commodités adaptées aux femmes. L’aménagement de crèches pour les femmes qui allaitent ou la construction de sites d’hébergement en dehors des sites d’exploitation pour les femmes qui allaitent sont de nature à encourager les femmes. Ils doivent mettre en place des politiques qui encouragent l’emploi des femmes afin de réduire les inégalités hommes et femmes. Les horaires de travail sur les mines peuvent également être revus afin de tenir compte des longues absences des épouses de leur foyer. Ce qui leur permettra de rejoindre plus régulièrement leur famille et surtout de réduire le temps de séparation avec leurs enfants.

Le gouvernement doit faire la publicité des expériences réussies afin de contribuer à sensibiliser les parties prenantes dans la prise en compte du genre. Encourager les jeunes filles à orienter leurs études dans les filières en lien avec la mine par l’octroi de bourses d’études et la facilitation des stages dans les sociétés minières serait une bonne initiative.

Elie KABORE 

 

Encourager la fourniture des biens et services aux sociétés minières par les femmes

L’autonomisation financière des femmes peut provenir de l’accès aux marchés des biens et des services aux sociétés minières. Il s’agira de voir comment les femmes peuvent traiter avec les sociétés minières. Pour ce faire, des mesures incitatives peuvent être prévues pour plus d’impact sur les femmes qui investissent mieux le fruit de leur travail dans la famille que les hommes. Il faut trouver le moyen de favoriser leur implication dans les activités du secteur minier. Il est donc nécessaire d’engager une négociation avec les sociétés minières pour que les femmes entrepreneurs ou organisées en associations bénéficient de commandes : exemple, les intrants dans la restauration, les activités de salubrité des sites miniers, etc.

Source L’Economiste du Faso

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Emploi des femmes dans les sociétés minières : « Tout part de la formation », selon Tidiane Barry de la Chambre des mines

L’Association des femmes dans le secteur minier du Burkina (AFEMIB), en partenariat avec l’ambassade du Canada au Burkina, a organisé un atelier de réflexion sur la place de la femme dans le secteur minier au pays des hommes intègres. Ce 28 mars 2019 à Ouagadougou, les travaux ont porté sur les pistes de solutions pour entraîner les femmes dans la chaîne de valeur des mines.

Renforcer la présence des femmes dans le secteur minier pour passer de 10% à 30%. Voilà l’un des objectifs de l’atelier de réflexion initié par l’Association des femmes dans le secteur minier du Burkina (AFEMIB). Le projet de l’AFEMIB s’appuie sur la politique féministe du Canada qui œuvre à mettre l’accent sur la femme dans le secteur minier. Au Burkina Faso, c’est un projet qui entend travailler pour une meilleure prise en compte des femmes dans le secteur. Il s’agit donc de parvenir à intégrer les femmes dans tous les métiers du secteur des mines et aussi dans la chaîne de valeur, en tant que fournisseurs de biens et services au profit des sociétés minières.

A cet effet, représentants de sociétés minières et organisations de la société civile partagent des idées pour résoudre les obstacles à l’inscription des femmes dans un secteur traditionnellement masculin. En plus de l’expertise féminine qui doit être au service de ce secteur, ils entendent faire bénéficier aux femmes les impacts socioéconomiques de l’exploitation minière.

Et Maimouna Guembré, vice-présidente de l’AFEMIB, d’espérer que les femmes détiendront désormais des permis d’exploitation sur les sites d’orpaillage ou d’exploitation minière industrielle à l’issue des conclusions de cette rencontre.

En effet, les 10% de femmes qui exercent dans le secteur minier sont presque toutes du personnel d’appui. Elles sont des secrétaires et des nettoyeuses, aux dires de Maimouna Guembré. Et pour inverser la tendance, « tout part de la formation », selon Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina. « Il faut que les femmes puissent être formées aux métiers des mines et à tous les métiers supports qui encadrent le secteur minier, parce que c’est en ce moment qu’on va se retrouver avec un réservoir suffisant de compétences qui vont intégrer ce secteur », a-t-il- suggéré.

Même si certaines compagnies minières sont engagées à augmenter leur personnel féminin, cela devra s’accompagner d’une politique volontariste pour arriver à améliorer les chiffres, a-t-il conclu.

 Mariam Ouédraogo
Source Lefaso.net

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Réhabilitation des sites miniers : Le FIE prend langue avec la Chambre des mines du Burkina

Le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) et la Chambre des Mines du Burkina (CMB) étaient en concertation le jeudi 07 mars 2019 à Ouagadougou. L’instant d’une séance de travail entre les délégations des deux structures a permis d’harmoniser les compréhensions sur la question des cotisations des sociétés minières en vue de la réhabilitation des sites après exploitation.

La situation des cotisations des entreprises minières dans les banques pour la réhabilitation des sites, la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisations, le mécanisme de transfert des montants cotisés vers la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les mécanismes d’accès au fonds étaient les points inscrits au menu des échanges qui ont eu pour cadre le siège de la CMB.

Pour le Directeur Général du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, qui a souhaité cette rencontre depuis plusieurs mois, il s’agit pour son institution de jouer effectivement sa partition en rendant fonctionnels deux fonds créés par la Loi n°036-2015/CNT portant Code minier au Burkina Faso. L’article 25 du Code dispose en effet qu’il est créé entre autres, un Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine et un Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés.

