Les deux conseils des ministres du 18 Décembre 2013 et celui du 22 Janvier 2014 ont été riches en actualité minière. C’est ainsi que l’on constate l’adoption de décret permettant d’accroitre la production de l’or de la société des mines de Belahourou.
La question de la sécurisation des sites miniers s’est invitée le 18 Décembre 2013 au conseil des ministres, avec le décret portant création de l’Office National de Sécurisation des Sites Miniers (ONASSIM)
En outre un autre décret octroie un permis d’exploitation de grande mine à la société RIVERSTONE KARMA SA
Nous vous proposons ci dessous les extraits des comptes rendus des conseils de ministres portant sur le domaine minier.
Conseil de Ministres du 22 Janvier 2014
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DE L’ENERGIE
Le Conseil a adopté un décret portant extension du périmètre géographique du permis d’exploitation industrielle de la mine d’or de la Société des mines de Bélahourou (SMB.SA) à Inata et modification du plan de son usine.
L’adoption de ce décret permet d’accroître la production de l’or de cette société minière et d’augmenter les retombées socioéconomiques des produits miniers pour le Burkina Faso.
Le Conseil de Ministres du 18 décembre
Adoption d’un décret portant création de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM).
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un interlocuteur unique chargé d’assurer la sécurisation des sites miniers à l’échelle du territoire national.
Adoption d’un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM).
Son adoption donne à l’ONASSIM la forme juridique d’un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA).
Adoption d’un décret portant octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société RIVERSTONE KARMA SA, à Namissiguima, Province du Yatenga, Région du Nord.
L’adoption de ce décret permet d’accroître la production aurifère du Burkina Faso et contribue à l’amélioration de la balance commerciale.


Du 15 au 17 janvier 2014, le Réseau africain des journalistes pour l’intégrité et la transparence (RAJIT) a organisé un atelier de formation sur « la gouvernance des industries extractives ». Objectif : contribuer efficacement à la transparence dans les industries extractives au Burkina. Une session de formation tenue grâce au soutien financier de l’ambassade de France au Burkina Faso.
La Chambre des Mines du Burkina (CMB) a tenu son Assemblée générale ordinaire le vendredi 13 décembre 2013 à son siège à Ouagadougou. Première du genre, deux grands points étaient inscrits à l’ordre du jour : la présentation du rapport moral et financier 2011 et 2012 et l’approbation des comptes de la CMB. Les participants à cette AG ont à l’unanimité, salué le travail abattu par l’équipe dirigeante.
La Chambre des Mines du Burkina(CMB) et la Radiodiffusion-télévision du Burkina RTB
L’Assemblée Nationale à travers le Réseau des parlementaires burkinabè pour la bonne gouvernance dans les exploitations minières (RPBB-EM) a initié avec l’appui technique et financier de la Chambre des Mines du Burkina des journées d’information sur le secteur minier. Placées sous la présidence du président de l’Assemblée nationale, Soungalo Apollinaire Ouattara. Durant 48 heures, les députés, et autres participants verront les compétences renforcées sur les notions des ressources minières. Le top départ a été donné le lundi 4 novembre 2013 à Ouagadougou. Le secteur minier constitue une composante importante et incontournable dans le développement économique et social du Burkina. Des données dénombrent plus de 988 titres miniers et autorisations valides octroyés. La part de l’exploitation de l’or, pour ne citer que ce minerai, est allée croissante passant de 0,36% en 2006 à environ 12% en 2012. Par ailleurs, l’or constitue 74% des exportations du pays et les recettes s’évaluent à plus de 200 milliards, faisant de lui la première source de devises depuis 2009. Il faut ajouter à ces chiffres, que plus de deux millions sept cent personnes vivent de l’exploitation artisanale ou industrielle de métal jaune. Cependant, le développement des mines industrielles, et le phénomène de l’exploitation artisanale de l’or entrainent des pratiques qui ne sont pas sans conséquences sur l’Homme et sur l’environnement. C’est dans le but de partager toutes ses informations sur le secteur minier, et de leur permettre d’appréhender tous les enjeux de ce secteur, qu’il est organisé, au profit des députés, et autres intervenants dans ce secteur, 48 heures de réflexion. A l’initiative de ces journées, il y a le Réseau des parlementaires burkinabè pour la bonne gouvernance dans les exploitations minières (RPBB-EM). Quelles sont les missions de ce réseau ? Rasmané Ouédraogo, le Coordonnateur du réseau nous révèle ceci : « Le but du réseau est de contribuer à une gestion durable et transparente des ressources minières ainsi qu’une répartition juste et équitable des retombées en vue de la préservation de la paix et de la cohésion sociale ». Il en dit plus sur l’opportunité de cette formation : « L’organisa tion des présentes journées vise à renforcer les capacités des parlementaires en matière d’activités minières à travers la mise à leur disposition d’informations nécessaires et actualisées et l’instauration d’échanges fructueux sur le secteur minier ». Pour faire passer le message, au moins 200 participants ont été conviés. En plus des parlementaires, on note parmi les bénéficiaires de la présente formation, des membres des organisations de la société civile du Burkina, du Mali, du Niger, des représentants des ambassades et missions diplomatiques, des ONG, sans oublier les professionnels et personnels minier. Il faut noter que la Chambre des Mines du Burkina, dont l’ambition est de participer à une meilleure connaissance du jeune secteur minier burkinabè a apporté un appui technique et financier à l’organisation de ce cadre d’échange entre acteurs du secteur et les élus du peuple. Pour le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale Naboho Kanidoua, représentant le président de l’Assemblée nationale, l’importance de cette formation se passe de commentaire.
« L’initiative du réseau qui est de renforcer les initiatives développées pour une gestion durable et transparente des ressources minières est louable à plus d’un titre. En plus de permettre aux élus de cerner les enjeux, nul doute que cela contribuera à la préservation de la paix et de la cohésion sociale quand on sait tous la lie de conflits entre autochtones et orpailleurs » a-t-il signifié. Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces journées. Le secteur minier burkinabè : historique, le cycle minier état des lieux, enjeux et défis ; la politique sectorielle des mines au Burkina Faso ; l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) et ses perspectives, sont des communications parmi tant d’autres. « Au regard des ambitions poursuivies par l’organisation de ces journées de réflexion, je ne doute pas qu’au sortir de nos travaux, nous serons plus nantis pour une meilleure appréciation des projets de lois qui nous seront soumis dorénavant », tels sont les souhaits de Rasmané Ouédraogo. Ousmane T & S D
A travers le communiqué ci-après, la Chambre des Mines du Burkina veut sensibiliser les populations, en particulier les chercheurs d’emplois, sur les risques d’escroqueries encourus avec des délinquants qui n’hésitent pas à abuser de leur bonne foi.
Il ne se passe pas une semaine au Burkina sans que la presse n’aborde un sujet relatif aux mines tant le secteur est devenu incontournable dans la vie socioéconomique du pays avec le boom minier de ces dernières années ; force est toutefois de constater que l’information minière reste encore peu développée au Faso pour un certain nombre de raisons : non maîtrise du domaine minier par les journalistes, négligence du volet information par les acteurs miniers ou leur méfiance vis-à-vis des médias, etc. Transparence dans le secteur minier au Burkina : Un pas vers une meilleure implication des médias Et c’est justement pour contribuer à briser le mur de méfiance entre acteurs miniers et médiatiques et amener la presse à jouer pleinement son rôle d’information des populations sur le secteur, considéré à tort et à raison comme opaque, que la Chambre des Mines du Burkina (CMB) a organisé, en partenariat avec des réseaux de journalistes, un atelier de renforcement de leurs capacités sur le secteur minier. L’atelier s’est déroulé du 1er au 3 août 2013 à Koudougou.
A en croire la directrice de communication de de la CMB, Ina Segda/Guenda, le présent atelier de renforcement des capacités des journalistes burkinabè sur le secteur minier a largement atteint ses objectifs en ce sens qu’il a permis , dit-elle, d’outiller les participants sur le secteur et de renforcer leurs capacités en matière de traitement de l’information. Renforcement du traitement de l’information minière En vue du renforcement du traitement de l’information sur les mines, une communication sur le thème « Traitement de l’information minière dans la presse burkinabè » a été donnée aux participants par le Dr Cyriaque Paré, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). Après avoir fait l’état des lieux du traitement de l’information minière dans la presse écrite burkinabè sur la période avril -mai-juin 2013, le communicateur a souligné la nécessité de renforcer l’information dans le domaine des mines. Cela d’autant plus que c’est une question qui intéresse, dit-il, le public, les populations qui veulent légitimement savoir ce qui se passe dans ce secteur que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de nébuleux.
Pour y parvenir, Dr Paré, a exhorté chaque partie à jouer pleinement sa partition. Les miniers doivent être plus disponibles vis-à-vis des médias et communiquer le plus souvent sur leurs activités. « C’est peine perdue aujourd’hui de vouloir cacher au public une information qui sera tôt ou tard divulguée ». Les journalistes, quant à eux, doivent prendre leurs responsabilités et développer plus d’initiatives allant dans le sens du traitement des questions minières. Ce n’est que de cette façon, assure l’ex-directeur de l’information et de la communication de la primature, que l’on pourrait parvenir à la transparence dans le secteur minier. Parlant de transparence, les participants de l’atelier ont aussi eu droit à une présentation sur l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui est une norme internationale de bonne gouvernance dans le secteur minier. Cette communication donnée par le chargé de communication de l’ITIE-BF, Kimségninga Savadogo, a abordé également le processus d’adhésion du Burkina depuis le début en 2008 jusqu’à l’obtention du statut de pays conforme en février 2013. Autres communications Diverses autres communications ont été données pendant l’atelier. Il s’agit entre autres des communications portant : – Présentation des actualités sur le secteur minier au Burkina Faso faite par Adama Barry, 3e vice-président de la CMB ; – Présentation de l’organisation du secteur minier ; – Présentation de la fiscalité minière au Burkina faite par Adrien Somda, fiscaliste au ministère de l’Economie et des Finances. Toutes ces communications ont apparemment renforcé les connaissances des journalistes sur le secteur minier. En tout cas, à entendre certains participants, la Chambre des mines du Burkina a fait œuvre utile en initiant le présent atelier qui a accouché d’une feuille de route pour les actions futures.