Conformément à la loi, des décrets d’application ont été adoptés pour opérationnaliser ces deux fonds appelés à être des guichets du FIE. Le premier est le Décret 2017-047 du 1er février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception des ressources du Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. Le second qui intéresse plus précisément les entreprises minières est le Décret 2017-068 du 15 février 2017 portant organisation, fonctionnement et modalités de perception du Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines. Aux termes de ce décret, les titulaires de permis d’exploitation industrielle, semi-mécanisée et les bénéficiaires d’autorisations d’exploitation industrielle de substances de carrières sont tenus de se référer au FIE pour l’ouverture d’un compte fiduciaire intitulé « Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine » à la BCEAO pour y verser leurs cotisations.

Malheureusement, les dispositions de ce décret semblent être méconnues par plusieurs sociétés minières qui continuent de cotiser selon les termes du Décret 2007-845 du 26 décembre 2007 portant gestion du Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement minier, pourtant abrogé par le Décret 2017-068 ci-dessus cité. L’ancien texte stipulait en effet que les entreprises minières en phase d’exploitation sont tenues d’ouvrir à la BCEAO ou dans toute autre banque installée au Burkina Faso, un compte fiduciaire intitulé « Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement ». C’est cette deuxième option qui a été privilégiée par beaucoup d’entreprises minières qui ont cotisé dans les banques commerciales de leurs choix.

Il appartient aujourd’hui au FIE de prendre les dispositions pour ramener ces cotisations à la BCEAO afin de respecter ainsi les textes en la matière. Le processus a déjà été engagé avec une demi-dizaine de sociétés pour qui des comptes ont effectivement été ouverts à la Banque centrale pour leurs besoins de cotisation.

Selon le Directeur Exécutif de la CMB, des efforts sont fournis par les entreprises minières pour répondre à leurs obligations. Des relevés de compte des versements effectués seraient adressés régulièrement par les sociétés au Ministère en charge de Mines. Des copies seront transmis au FIE pour les dispositions utiles et futures à prendre, a affirmé Toussaint Bamouni. Sur la stratégie de recouvrement des arriérés de cotisation, la CMB prend l’engagement de relancer les sociétés retardatrices. Dans le souci de mettre toutes les structures concernées au même niveau d’information, le FIE est invité à prendre des initiatives pour expliquer davantage le contenu du décret. Déjà, le Fonds peut compter sur le canal des rencontres organisées par la CMB avec ses membres.

Quant au mécanisme de transfert des montants cotisés vers la BCEAO, le FIE qui a entamé l’ouverture des comptes avec quelques sociétés est appelé à faire de même pour les autres entreprises minières afin de donner un coup d’accélérateur au processus.

Quid des mécanismes d’accès au fonds ? Les décrets en vigueur encadrent la gestion ultérieure des fonds et des arrêtés interministériels prévus viendront préciser davantage le rôle et les responsabilités des différents acteurs sur la question de la réhabilitation. Les départements en charge des mines et de l’environnement sont en phase sur la gestion des fonds récoltés, a souligné le Directeur Général du FIE.

Prenant la parole en guise de conclusion de la séance de travail, le Conseiller technique du Ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique qui accompagnait la délégation du FIE a remercié les membres de la CMB pour leur disponibilité et a insisté sur l’importance et l’urgence de prendre sérieusement en considération la question environnementale dans les exploitations minières. Pour Yacouba Savadogo, il s’agit d’une question de survie pour les populations et un enjeu de pérennité de l’activité minière pour les entreprises.

 

Amadou Oury SANOU

source: https://www.fie-burkina.org

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Une caravane pour promouvoir la cohésion entre les entreprises minières et les communautés riveraines

Le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM) organise du 10 au 25 2019 mars une caravane à travers les différents sites miniers dans le but de promouvoir le dialogue entre les sociétés  minières et les communautés riveraines des mines.

Le top de départ de la caravane d’information, de sensibilisation et de partage d’expériences en matière de contribution des mines au développement local a été donné le 10 mars 2019 par le Ministre en charge de l’enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga , Co Parain de l’activité avec le Ministre des mines et des carrières.

Organisée pour la seconde fois par le Réseau des Populations Riveraines des Communes Minières (REPOCOM), cette caravane vise globalement à promouvoir le dialogue entre les populations et les sociétés minières en vue  d’une exploitation minière apaisée.

Durant une quinzaine de jours, les caravaniers composés de ressortissants des zones minières du Burkina Faso, des représentants des entreprises minières, des organisations de la société civile, de journalistes vont sillonner 12  sites abritant des mines industrielles. Dans chaque localité ils échangeront avec les populations et les responsables des sociétés minières sur la contribution de la mine au développement communautaire ainsi que sur les meilleures approches de communication à adopter pour une cohésion entre les acteurs.

Dans son mot de lancement le Ministre de l’enseignement supérieur  a félicité les organisateurs d’avoir initié cette activité de « médiation sociale » dont le message principal est, de son point de vue, que les conflits peuvent être résolus par le dialogue, sans violence.

La première destination des caravaniers est l’ancienne mine de Poura comme pour rappeler qu’il faut tirer les leçons du passé pour construire l’avenir.

A la fin de la tournée, les conclusions ainsi que les recommandations des caravaniers seront présentées aux parties prenantes.

En rappel, pour cette activité le REPOCOM bénéficie de l’appui de la Chambre des Mines du Burkina et de ses membres.

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